Dans la guerre pour « Al-Aqsa », le Hamas a déjà gagné le leadership palestinien
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Analyse

Dans la guerre pour « Al-Aqsa », le Hamas a déjà gagné le leadership palestinien

Peu importe comment se dérouleront, in fine, les combats à Gaza - le Fatah est dorénavant marginalisé et le groupe terroriste a progressé dans la conscience arabe israélienne

Haviv Rettig Gur

Haviv Rettig Gur est l'analyste du Times of Israël

Des drapeaux du Hamas sur la mosquée Al-Aqsa dans la Vieille Ville de Jérusalem, le 10 mai 2021. (Crédit : Ahmad Gharabli/AFP)
Des drapeaux du Hamas sur la mosquée Al-Aqsa dans la Vieille Ville de Jérusalem, le 10 mai 2021. (Crédit : Ahmad Gharabli/AFP)

La dernière guerre des roquettes du Hamas est en train de se dérouler sur deux fronts différents, avec, d’une part, une guerre ouverte et explicite contre Israël et d’autre part, une bataille qui ne dit pas son nom qui l’oppose à sa faction rivale, le Fatah, pour le leadership du mouvement national palestinien.

Il pourrait bien perdre la première – ou être, en tout cas, fortement meurtri quand les combats s’achèveront.

En revanche, il a d’ores et déjà gagné la seconde.

Ce n’est pas le Hamas qui a commencé l’épisode de violences qui a entraîné l’escalade de cette semaine : ce sont les manifestations palestiniennes contre les expropriations de Sheikh Jarrah et contre les restrictions policières exercées à la porte de Damas, à Jérusalem, ou encore les attaques contre les Juifs dans la Ville sainte pendant tout le ramadan, que les Israéliens avaient surnommé « l’intifada TikTok ».

Mais il a poussé au chaos à chaque occasion, faisant des déclarations en soutien à davantage de heurts et envoyant des organisateurs enflammer les mouvements de protestation, les faisant dégénérer en affrontements violents.

Les violences ont atteint leur paroxysme psychologique à l’occasion des graves heurts qui ont eu lieu lundi entre la police israélienne et des émeutiers palestiniens qui jetaient des pierres à l’intérieur de la mosquée Al-Aqsa. C’est là que le Hamas a commencé à récolter les fruits de ses efforts.

Un arbre en feu sur le mont du Temple, à Jérusalem, après des affrontements entre émeutiers palestiniens et forces de l’ordre israéliennes, le 10 mai 2021. (Crédit : Claire GOUNON / AFPTV / AFP)

Suite aux images montrant la police israélienne utiliser des gaz lacrymogènes dans la mosquée, le Hamas a émis un ultimatum : Si Israël ne se pliait pas à certaines instructions avant le jour même à 18 heures – la plus importante étant le retrait des forces de l’ordre du mont du Temple – le Hamas en ferait payer les conséquences à l’État juif.

Cela a été une demande publique, humiliante – faite pour être ignorée. Et Israël l’a ignorée, et le Hamas a donc lancé la première salve massive dans cette nouvelle guerre de roquettes.

Ce contexte est déterminant. Le Hamas voulait une bataille, et il voulait qu’elle concerne Al-Aqsa. Et le groupe terroriste a attendu les images de la police israélienne apparemment en train de prendre d’assaut le lieu saint pour passer à l’acte.

Parce qu’Al-Aqsa n’est pas seulement le simple arrière-plan de l’histoire. La mosquée y est au cœur.

Des fidèles musulmans prient pendant le jeûne de l’aïd al-Fitr qui marque la fin du mois sacré du Ramadan à la mosquée Al-Aqsa, dans la Vieille Ville de Jérusalem, le 13 mai 2021. (Crédit : Jamal Awad/Flash90)

Les Palestiniens sont un peuple défini par l’expérience du déplacement. Leurs historiens évoquent leur identité nationale s’unissant face aux pressions exercées par l’immigration juive et la création d’Israël. Dans le complexe sacré situé au sommet du mont du Temple, que les musulmans appellent le Noble sanctuaire, les Palestiniens trouvent une source de validation religieuse de leur histoire, un ancrage d’identité et de dignité qu’aucune faiblesse politique extérieure ou vulnérabilité ne peut diminuer.

Ce qui fait d’Al-Aqsa quelque chose de bien plus grand qu’un seul lieu de prière ou de rituel. La mosquée représente le narratif palestinien d’une promesse tangible de rédemption.

Cela fait très longtemps que le Hamas a compris que sa domination sur le monde politique palestinien passerait par Al-Aqsa. Rien d’autre ne fédère ou ne mobilise autant les Palestiniens que la mosquée.

Les roquettes qui se sont abattues depuis lundi « au nom de la défense d’Al-Aqsa » ont pu prendre pour cible les Israéliens mais, au moins le premier, voire le deuxième jour, la bataille contre Israël avait – au moins partiellement – un autre objectif. L’autre cible soigneusement tue était le Fatah.

Roquettes lancées depuis Rafah, au sud de Gaza vers Israël, le 12 mai 2021. (Crédit : SAID KHATIB / AFP)

A la fin du mois dernier, Mahmoud Abbas a annoncé l’annulation des prochaines élections palestiniennes, évoquant l’absence d’autorisation de la part du gouvernement israélien en faveur d’un déroulement du scrutin à Jérusalem-Est. Ces élections allaient être les premières en quinze années et cela faisait des mois que le Hamas s’y préparait – organisant même des votes internes de leadership au cours des dernières semaines.

Le Hamas avait – à juste titre – considéré le scrutin comme une opportunité de renforcer son influence au sein des institutions palestiniennes, et de reprendre le terrain perdu en Cisjordanie (ce qui est la raison pour laquelle, bien sûr, Abbas a pris la décision de les annuler).

Frustré, le Hamas a cherché un autre moyen d’atteindre son objectif.

L’opinion publique palestinienne s’est enflammée face aux images de la mosquée Al-Aqsa, tandis que le vieux Fatah, décrépi, restait presque silencieux et invisible. Et cela a été la chance offerte au Hamas d’asseoir cette influence qui lui a été refusée par Abbas.

Les secours palestiniens évacuent un blessé pendant des affrontements entre les forces de sécurité israéliennes et les manifestants palestiniens au sein du complexe du mont du Temple, le 10 mai 2021. (Crédit : Ahmad Gharabli/AFP)

Pendant deux longues journées, le Hamas a tiré des roquettes en direction d’Israël et a essuyé de douloureuses frappes de représailles en retour. Pendant deux longues journées, les responsables du Hamas ont pu affirmer qu’ils se sacrifiaient pour prendre la défense d’Al-Aqsa, pendant que le Fatah n’est que rarement intervenu dans la crise.

Cela n’a pas été avant mercredi, dans un discours prononcé devant les responsables de l’AP à Ramallah, qu’Abbas a semblé saisir l’ampleur de la débâcle du Fatah.

« Jérusalem est le cœur et l’âme de la Palestine », a-t-il déclaré. « Il ne pourra y avoir de paix, de sécurité ou de stabilité qu’avec la pleine libération de l’occupation et la restitution de Jérusalem au peuple palestinien, au peuple arabe et islamique ».

S’adressant à Israël, le leader palestinien, plus connu pour des décennies de coopération sécuritaire avec l’État juif, a soudainement adopté un ton qui n’est pas sans rappeler les invectives du Hamas. « Nous serons l’épine plantée dans vos flancs », a-t-il promis. « Nous ne quitterons jamais notre patrie, nous ne quitterons jamais notre pays. Mettez un terme dès aujourd’hui à votre conquête de notre pays, aujourd’hui et pas demain… Nous nous montrerons de plus en plus fermes et déterminés, jusqu’à ce que nous obtenions la victoire et la libération, et jusqu’à ce que nous obtenions la fin de l’occupation dans tous les territoires occupés, en particulier à Jérusalem ».

Une famille palestinienne regarde un discours du président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas concernant les prochaines élections dans leur domicile de la bande de Gaza, le 29 avril 2021. (Crédit : Abed Rahim Khatib/Flash90)

Ce sont des mots forts – mais des mots qui ont été prononcés après deux longues journées de domination du Hamas dans la presse et dans les informations télévisées, deux journées où les Palestiniens de Gaza ont subi les frappes israéliennes, où une faction a semblé se dresser face à Israël tandis que l’autre est restée repliée dans ses quartiers de Ramallah.

Un meilleur narratif

C’est le Fatah qui a créé sa propre faiblesse. Le mouvement est déchiré par la corruption, les querelles internes et son incompétence. Mais son principal handicap, dans le discours public palestinien, ce ne sont pas ses propres problèmes institutionnels – c’est son histoire.

Le Fatah s’est compromis, pour l’opinion publique palestinienne, en raison de ses longs antécédents de coopération avec Israël, de sa priorité accordée à la stabilité et à l’ordre – et à sa propre position privilégiée en Cisjordanie – au détriment des progrès vers de meilleurs jours, qui auraient été visibles pour les Palestiniens. Là où le Fatah semble offrir le compromis et la retraite, le Hamas, pour sa part, n’a jamais fait machine arrière (au moins dans sa rhétorique) face à sa promesse avouée d’offrir une victoire authentique aux Palestiniens, non-ternie par les compromis conclus avec l’État juif.

Le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas annonce le report des élections palestiniennes à une date indéterminée, le 29 avril 2021. (Crédit : WAFA/Tha’ir Ghanayem)

Dans le récit du conflit livré par le Hamas, les Israéliens sont des usurpateurs, des étrangers simulant leur attachement à ces terres, et condamnés à les quitter à cause de ce manque d’authenticité. Le Hamas évoque Israël en en faisant une version contemporaine de la France colonialiste en Algérie – un pays qui a finalement obtenu son indépendance grâce aux luttes et aux sacrifices terribles du Front de libération populaire algérien – ou de l’Afrique du Sud en référence à l’apartheid.

Les Juifs peuvent bien devenir de plus en plus nombreux, dit le Hamas ; ils peuvent montrer une supériorité militaire, économique et technologique absolue mais en fin de compte, peu importe le prix payé par le sang des Palestiniens, par l’argent – au moins un quart de million d’Algériens sont morts lors de la guerre d’Indépendance contre la France – les usurpateurs finiront, quoi qu’il arrive, à battre en retraite, humiliés et vaincus.

En plus de cet anti-colonialisme, le Hamas est aussi un mouvement de piété religieuse. Il partage la méfiance des Islamistes face aux idéologies occidentales, affirmant que seule une politique ancrée dans la religion pourra réparer et reconstruire ce qui a été détruit dans le monde arabe. Si un Dieu bienveillant encadre une Histoire juste, affirme le Hamas, alors accueillir Israël équivaut à nier la puissance de Dieu et l’arc moral de l’Histoire.

Les drapeaux du Hamas brandis sur le Dôme du rocher après la prière du dernier vendredi du Ramadan, le 7 mai 2021. (Crédit : Jamal Awad/Flash90)

C’est une combinaison puissante d’idées et d’engagements – qui est d’autant plus apparente lorsqu’on la compare au régime vide et irresponsable d’Abbas. Et le Hamas offre aux Palestiniens une latitude d’action, une possible maîtrise de leur destinée, leur promettant qu’ils pourront gagner leur délivrance par leurs propres efforts et par leurs sacrifices.

La victoire sur le Fatah est donc d’une importance particulière aujourd’hui. Elle s’imprime dans les couches les plus profondes de l’identité palestinienne.

La guerre pour un Israël arabe

L’onde de choc de la nouvelle conquête de l’arène politique palestinienne par le Hamas s’est faite ressentir de manière particulièrement extrême en Israël – bien plus extrême que ne le réalisent la majorité des Israéliens. En garantissant sa victoire face au Fatah, le Hamas a aussi ouvert un autre front dans la guerre pour le narratif palestinien : Pour la première fois, il a tenté d’exporter son message de violence persistante auprès des citoyens palestiniens de l’État juif.

La soudaine hausse des affrontements entre Arabes et Juifs, dans les villes israéliennes, qui a suivi les violences à Al-Aqsa ont pris tout le monde par surprise – pas seulement les leaders juifs et les responsables israéliens des forces de l’ordre, mais aussi la communauté arabe elle-même.

Des habitants de Lod récupèrent des rouleaux de la Torah indemnes dans les ruines d’une synagogue incendiée par des émeutiers arabes, le 12 mai 2021. (Capture d’écran : Twitter)

Alors que le déluge de roquettes tirées depuis Gaza s’abattait sur Lod, sur Ramle et sur Beer Sheva, des groupes de jeunes Arabes, brandissant souvent le drapeau palestinien et les emblèmes du Hamas, ont commencé à agresser de manière systématique les passants juifs, les véhicules, s’en prenant aussi même aux habitations. Des synagogues et des magasins ont été incendiés, des voitures également, des embuscades ont été lancées contre des Juifs qui se trouvaient au volant de leurs véhicules sur les autoroutes du sud du pays. Un bus transportant des soldats israéliens, dans le nord, a fait l’objet d’importants jets de pierres, forçant les soldats à en descendre et à se livrer à des tirs d’avertissement. Des bandes de vandales ont coupé les fils électriques reliés aux résidences d’appartement dans les quartiers à majorité juive, laissant des familles entières dans le noir.

Certains émeutiers ont alors posté leurs exploits sur les réseaux sociaux avec des messages au sujet d’Al-Aqsa et du Hamas.

Il faut le dire : Tous les rassemblements n’ont pas été violents – et en réalité, peut-être même pas la moitié. Un décompte précis des différents mouvements de protestation qui ont eu lieu n’est pas encore possible, mais un grand nombre étaient des manifestations pacifiques réclamant la fin des combats entre Jérusalem et Gaza.

Il y a un autre point essentiel dans ce contexte : Il y a eu des contre-manifestations juives et des gangs racistes juifs qui ont riposté aux violences de lundi en descendant dans les rues, dès mardi, et en attaquant des innocents avec autant de brutalité que leurs pairs arabes.

Mais nous nous concentrons ici sur les violences arabes dans la mesure où nous discutons de l’influence du Hamas. Et un soutien total et explicite au Hamas s’est exprimé partout où les gangs arabes organisés ont déambulé dans les rues.

Le chef du Hamas Ismail Haniyeh à une réunion avec des journalistes étrangers à l’hôtel al-Mat’haf à Gaza, le 20 juin 2019. (Crédit: AP Photo / Adel Hana)

Le Hamas n’a pas dissimulé ses efforts.

Dans un discours prononcé mardi, le chef politique du groupe terroriste, Ismail Haniyeh, a déclaré que les Palestiniens en Israël œuvraient de concert avec ceux de Cisjordanie et de Gaza pour défendre Al-Aqsa. « Gaza et Jérusalem ainsi que les zones de 1948 [c’est-à-dire les Arabes israéliens] avancent ensemble », a-t-il déclaré.

Un dessin publié par le Hamas, sur les réseaux sociaux, a montré une défense en trois volets d’Al-Aqsa par les Palestiniens. Les trois bandes du drapeau palestinien sont accrochées à trois panneaux disant « Gaza » (sur la gauche), « la Cisjordanie » (sur la droite), et les « territoires occupés en 1948 » sur le devant.

Comme le note Michael Milshtein, l’ancien directeur des Affaires palestiniennes au sein de l’administration des renseignements militaires en évoquant le dessin, le « Hamas encourage l’embrasement de la communauté arabe israélienne, ce qui marque une sorte de changement dans la stratégie du mouvement. Pendant des années, le Hamas s’est tenu à l’approche de son fondateur, le Sheikh [Ahmad] Yassin, qui avait donné pour instruction de tenir compte de la situation unique des Arabes en Israël et de faire attention à ne pas les mêler aux frictions du Hamas avec l’État. »

Ce n’est plus le cas dorénavant.

« Cette fois-ci », écrit Milshtein, « le Hamas considère les Arabes israéliens comme un axe central dans sa campagne plus large contre Israël et les pousse à affronter les autorités ».

Cette nouvelle appropriation de la cause palestinienne par le Hamas n’est pas la seule raison expliquant les violences qui se répandent actuellement dans les villes judéo-arabes, mais elle reste majeure. Un grand nombre des émeutiers désirent ardemment pouvoir revendiquer d’avoir participé à ce que Haniyeh a qualifié mercredi d’instauration d’un « nouvel équilibre du pouvoir » entre le nationalisme dirigé par le Hamas et un Israël confus et injuste.

« Otages du Hamas »

Le discours au sein de la communauté arabe israélienne sur les réseaux sociaux – parfois écrit en hébreu – abonde d’appels à rejeter ces nouvelles pressions du Hamas.

Des policiers affrontent des émeutiers arabes israéliens lors d’un épisode de tensions à Jérusalem, à Ramle, dans le centre d’Israël, le 10 mai 2021. (Crédit : Yossi Aloni/Flash90).

« A mes frères, vous, les arabes de cette Terre, nous savons tous d’où nous venons et nous savons tous qui nous sommes. Mais il y a une distance énorme entre ça et accepter de devenir des otages du Hamas », supplie un homme. « Pour ma part, je m’y refuse. Nos revendications sont justes. Nos droits sont inaliénables. Mais nous sommes également des citoyens de cet État. Ce que fait le Hamas est un crime de guerre ; ce qui est en train d’arriver à Lod, à Akko et ailleurs est un crime contre cet État. Assez ! »

« Nous sommes des Arabes israéliens et nous ne devons pas devenir des pantins du Hamas ou nous laisser entraîner dans le chaos dans lequel des extrémistes tentent de nous entraîner », explique pour sa part Yoseph Haddad, militant dans un groupe qui se consacre à la coexistence entre Arabes et Israéliens et vétéran de Tsahal.

Le sentiment que le narratif du Hamas a progressé ces derniers jours dans les consciences arabes israéliennes est palpable au sein de la communauté. Comme à Jérusalem et en Cisjordanie, ici aussi, Al-Aqsa est déterminante. Il est difficile de rassembler autour de la coexistence et de l’intégration, disent de nombreuses personnes, alors que les affrontements à Al-Aqsa ont aiguisé les émotions.

Comme l’a dit un commentateur arabe israélien : « La nation palestinienne est la nation la plus divisée de la Terre, avec des mouvements politiques rivaux, des courants religieux et laïcs qui ne se supportent pas, des territoires et des pays différents, des urbains, des ruraux, des bédouins, des paysans, des dialectes et des accents divers et une structure sociale tribale et fondée sur le clan. Arrive maintenant Israël qui frappe la seule chose formant un trait d’union entre tous ces courants : La mosquée Al-Aqsa ».

Le conflit israélo-palestinien entre dans une nouvelle ère. Le Fatah, encore officiellement en charge d’une AP décrépie à Ramallah, a perdu toute l’influence dont elle jouissait, dans le passé, sur l’ordre du jour palestinien. C’est le Hamas qui, malgré les malheurs des Gazaouis et indépendamment des coups qui lui seront portés dans les prochains jours ou dans les prochaines semaines, est dorénavant assuré de mener la danse (macabre). Et pour la toute première fois en une génération, les Arabes israéliens sont sur la ligne de front.

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