Dans l’UE, 912 start-ups israéliennes emploient 24 223 travailleurs locaux
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Dans l’UE, 912 start-ups israéliennes emploient 24 223 travailleurs locaux

Plus d'un tiers d'entre eux travaillent dans le high-tech, selon un rapport publié à l'occasion du 25e anniversaire des relations commerciales UE-Israël

Image illustrative des drapeaux de l'Union européenne et d'Israël. (Maksym Kapliuk ; iStock par Getty Images)
Image illustrative des drapeaux de l'Union européenne et d'Israël. (Maksym Kapliuk ; iStock par Getty Images)

On dénombre actuellement 912 startups israéliennes actives dans les 27 pays de l’Union européenne et au Royaume-Uni, qui emploient 24 223 résidents européens, selon une carte inédite des entreprises technologiques israéliennes actives en Europe.

Le rapport a été compilé par EIT Hub Israël, une organisation créée en 2019 pour mettre en relation les écosystèmes technologiques israélien et européen, Israël Europe R&D (ISERD), une direction interministérielle chargée de promouvoir la participation israélienne aux activités de recherche et développement européennes, et CQ Global, un cabinet de recrutement. Il a examiné les activités des entreprises dans différents pays, en plus d’évaluer leur contribution à l’emploi et de sonder les attentes de leurs dirigeants.

Le rapport a été présenté mercredi à Tel Aviv lors d’un événement en l’honneur du 25e anniversaire de l’établissement de relations commerciales entre l’UE et Israël, en présence des ambassadeurs des pays européens.

Un examen de l’activité des entreprises israéliennes en Europe montre que plus d’un tiers d’entre elles proviennent du secteur des technologies de l’information et des logiciels, et les autres de l’internet, des télécommunications, du biomédical et des technologies propres.

Carte des startups israéliennes en Europe (Crédit : EIT Hub & CQ Global)

En Allemagne, par exemple, 240 start-ups israéliennes fournissent de l’emploi à 3 135 Allemands ; en France, on compte 183 entreprises employant 1 985 personnes. Ces deux pays et le Royaume-Uni emploient 55 % de l’ensemble des travailleurs des start-ups israéliennes en Europe, selon les données. Quarante-neuf pour cent de toutes les start-ups opérant dans l’UE mènent des activités de vente et de marketing localement et
15 % ont des opérations de recherche et de développement, selon les données.

Les auteurs de l’étude ont également mené des entretiens approfondis avec des start-ups opérant en Europe, qui ont montré que 37 % d’entre elles prévoient une croissance pour l’année à venir. Seize pour cent des startups ont bénéficié d’une aide de l’UE pour mettre en place et développer leurs activités. Les principales raisons qui les ont poussées à s’installer en Europe sont l’attrait du marché pour leurs produits, la proximité des clients, la législation, les programmes de soutien et les partenaires de l’UE.

Selon Yotam Tzuker, responsable du développement commercial chez CQ Global, la proximité géographique entre l’Europe et Israël, associée à une longue histoire de liens politiques, sociaux et économiques, crée un grand potentiel pour l’entrepreneuriat et la technologie.

Les startups israéliennes sont connues pour leurs activités aux États-Unis, mais on observe également une croissance significative dans les pays européens, a-t-il déclaré. Malgré cela, la collaboration économique entre Israël et l’Union européenne est loin d’avoir atteint son potentiel, notamment en ce qui concerne le secteur technologique, comme l’a montré un rapport de l’UE en janvier.

Yoni Levenfeld (à droite), Adi Barel et Yotam Tzuker, rédacteurs du rapport EIT Hub, CQ Global et ISERD sur les startups israéliennes en Europe lors de la présentation du rapport à Tel Aviv, le 21 avril 2021 (Crédit : Idan Canfi)

Les données du nouveau rapport ont été recueillies sur une période de plusieurs mois par une équipe d’analystes à partir de sources de données en ligne fournies par l’organisation à but non lucratif Start-Up Nation Central et le centre de recherche IVC, qui suivent l’écosystème technologique israélien.

Adi Barel, le directeur général de EIT Hub Israël, a déclaré que le rapport est une étape stratégique dans la cartographie du potentiel des relations entre Israël et l’Europe dans les domaines de l’économie et de l’innovation et qu’il prépare le terrain pour de futurs développements et collaborations.

L’objectif du rapport est d’approfondir les liens entre Israël et l’Europe et d’accroître le champ des opportunités commerciales dans les domaines de l’innovation, a-t-elle ajouté.

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