De jeunes startup israéliennes en danger avec le retrait d’investisseurs en mars
Rechercher

De jeunes startup israéliennes en danger avec le retrait d’investisseurs en mars

Les entreprises ayant besoin d'un capitale d'amorçage ont subi un "coup très dur", une baisse de 28% du nombre d'accord et de 70 % du volume de capital par rapport à 2019

Image d'illustration (via iStock)
Image d'illustration (via iStock)

Le coronavirus va entraîner un déclin des nouvelles startups en Israël. De fait, les petites entreprises, les premières à souffrir des retombées de la pandémie, font face à une terrible crise des financements, ont déclaré IVC Research Center et des avocats ZAG S&W dans un rapport publié dimanche.

Seulement quatre accords de levée de fonds ont été signés depuis février, selon les données du rapport.

Les entreprises ayant besoin d’un capitale d’amorçage ont subi un « coup très dur » à cause de la crise du COVID-19. Elles ont levé 16 millions de dollars dans 21 accords au premier trimestre, soit une baisse de 28 % du nombre d’accord et de 70 % du volume de capital par rapport aux moyennes trimestrielles de 2019, soulignait le rapport.

Les plus grandes entreprises – en croissance – ont réussi à continuer à montrer leur capacité à lever de l’argent. Cela s’explique principalement grâce à neuf entreprises qui ont levé plus de 50 millions de dollars chacune sur le trimestre, pour un total de 1,37 milliard de dollars. De ces entreprises, Via Transportation, une start-up de co-voiturage, a réalisé la plus grande levée de fonds, avec un accord à 400 millions de dollars.

Les deux premiers mois du trimestre étaient très forts, avec une activité régulière et des chiffres similaires aux bons mois précédents. En outre, grâce à d’importantes levées de fonds lors du premier trimestre 2020, les entreprises israéliennes du secteur de la haute-technologie ont levé 2,74 milliards de dollars en 139 accords, en hausse de 76 % en volume de capital par rapport au premier semestre de l’année précédente.

En mars pourtant, l’activité s’est presque totalement arrêtée.

« Au bout des deux premières semaines du mois de mars, le marché s’est arrêté presque d’un coup. La plupart des investisseurs à différentes phases des négociations se sont tout simplement rétractés, a déclaré Shmulik Zysman, partenaire fondateur de ZAG-S&W. Quand il pleut, tout le monde se fait mouiller, même les meilleurs. Il est clair maintenant que l’industrie de la haute technologie, avec d’autres ne pourra pas éviter les effets » du coronavirus.

L’impact de l’épidémie a entraîné une « baisse substantielle » dans la concrétisation d’accord sur l’ensemble de mars. Sur ce mois, il y a seulement eu 17 accords de capital à risque qui ont été signés, en baisse de 50 % par rapport aux chiffres observés pendant les autres mois de cette année, selon les données.

« La capacité de résistance de secteur de la haute-technologie israélienne sera mise à l’épreuve en 2020 », a déclaré Guy Holtzman, le PDG d’IVC Research Center dans un communiqué.

Au premier trimestre de 2020, les levées de capital d’amorçage ont enregistré une forte baisse avec 24 accords, à comparer aux moyennes trimestrielles situées à 32 accords de levée de capital d’amorçage chaque année depuis 2013. Avec l’arrivée de la crise au premier semestre, la levée de capital d’amorçage a presque été mise à l’arrêt : il y a seulement eu deux accords en février et mars, précisait le rapport.

« Il est déjà très clair que le montant total des transactions du deuxième trimestre de 2020 sera significativement inférieur à ce dont nous avions l’habitude ces dernières années », a déclaré Zysman, et « la reprise ne sera pas facile ».

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...