De retour dans les cimetières militaires, les Israéliens rendent hommage
Le pays s'est figé pendant deux minutes de silence en hommage aux 29 928 soldats tombés au combat et aux victimes du terrorismes, parmi lesquels 43 sont décédés cette année
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Israël s’est figé mercredi matin, pendant deux longues minutes de silence à 11 heures, en hommage aux 29 928 soldats tombés au combat et aux victimes du terrorisme, parmi lesquels 43 sont décédés cette année.
Durant la sirène, le trafic s’est brusquement arrêté et les Israéliens sont sortis de leurs véhicules pour se tenir sur la route, immobiles, tête baissée, dans un silence assourdissant.
A 11 heures 02, la cérémonie officielle de commémoration a commencé au cimetière militaire du mont Herzl, à Jérusalem, par le rabbin de l’armée, le général de brigade Eyal Karim.
La journée de Yom HaZikaron est traditionnellement marquée chaque année par des cérémonies d’allumage de bougies, la diffusion de musique mélancolique à la radio, des articles de journaux et des émissions de télévision sur les personnes décédées. Cette année, les Israéliens visitent à nouveau les 52 cimetières militaires du pays et les centaines de sections militaires plus petites dans les cimetières civils du pays, après qu’ils ont été fermés pendant les commémorations de l’année dernière en raison des restrictions liées au coronavirus.
La cérémonie officielle de mercredi matin se déroule en présence des familles de soldats tombés au combat de divers unités et divisions et des chefs d’Etat, notamment le président Reuven Rivlin, le Premier ministre Benjamin Netanyahu, les grands rabbins Yitzhak Yosef et David Lau, le chef d’état-major Aviv Kohavi, la présidente de la cour suprême Esther Hayut, le chef du Shin Bet Nadav Argaman et le chef du Mossad Yossi Cohen.
Le Premier ministre a pris la parole durant la cérémonie.
« Nous nous tenons ensemble, unis et dans la souffrance, aux côtés de tous les citoyens d’Israël », a déclaré Netanyahou. « Nous avons élevé d’excellents fils et filles qui, depuis 73 ans, risquent leur vie pour protéger l’indépendance d’Israël. Soixante-treize ans de deuil, 73 ans de renaissance. »
« Chacun d’entre nous se souvient du moment où il a appris que l’un de ses proches est tombé au combat », a ajouté le Premier ministre, qui a perdu son frère aîné Yoni dans l’opération Entebbe en 1976. « Lorsque mon frère est mort, je ne savais pas si et comment je me remettrais sur pied. Je me sentais comme quelqu’un qui avait perdu un organe – une main, une jambe, un cœur. »
Semblant faire allusion aux récentes tensions avec l’Iran et à la série d’attaques contre les installations nucléaires et les navires de Téhéran qui ont été imputées à Israël, Netanyahu a ajouté : « Nous ne devrions jamais rester complaisants face aux menaces de guerre et d’anéantissement de ceux qui cherchent notre perte. »
Une autre cérémonie, honorant les 4 176 personnes tuées lors d’actes terroristes commencera à 13 heures au mont Herzl.
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