Découvertes d’une équipe de recherche contre les risques liés à l’obésité
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Découvertes d’une équipe de recherche contre les risques liés à l’obésité

En utilisant la technologie d'IRM, l'équipe de recherche menée par Israël a montré que la diminution du gras du foie était la clef pour réduire les risques liés à l'obésité

Image de nourriture. (Lisovskaya; iStock par Getty Images)
Image de nourriture. (Lisovskaya; iStock par Getty Images)

Une nouvelle étude menée par une équipe de chercheurs israéliens suggèrent que la réduction du gras du foie, plus que la perte de poids en elle-même, est l’élément clef pour diminuer les risques à long terme liés à l’obésité.

L’étude, publiée dans le Journal of Hepatology, a utilisé de l’imagerie par résonance magnétique (IRM) pour pister les différents types de gras dans le corps, tout en examinant comment les différents types de régimes affectent les dépôts de gras au fil du temps, selon un communiqué de presse de l’université Ben-Gurion du Negev diffusé cette semaine.

En comparant un régime méditerranéen pauvre en glucides avec un régime riche en glucides, l’étude a montré que le premier avait un effet plus prononcé pour se débarrasser du gras du foie, du pancréas et autour du cœur, même si la perte de poids globale était similaire. Les chercheurs ont expliqué qu’une activité physique modérée aide à se débarrasser du gras viscéral, qui est stocké dans l’estomac.

L’équipe de chercheurs a noté une baisse de 30 % des niveaux de gras dans le foie de ceux qui suivent un régime méditerranéen. Ils ont affirmé que c’était un élément clef pour limiter les risques liés à l’obésité, comme le diabète ou les maladies cardiovasculaires. L’étude a enregistré une baisse de 11 % de la graisse autour du cœur et une réduction de 25 % de la graisse viscérale, mais aussi une perte modérée de poids.

Les chercheurs ont affirmé que l’étude a indiqué que, contrairement à ce que l’on croyait par le passé, diminuer la graisse du foie était un meilleur indicateur de santé à long terme que de se débarrasser de la graisse viscérale.

L’étude a concerné 300 personnes en surpoids qui ont été soumises à deux types de régime. L’évaluation de leur état de santé a ensuite été suivi sur une période de 18 mois. Des IRM complets du corps ont été réalisés afin de déterminer leurs niveaux de graisse corporel avant, pendant et après l’étude.

Une salle d’IRM au centre médical Shaare Zedek, à Jérusalem. (Flash90)

Le professeur Iris Shai de l’université Ben-Gurion, qui dirigeait l’équipe de scientifiques comprenant des chercheurs de Harvard et de l’université allemande de Leipzig, a indiqué que les conclusions de l’étude pouvaient aider à mettre en place des protocoles médicaux en les adaptant afin de mieux réduire différents types de graisses.

« Une nutrition saine, tout en maintenant une perte de poids modérée et constante, a un impact bien plus important sur les niveaux de gras liés au diabètes, aux maladies cardiovasculaires que nous ne le pensions auparavant », a-t-elle indiqué dans un communiqué de l’université.

Un chercheur du centre universitaire médical Soroka, qui a participé à l’étude avec le Centre de recherche nucléaire du Negev, a indiqué que les conclusions avaient renforcé l’idée que la technologie d’IRM était efficace pour mesurer les niveaux de graisse dans le foie.

« Dans le même temps, on développe de technologies similaires qui pourraient un jour être des alternatives aux biopsies du foie d’un patient et qui permettront de répéter les mesures afin d’évaluer le niveau spécifique de l’obésité du patient, mais aussi sa réponse au traitement », a déclaré Ilan Shelef, professeur à l’université Ben-Gurion.

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