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Départ de Tom Nides, Stephanie Hallett prend la tête de l’ambassade US par interim

« C'est la meilleure », dit d'elle son prédécesseur, qui laisse son adjointe gérer l'ambassade à un moment de fortes tensions entre les gouvernements Netanyahu et Biden

Jacob Magid est le correspondant du Times of Israël aux États-Unis, basé à New York.

L'ambassadeur des États-Unis en Israël, Tom Nides, à gauche, et la numéro 2 de l'ambassade, Stephanie Hallett, sur une photo publiée le 21 juillet 2023. (Crédit : Ambassade des États-Unis en Israël)
L'ambassadeur des États-Unis en Israël, Tom Nides, à gauche, et la numéro 2 de l'ambassade, Stephanie Hallett, sur une photo publiée le 21 juillet 2023. (Crédit : Ambassade des États-Unis en Israël)

Vendredi, la diplomate Stephanie Hallett a commencé à assurer l’intérim de l’ambassade des États-Unis en Israël suite à la démission de Tom Nides de son poste d’ambassadeur, après 20 mois en poste.

Hallett prend la tête de la mission américaine à un moment de tensions accrues entre Washington et Jérusalem, alors que le gouvernement radical du Premier ministre Benjamin Netanyahu s’apprête à adopter la première loi de son projet de réforme judiciaire, la semaine prochaine, sans toutefois le soutien populaire qu’il s’était engagé à rechercher vis-à-vis de l’administration Biden.

Ces six derniers mois, qui sont aussi les premiers du nouveau gouvernement, Israël a annoncé plus de nouvelles implantations qu’en une année entière et établi plusieurs nouveaux avant-postes en Cisjordanie, au grand dam des États-Unis, qui souhaitent toujours parvenir à une solution à deux États.

Dans son premier tweet en qualité de cheffe de l’ambassade vendredi, elle a remercié Nides pour son « travail en faveur de la solidité des relations entre les États-Unis et Israël ».

« Je suis impatiente d’oeuvrer au renforcement de la relation inébranlable entre les États-Unis et Israël, en tant que chargée d’affaires de l’ambassade des États-Unis en Israël », a-t-elle déclaré.

Nides a déclaré au Times of Israel que Hallett était « la meilleure. Une diplomate expérimentée et brillante. Je laisse l’ambassade entre de bonnes mains. »

Hallett restera probablement à ce poste jusqu’à la fin de l’année, car le président américain Joe Biden n’a pas encore nommé de successeur à Tom Nides.

Hallett est en effet une diplomate chevronnée, qui occupe le poste de numéro deux de l’ambassade depuis août 2022, après avoir été directrice par intérim du Département Moyen-Orient et Afrique du Nord et directrice des affaires du Golfe au Conseil de sécurité nationale de la Maison-Blanche pendant les 18 premiers mois de l’administration Biden.

Auparavant, elle avait déjà occupé le poste de numéro deux à l’ambassade des États-Unis de Chypre et Oman, été en poste à Bahreïn et au Caire, au consulat américain de Monterrey, au Mexique et Djeddah, en Arabie saoudite, ainsi qu’au Bureau des affaires iraniennes du Département d’État.

Elle est diplômée de l’Université George Washington et de Cambridge.

Le Secrétaire d’État américain Antony Blinken a semblé laisser entendre la semaine dernière que l’administration Biden souhaitait nommer un nouvel ambassadeur avant les élections de 2024, alors que le choix est, de toute évidence, difficile et loin d’être arrêté.

A l’occasion d’une conférence de presse, il a dit regretter que les Républicains du Sénat aient empêché la confirmation des candidats de Biden et déclaré que « d’ici la fin de l’été, l’Égypte, Israël, la Jordanie et le Liban seront tous dépourvus d’ambassadeurs américains de plein exercice ».

Si l’administration Biden n’envisageait pas de pourvoir le poste en Israël, le fait de l’évoquer ainsi n’aurait pas beaucoup de sens.

La question a d’ailleurs été posée à Blinken – à savoir si Biden souhaitait réellement nommer quelqu’un en Israël -, ce à quoi le Secrétaire d’Etat a répondu qu’il ne pouvait encore rien dire.

L’ex-membre du Congrès américain et actuel chef du Centre S. Daniel Abraham pour la paix au Moyen-Orient, Robert Wexler, figure sur la liste des candidats de la Maison Blanche, laissait entendre au Times of Israel une source proche de la question, le mois dernier.

La semaine passée, 14 sénateurs Républicains ont menacé de bloquer la nomination des candidats de Biden en raison de la décision – qu’ils jugent « antisémite » – de cesser de financer la recherche scientifique dans les institutions israéliennes au-delà de la Ligne verte, pratique ancienne annulée par la précédente administration.

Si les Républicains mettaient leur menace à exécution, ce serait une très mauvaise nouvelle pour Biden car les Démocrates ont une faible majorité au Sénat et les Républicains pourraient fort bien retarder les audiences de confirmation et les votes pendant des mois.

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