Des arabes israéliens et palestiniens accusés d’avoir volé l’ordinateur d’un général de l’armée
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Des arabes israéliens et palestiniens accusés d’avoir volé l’ordinateur d’un général de l’armée

Hagai Topolanski a été contraint de démissionner après le vol de son ordinateur toujours introuvable

Judah Ari Gross est le correspondant militaire du Times of Israël.

Le major-général Hagai Topolanski, directeur des ressources humaines de l'armée, prononce un discours lors d'une conférence de l’Institut de la Démocratie pour la commémoration des 30 ans de la disparition de Ron Arad,, le 29 Novembre 2016. (Crédit : Institut de la Démocratie israélienne)
Le major-général Hagai Topolanski, directeur des ressources humaines de l'armée, prononce un discours lors d'une conférence de l’Institut de la Démocratie pour la commémoration des 30 ans de la disparition de Ron Arad,, le 29 Novembre 2016. (Crédit : Institut de la Démocratie israélienne)

Un groupe de six arabes israéliens et palestiniens sont accusés d’avoir volé l’ordinateur d’un général de l’armée israélienne l’an dernier, a annoncé la police lundi. L’ordinateur contenait des informations sensibles.

Ils sont originaires de Cisjordanie, de Jérusalem Est et de villages bédouins du sud d’Israël. Ils sont les auteurs de 5 vols dans les communautés d’Arugot et de Kfar Ahim, en périphérie de Kiryat Malakhi dans le centre du pays, selon la police.

Après le vol de son ordinateur militaire à son domicile en décembre, le major-général Hagai Topolanski a décidé de démissionner. Selon un porte-parole de la police, l’ordinateur n’a toujours pas été retrouvé.

Les six suspects principaux dans cette affaire ont été arrêtés au début du mois de février. Quatre d’entre eux ont été mis en examen et les deux autres seront inculpés lundi, selon la police.

« Nous faisons notre maximum pour mettre derrière les barreaux ceux qui mettent en danger la sécurité personnelle et la qualité de vie des résidents », a affirmé la police dans un communiqué.

La police qualifie cette opération de « sophistiquée ».

Selon les enquêteurs, les 6 voleurs présumés constituaient deux « cellules » distinctes qui se sont mutuellement porté assistance, notamment en aidant les Palestiniens à entrer illégalement en Israël et à y séjourner.

En plus d’être entré par effraction, le groupe a volé des voitures, les a entreposées pour les laisser « refroidir » avant de les revendre en Cisjordanie », a déclaré la police.

Topolanski a officié comme directeur des ressources humaines dans l’armée israélienne jusqu’à sa démission soudaine.

Moti Almoz (Abir Sultan/Flash 90)
Moti Almoz (Abir Sultan/Flash 90)

Il a été remplacé par le major-général Moti Almoz. Le colonel Ronen Manelis a été nommé au début du mois pour remplacer Almoz mais n’a pas encore pris ses fonctions.

On ne connaît pas exactement le contenu de l’ordinateur volé, à savoir si elle contenait simplement des informations top-secret ou simplement des programmes de l’armée classés.

En fonction des données présentes dans l’ordinateur et la façon dont il était entreposé, Topolanski s’expose à des poursuites.

Pour éviter des fuites d’informations confidentielles, l’armée interdit à ses officiers de laisser les ordinateurs sans surveillance. Ils doivent donc être dans un coffre-fort dès qu’ils sortent de la base. L’armée sanctionne lourdement les officiers qui laissent les ordinateurs de l’armée ou d’autres équipements sensibles se faire voler.

Ce mois-ci, le chef d’état-major a annulé la promotion d’un colonel, après que des documents classifiés ont été volés de sa voiture.

L’an dernier, le colonel Ilan Levy a été sommairement démis de ses fonctions après que des documents classés ont été volés dans sa voiture, où il les avait accidentellement laissés. Les documents ont été introduits illégalement en Cisjordanie, jusqu’à ce que le Shin Bet puisse remettre la main dessus.

En octobre, un lieutenant-colonel de l’armée de l’air a été suspendu pour deux semaines, après qu’un ordinateur de l’armée a été volé à son domicile.

Et au début de cette année, le directeur du programme de défense anti-missile, Yair Ramati, a également été démis de ses fonctions. Il a été accusé de n’avoir pas su garder des secrets d’État.

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