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Des avocats manifestent dans les grandes villes contre la réforme du système judiciaire

Cette réforme comprend une clause "dérogatoire" permettant à la Knesset de surseoir aux décisions de la Cour suprême et la modification du processus de nomination des juges

Des avocats se rassemblent lors d'une manifestation contre les plans controversés du gouvernement israélien visant à remanier le système judiciaire, devant la Cour de justice du district de Tel Aviv, le 12 janvier 2023. (Crédit : JACK GUEZ / AFP)
Des avocats se rassemblent lors d'une manifestation contre les plans controversés du gouvernement israélien visant à remanier le système judiciaire, devant la Cour de justice du district de Tel Aviv, le 12 janvier 2023. (Crédit : JACK GUEZ / AFP)

Plusieurs centaines d’avocats israéliens ont manifesté jeudi devant des tribunaux de Jérusalem, Tel-Aviv, Haïfa et Nazareth contre un projet controversé de réforme du système judiciaire porté par le nouveau gouvernement de Benjamin Netanyahu, qui menace selon eux la démocratie.

Le ministre de la Justice Yariv Levin a annoncé la semaine dernière son projet qui vise à accroître le pouvoir des élus sur celui des magistrats.

Cette réforme comprend l’introduction d’une clause « dérogatoire » permettant au Parlement de surseoir aux décisions de la Cour suprême, avec un vote à la majorité simple, et la modification du processus de nomination des juges, qui devront entre autres être désignés par des responsables politiques.

« La Cour suprême nous protège tous », pouvait-on lire sur des pancartes brandies devant le tribunal du district de Tel-Aviv, où des avocats scandaient « Honte, honte! » et « Nous ne laisserons pas faire », ont constaté des journalistes de l’AFP.

« La nomination des juges sera politique. Les tribunaux ne seront pas indépendants mais contrôlés par les politiciens », s’est inquiétée Maître Orna Sher, 66 ans.

Des avocats se rassemblent lors d’une manifestation contre les plans controversés du gouvernement israélien visant à remanier le système judiciaire, devant la Cour de justice du district de Tel Aviv, le 12 janvier 2023. (Crédit : JACK GUEZ / AFP)

« C’est dangereux car les réflexions des politiciens sont guidées par l’intérêt de leurs propres partis et non ceux de l’ensemble de la population », a-t-elle ajouté, s’alarmant auprès de l’AFP d’une séparation défaillante des pouvoirs, pourtant « indispensable à la démocratie ».

Dans une lettre ouverte publiée jeudi, d’anciens procureurs se sont dits « choqués » par la réforme proposée. « Nous sommes convaincus que le projet ne permettra pas une amélioration du système (judiciaire) mais menace de le détruire », ont écrit les 11 magistrats.

La réforme est proposée alors que le Premier ministre Benjamin Netanyahu est jugé pour corruption dans une série d’affaires.

Déjà en poste de 1996 à 1999 puis de 2009 à 2021, il a formé fin décembre le gouvernement le plus à droite de l’histoire d’Israël avec ses alliés ultra-orthodoxes et d’extrême droite, après être arrivé vainqueur aux législatives du 1er novembre.

A LIRE – Etat d’Israël vs. Netanyahu : détails de l’acte d’accusation du Premier ministre

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