Des ballons lancés depuis la bande de Gaza déclenchent des incendies dans le sud
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Des ballons lancés depuis la bande de Gaza déclenchent des incendies dans le sud

Ces nouvelles attaques incendiaires font suite à des menaces de reprise des violences frontalières proférées par les groupes terroristes de la bande en cas d'absence de trêve

Judah Ari Gross est le correspondant militaire du Times of Israël.

Un engin incendiaire attaché à des ballons qui a atterri dans la région de Shaar Hanegev en Israël le 28 mars 2019. (Crédit: Conseil régional Shaar Hanagev)
Un engin incendiaire attaché à des ballons qui a atterri dans la région de Shaar Hanegev en Israël le 28 mars 2019. (Crédit: Conseil régional Shaar Hanagev)

Deux petits incendies ont été déclenchés dans le sud d’Israël par des ballons qui transportaient des dispositifs incendiaires depuis la bande de Gaza lundi, ont fait savoir les sapeurs-pompiers du secteur.

Les flammes ont été rapidement éteintes.

Ces attaques incendiaires surviennent dans un contexte de calme relatif le long de la frontière avec la bande de Gaza, mais aussi alors que les groupes terroristes, dans la bande, ont menacé de reprendre leurs activités violentes le long de la clôture de sécurité si Israël ne se soumet pas à un accord de cessez-le-feu officieux qui a été négocié, le mois dernier, avec l’Egypte.

Un feu a ainsi touché une zone herbeuse située aux abords du Kibbutz Beeri, à l’est de la bande de Gaza, et l’autre s’est déclenché à proximité de la communauté voisine de Shokeda.

Une fois les sinistres éteints, les enquêteurs ont inspecté les lieux pour en déterminer l’origine.

« L’enquête a établi que les incendies ont été causés par des ballons », a noté le département chargé des investigations.

Au cours de l’année dernière, les Gazaouis ont lancé des ballons transportant des dispositifs explosifs et incendiaires vers le sud d’Israël, donnant lieu à des feux ayant ravagé des milliers d’hectares de terres agricoles, de forêts et de prairies. Ce printemps, les agriculteurs du sud de l’Etat juif ont été encouragés à récolter leur blé de manière anticipée pour éviter que leurs champs soient brûlés au cours de telles attaques.

Un engin incendiaire attaché à des ballons qui a atterri dans la région de Shaar Hanegev en Israël le 28 mars 2019. (Crédit: Conseil régional Shaar Hanagev)

Il y a eu, ces dernières semaines, une baisse significative des violences dans la zone, grâce à un cessez-le-feu négocié par l’Egypte sous les termes duquel Israël a accepté de lever certaines restrictions sur les mouvements des personnes et des biens vers et depuis l’enclave côtière en échange d’un retour au calme.

Selon l’Etat juif, ces restrictions ont pour objectif d’empêcher le Hamas et autres groupes terroristes de faire entrer des armes et des matériels utilisés pour construire des tunnels et des fortifications.

Ces dernières semaines, alors que la trêve officieuse commençait à entrer en vigueur, le nombre de dispositifs explosifs et incendiaires lancés par-delà la frontière a baissé. Les émeutes nocturnes ont pris fin et les mouvements de protestation hebdomadaire organisés le long de la frontière se sont tenus à une distance plus importante de la clôture de sécurité.

Dimanche, l’armée israélienne a indiqué que les troupes supplémentaires déployées à l’apogée des violences, le mois dernier, dans la région de Gaza, se retiraient.

Les groupes terroristes dans la bande ont menacé d’une reprise des violences près de la frontière si Israël ne tenait pas ses promesses.

Jérusalem a, jusqu’à présent, rouvert ses deux postes-frontières avec Gaza et agrandi de manière significative la zone de pêche autorisée au large de l’enclave côtière.

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