Israël en guerre - Jour 142

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Des députés d’Avoda cherchent à remplacer Merav Michaeli à la tête de la faction

Gilad Kariv, Efrat Rayten et Naama Lazimi demandent à partager le pouvoir avec la présidente, affirmant que l'avenir de la formation en dépend

Shalom Yerushalmi est analyste politique pour Zman Israël, le site en hébreu du Times of Israël sur l'actualité israélienne.

La cheffe du parti Avoda  Merav Michaeli lors d'une réunion de faction à la Knesset, le 2 janvier 2023. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
La cheffe du parti Avoda Merav Michaeli lors d'une réunion de faction à la Knesset, le 2 janvier 2023. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Exaspérés par la conduite de Merav Michaeli, la cheffe de leur parti, trois députés d’Avoda ont décidé de prendre des initiatives visant à l’exclure à terme de la faction, selon de hauts-responsables de la formation.

Les députés — Gilad Kariv, Efrat Rayten et Naama Lazimi — ont décidé d’obliger Michaeli à réclamer leur accord dans toutes les initiatives qu’elle est amenée à prendre au nom d’Avoda, affaiblissant ainsi son autorité de dirigeante du parti de centre-gauche.

Une décision qui a été prise au cours de discussions intensives qui ont eu lieu ces dernières semaines dans le sillage de sondages qui ont prédit que le parti de centre-gauche, qui occupe actuellement quatre sièges à la Knesset, pourrait disparaître du paysage politique lors du prochain scrutin.

Ils affirment que Michaeli a perdu le reste de légitimité publique dont elle jouissait encore et qu’elle condamne le parti – ce parti qui avait gouverné Israël pendant les trois premières décennies de son existence.

« C’est très difficile de revenir d’une telle perte de confiance de la part du public israélien », a commenté un initié d’Avoda auprès du Times of Israel. « Le problème est que la situation empire chaque jour qui passe, et nous n’avons donc plus d’autre option que de prendre la barre du parti nous-mêmes ».

Dans des discussions avec les trois députés, la colère nourrie à l’encontre de Michaeli est palpable – notamment sur la question de la campagne électorale qui a eu lieu l’année dernière et sur la décision déterminante de ne pas mettre en place une liste commune avec le parti du Meretz, qui avait été dans l’incapacité d’entrer à la Knesset en résultat, au détriment du bloc opposé au Premier ministre Benjamin Netanyahu.

La leader du Parti travailliste et ministre des Transports Merav Michaeli aux côtés des députés travaillistes Gilad Kariv et Naama Lazimi après l’annonce des résultats des primaires du Parti travailliste, à Tel Aviv, le 9 août 2022. (Crédit : Tomer Neuberg/Flash90)

Si Michaeli ne répond pas positivement à leurs exigences, les parlementaires – qui estiment avoir plus de force que leur leader au sein des institutions du parti – ont l’intention de faire adopter une série de décisions en sa défaveur.

La source a précisé que si la formation devait à Michaeli la campagne électorale très réussie du mois de mars 2021 – Avoda avait alors remporté sept sièges – « ce n’est pas une raison pour la laisser nous détruire maintenant ».

« Aujourd’hui, la situation a complètement changé. Nous reculons. Nous ne préparons rien, nous ne nous renouvelons pas, il ne se passe rien. C’est le chaos », a indiqué un haut-responsable de la faction. « Dans la situation actuelle, nous n’avons pas d’autre choix que de remplacer Michaeli ».

« Depuis les élections », a continué cet officiel, « non seulement nous avons perdu notre trajectoire mais nous assistons à une destruction des valeurs défendues par le parti. Les gens me disent qu’il faut que nous le sauvions rapidement, sous peine de le voir définitivement disparaître ».

La cheffe du parti Avoda, Merav Michaeli, arrivant pour une réunion de faction à la Knesset, à Jérusalem, le 28 novembre 2022. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)

Les membres d’Avoda cherchent à avoir un pouvoir à égalité avec celui de leur dirigeante au sein de la formation, notamment en ce qui concerne les budgets, les avoirs du parti, les listes électorales et dans d’autres domaines – notamment dans la définition du rôle joué par la faction dans le mouvement de protestation qui s’oppose au projet de refonte du système judiciaire israélien avancé par le gouvernement, qui est actuellement gelé.

Dimanche, Avoda a annoncé se retirer des négociations de compromis lancées dans le cadre du projet de réforme, affirmant que des accords étaient conclus en coulisses et sans sa participation.

Un responsable du parti a déclaré au Times of Israel que les représentants d’Avoda avaient le sentiment de ne pas être désirés à la résidence du président. « Nous voulions prendre part à ces pourparlers mais nous voulions entrer par la grande porte, pas devoir grimper pour entrer par la fenêtre », a-t-il dit.

Cet article est initialement paru sur le site hébréophone du Times of Israel, Zman Yisrael.

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