Des députés de droite appellent à l’annulation de l’exonération fiscale octroyée à Amnesty International
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Des députés de droite appellent à l’annulation de l’exonération fiscale octroyée à Amnesty International

Pour Bezalel Smotrich, les positions de l’organisation sont "radicalement opposées à l’État d’Israël et à ses dirigeants", et ne devraient pas jouir d’avantages fiscaux

Bezalel Smotrich, député de HaBayit HaYehudi, lors d'une réunion d'une commission de la Knesset, le 11 janvier 2016. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)
Bezalel Smotrich, député de HaBayit HaYehudi, lors d'une réunion d'une commission de la Knesset, le 11 janvier 2016. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)

Deux membres de la coalition à la Knesset ont appelé à l’annulation de l’exonération fiscale dont bénéficie l’organisation Amnesty International.

Les deux membres de la Commission de la Knesset chargée des Finances, Bezalel Smotrich du parti HaBayit Hayehudi et Miki Zohar, du Likud, ont adressé un courrier au président de la Commission, Moshe Gafni (Yahadout Hatorah), l’exhortant à retirer Amnesty International de la liste des organisations pour lesquelles les dons sont éligibles à l’exonération fiscale, se basant sur le fait que le groupe travaille contre Israël, selon la radio de l’armée.

La Commission chargée des Finances est supposée se réunir jeudi.

Nous ne savons pas ce qui a déclenché cette initiative de la part de ces députés à la Knesset. Des activistes israéliens ont souvent accusé l’organisation d’adopter des positions anti-Israël.

Sur sa page Facebook, Smotrich a publié une liste des activités d’Amnesty International au cours des dernières années, qui décrivent le groupe comme étant « radicalement contre l’État d’Israël et ses dirigeants ».

En réponse à la lettre, la présidente du Meretz et membre de la Commission des Finances Zehava Galon a qualifié cette tentative de « scandaleuse » et a exhorté Gafni à ne pas céder à la pression de « l’extrême-droite ».

Les accusations formulées par Smotrich à l’encontre d’Amnesty International font suite à la dénonciation de l’association de défense des droits de l’homme B’Tselem au cours des dernières semaines, après que son directeur exécutif Hagai El-Ad a pris la parole au Conseil de Sécurité des Nations unies, appelant l’ONU à prendre des mesures contre Israël au sujet de la politique concernant les implantations en Cisjordanie.

David Bitan, député du Likud et président de la coalition, le 11 janvier 2016. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)
David Bitan, député du Likud et président de la coalition, le 11 janvier 2016. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)

En réponse à ce discours, le président de la coalition et du Likud David Bitan a demandé la déchéance de nationalité d’El-Ad, et a déclaré qu’il ferait avancer la législation de manière à interdire aux Israéliens de prendre position contre Israël devant des organes internationaux.

Bitan a été très largement critiqué pour sa proposition par des députés de tous bords, qui l’ont qualifié d’antidémocratique, d’ignorant et de peu clairvoyant.

La proposition de Bitan ne passera probablement pas.

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