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Des frappes israéliennes près de Damas – les deuxièmes cette semaine

Les attaques attribuées à Israël dans l'espace aérien dominé par la Russie se poursuivent en pleine guerre de Poutine en Ukraine ; aucune victime n'est à déplorer

Illustration : Une explosion vue dans le port syrien de Lattaquié , après une prétendue frappe israélienne, le 28 décembre 2021 (Crédit: Capture d'écran/Twitter)
Illustration : Une explosion vue dans le port syrien de Lattaquié , après une prétendue frappe israélienne, le 28 décembre 2021 (Crédit: Capture d'écran/Twitter)

Des avions de chasse israéliens ont effectué des frappes aériennes près de Damas, la capitale syrienne, jeudi soir pour la deuxième fois en moins d’une semaine, ont indiqué les médias syriens.

« Un raid aérien israélien a visé certaines positions près de Damas », a déclaré l’agence de presse d’État syrienne SANA, sans faire état de victimes ni de dégâts.

Les systèmes de défense aérienne syriens ont tiré sur l’avion israélien attaquant, et les habitants de la région ont entendu et ressenti de nombreuses explosions, a rapporté SANA.

Peu de temps avant les reportages des médias syriens, des Israéliens près de la frontière nord ont filmé des avions de l’armée de l’air israélienne volant au-dessus de chez eux.

L’armée israélienne ne commente pas les frappes spécifiques en Syrie mais elle a toutefois admis avoir effectué des centaines d’opérations contre les groupes soutenus par l’Iran qui tentent de s’ancrer militairement dans le pays. Elle déclare aussi attaquer les livraisons d’armes en direction de ces groupes.

La dernière frappe aérienne en Syrie attribuée à Israël a eu lieu samedi. Elle s’est déroulée en plein jour, ce qui est rare.

Selon des informations locales, des explosions auraient eu lieu à proximité de la ville de Massyaf et dans les zones environnantes de l’ouest de la province de Hama, qui est contrôlée par le gouvernement. Des photos postées sur les réseaux sociaux ont montré de gros nuages de fumée s’élever dans le secteur.

La région qui entoure Massyaf – qui serait utilisée comme base par les forces iraniennes et par les milices pro-iraniennes – a été visée de manière répétée, ces dernières années, au cours d’attaques attribuées à l’État juif.

La zone abrite également une installation appartenant au Centre d’études et de recherches scientifiques, connue sous le nom de CERS, elle-même frappée à plusieurs reprises par le passé.

Début mars, les frappes israéliennes, aux abords de Damas, ont tué deux officiers des Gardiens de la révolution islamique – l’armée iranienne. Les Iraniens ont juré de venger ces morts et ont lancé des attaques contre un site qu’ils ont qualifié de « centre stratégique israélien » dans la région du Kurdistan autonome.

Depuis que la guerre civile a éclaté en Syrie en 2011, Israël a mené des centaines de frappes aériennes dans le pays, qui ont visé des forces et des groupes terroristes liés à l’Iran, en particulier le long du plateau du Golan – comme le groupe terroriste du Hezbollah, au Liban, dont les combattants sont notamment déployés dans le sud de la Syrie.

Les frappes israéliennes se sont poursuivies depuis l’espace aérien syrien, qui est largement contrôlé par la Russie, même depuis que Moscou a envahi l’Ukraine.

Israël s’est trouvé en désaccord avec la Russie car le pays a de plus en plus exprimé son soutien à l’Ukraine. Cependant, le Premier ministre Naftali Bennett a évité de critiquer directement la Russie alors qu’Israël cherche à maintenir sa liberté de mouvement dans le ciel syrien.

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