Des haredim menacent des soldats et jettent pierres et œufs sur des policiers
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Des haredim menacent des soldats et jettent pierres et œufs sur des policiers

Une foule s’est rassemblée contre 3 soldats en uniforme venus prier dans une synagogue de Mea Shearim

Des dizaines d’hommes ont entouré mercredi soir trois soldats venus prier dans une synagogue dans le quartier ultra-orthodoxe de Mea Shearim, à Jérusalem.

Les trois soldats israéliens en uniforme étaient dans la synagogue Shteiblach, au cœur du quartier, quand une foule s’est rassemblée devant le bâtiment et a refusé de les laisser sortir en les insultant.

La police a été appelée pour secourir les trois soldats, mais quand les policiers sont arrivés, ils ont reçu des pierres, des œufs, et d’autres objets, selon leur rapport.

Les soldats ont finalement pu sortir sans être blessé.

Des policiers israéliens transportant l'un de leur collègue blessé pendant une opération d'arrestation d'attaquants de soldats ultra-orthodoxes dans le quartier Mea Shearim de Jérusalem, le 4 juin 2017. Illustration. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Des policiers israéliens transportant l’un de leur collègue blessé pendant une opération d’arrestation d’attaquants de soldats ultra-orthodoxes dans le quartier Mea Shearim de Jérusalem, le 4 juin 2017. Illustration. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Le sauvetage a encore alourdi le travail de la police mercredi soir, alors que des centaines d’agents étaient déjà déployés dans Jérusalem Est, dans la Vieille Ville et autour du mont du temple pour assurer la paix et l’ordre pour Laylat al-Qadr, l’une des nuits les plus saintes du mois de Ramadan.

Ces dernières semaines, Mea Shearim a été le théâtre de nombreuses attaques, verbales comme physiques, contre des soldats israéliens en uniforme, par des membres extrémistes de la communauté ultra-orthodoxe.

En raison de ces agressions, l’armée propose aux soldats ultra-orthodoxes une autorisation particulière qui leur permet de quitter la base en civil et non en uniforme pour pouvoir rentrer chez eux sans problème. (Les soldats arabes bénéficient de la même autorisation pour les mêmes raisons.)

Les agressions, les menaces et les manifestations violentes de membres de la communauté ultra-orthodoxe sont généralement causées par leur opposition au service militaire obligatoire pour les citoyens israéliens.

Les attaques ont été dénoncées par les responsables de l’armée, de la police, et des politiciens de gauche comme de droite, sauf, évidemment, par les députés ultra-orthodoxes.

Judah Ari Gross a contribué à cet article.

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