Des milliers d’Arabes israéliens rassemblés en solidarité avec les Palestiniens
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Des milliers d’Arabes israéliens rassemblés en solidarité avec les Palestiniens

Les violences à Jérusalem et en Cisjordanie se sont amplifiées depuis le meurtre d'un couple d'Israéliens le 1er octobre

Les Arabes israéliens arabes  brandissant des drapeaux palestiniens et prenant part à une grande manifestation dans le cadre d'une grève générale organisée pour soutenir les Palestiniens qui appellent à une "journée de la colère" le 13 octobre 2015 dans le village israélo-arabe de Sakhnin (Crédit : AFP PHOTO / JACK GUEZ)
Les Arabes israéliens arabes brandissant des drapeaux palestiniens et prenant part à une grande manifestation dans le cadre d'une grève générale organisée pour soutenir les Palestiniens qui appellent à une "journée de la colère" le 13 octobre 2015 dans le village israélo-arabe de Sakhnin (Crédit : AFP PHOTO / JACK GUEZ)

Des milliers d’Arabes israéliens se sont rassemblés mardi à Sakhnin dans le nord d’Israël, en solidarité avec les Palestiniens, et leurs leaders ont dénoncé les « incitations à la haine » de la part du gouvernement israélien.

Sous une nuée de drapeaux palestiniens, la foule portant des keffiehs, le foulard traditionnel palestinien, a scandé « Par notre âme et par notre sang, nous nous sacrifierons pour toi, martyre », et « Non à l’occupation, non à la colonisation », selon une journaliste de l’AFP sur place.

Des hélicoptères de la police survolaient le secteur alors que la police montée et des membres des forces de sécurité étaient déployés en masse et tenaient prêt un canon à eau putride en cas de débordement.

Au début de la deuxième Intifada en 2000, 13 Arabes israéliens ont été tués lors de manifestations en solidarité avec les Palestiniens.

Raëd Salah, le chef de la branche nord du Mouvement islamique, la faction la plus radicale de la formation actuellement dans le collimateur du gouvernement israélien, a harangué la foule.

Raed Salah, chef du Mouvement islamique d'Israel, ici photographié devant la prison de Ramla près de Tel Aviv en 2010. (Crédit : Yossi Zeliger/Flash 90)
Raed Salah, chef du Mouvement islamique d’Israel, ici photographié devant la prison de Ramla près de Tel Aviv en 2010. (Crédit : Yossi Zeliger/Flash 90)

« Nous n’avons pas peur de la prison et les grenades ne nous font pas peur », a-t-il dit, en référence aux grenades assourdissantes jetées par la police sur les « mourabitoune », ces Musulmanes postées chaque jour depuis des semaines devant le mont du Temple à Jérusalem.

Beaucoup de ces activistes se réclament du Mouvement islamique qui s’est largement employé ces dernières semaines à mobiliser les Arabes israéliens sur la question du mont du Temple et sur son contrôle.

Le gouvernement israélien accuse ce groupe d’être l’un des principaux instigateurs des violences actuelles.

Les violences à Jérusalem et en Cisjordanie, qui se sont amplifiées avec l’assassinat d’un couple d’Israéliens le 1er octobre, ont fait sept morts israéliens.

« Celui qui incite vraiment à la haine, c’est Netanyahu », a lancé Ahmad Tibi, député de la Liste arabe unie au Parlement israélien lors de la manifestation.

« Nous n’avons pas peur car nous savons que c’est nous qui avons raison. Nous ne quitterons pas notre terre », a-t-il ajouté, appelant l’ONU à constater que « c’est le gouvernement qui incite à la haine contre nos jeunes ».

Le Comité arabe, l’instance qui représente les Arabes israéliens, avait appelé à une grève générale mardi, suivie par les écoles et commerces dans plusieurs villes arabes. Le rassemblement de Sakhnin était destiné, selon son mot d’ordre, à « protester contre les campagnes fascistes et criminelles d’incitation à la haine contre les Arabes et leurs représentants ».

Durant la semaine écoulée, les Arabes israéliens ont manifesté à Nazareth, Kafr Qassem, Jaffa et Lod. Des dizaines d’émeutiers ont été arrêtés dont de nombreux mineurs pour jets de pierres et trouble à l’ordre public.

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