Des milliers de manifestants contre Netanyahu, ‘ministre du crime’, à Tel Aviv
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Des milliers de manifestants contre Netanyahu, ‘ministre du crime’, à Tel Aviv

Les personnes rassemblées lors d'une manifestation anti-corruption à Tel Aviv ont demandé la démission du Premier ministre. Des mouvements ont aussi eu lieu à Haïfa et à Afula

Des milliers d'Israéliens lors de la manifestation anti-corruption hebdomadaire de Tel Aviv le 6 janvier 2018 (Crédit : Tomer Neuberg/Flash90)
Des milliers d'Israéliens lors de la manifestation anti-corruption hebdomadaire de Tel Aviv le 6 janvier 2018 (Crédit : Tomer Neuberg/Flash90)

Des milliers de personnes se sont rendues à une manifestation anti-corruption à Tel Aviv pour la sixième semaine consécutive samedi. Les participants ont appelé le Premier ministre Benjamin Netanyahu à démissionner en raison de son implication présumée dans des affaires de corruption.

Bravant le froid et l’humidité, les manifestants ont brandi des panneaux contre la corruption gouvernementale et qualifié Netanyahu de « ministre du crime ».

La police a fait savoir qu’un certain nombre de rues avaient été fermées autour du boulevard Rothschild en résultat de la manifestation.

Quelques centaines de protestataires auraient également pris part à des mouvements similaires à Haïfa et à Afula, dans le nord du pays.

Des milliers d’Israéliens lors de la manifestation anti-corruption hebdomadaire de Tel Aviv le 6 janvier 2018 (Crédit : Tomer Neuberg/Flash90)

Ces manifestations récentes à Tel Aviv ont commencé après presque un an de mouvements de protestation dénonçant la corruption à Petah Tikva, chaque samedi soir, aux abords du domicile du procureur général Avichai Mandelblit. Les organisateurs accusent ce dernier de ralentir les enquêtes qui portent sur le Premier ministre.

Vendredi, la chaîne Hadashot a fait savoir que la police avait revu ses plans pour soumettre ses recommandations dans les deux affaires de corruption contre Netanyahu au cours des premières semaines de l’année, et que l’enquête devrait s’achever à Pessah, à la fin du mois de mars.

Netanyahu lui-même semble s’attendre à ce que des recommandations de la police soient émises à son encontre et il a tenté de minimiser leur importance, disant récemment lors d’une rencontre de membres du parti du Likud qu’elles étaient sans signification. Il revient aux procureurs de l’Etat, et non à la police, de prendre une décision finale sur une éventuelle inculpation.

Netanyahu, dans le même discours, a attaqué les forces chargées de l’application de la loi, faisant allusion à des traitements injustes entre les mains de la police.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu durant un meeting du Likud à Tel Aviv, le 21 décembre 2017. (Crédit : Flash90)

Le Premier ministre est soupçonné dans deux dossiers de corruption, l’Affaire 1000 et l’Affaire 2000.

Dans l’Affaire 1000, Netanyahu et son épouse sont soupçonnés d’avoir reçu des cadeaux illégaux de la part de milliardaires, notamment des centaines de milliers de shekels de cigares et de champagne offerts par Arnon Milchan, producteur hollywoodien né en Israël.

L’Affaire 2000 porte sur un accord de contrepartie présumé entre Netanyahu et le propriétaire du quotidien Yedioth Ahronoth, Arnon Moses, dans lequel le Premier ministre aurait entravé un quotidien rival, Israël Hayom, qui appartient à Sheldon Adelson, en faisant adopter une loi par la Knesset, en échange d’une couverture plus favorable du Yedioth.

Il a nié toute malversation.

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