Des Palestiniens brûlent une effigie de Pompeo pour dénoncer sa visite en Israël
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Des Palestiniens brûlent une effigie de Pompeo pour dénoncer sa visite en Israël

À Naplouse, des manifestants ont accroché une chaussure autour d'une effigie du secrétaire d'Etat américain avant d'y mettre le feu, dénonçant le plan de paix US

Les Palestiniens brûlent une effigie en carton du secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo à l'occasion de sa visite en Israël dans la ville de Naplouse, en Cisjordanie, le 14 mai 21020 ( Crédit : JAAFAR ASHTIYEH / AFP)
Les Palestiniens brûlent une effigie en carton du secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo à l'occasion de sa visite en Israël dans la ville de Naplouse, en Cisjordanie, le 14 mai 21020 ( Crédit : JAAFAR ASHTIYEH / AFP)

Des Palestiniens ont brûlé jeudi une effigie du secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo dans la ville de Naplouse. Ils visaient ainsi à protester contre sa visite en Israël et contre le plan de paix de l’administration Trump.

Dans des images diffusées par le site d’information Al-Araby Al-Jadeed, un petit groupe de personnes observent un homme asperger de liquide inflammable un portrait en carton de Pompeo, avant d’y mettre le feu.

Sur l’effigie, Un « X » a été dessiné en noir sur la bouche de Pompeo. Une chaussure a été accrochée à son cou en signe de mépris, et ce qui semble être un couteau au niveau de son front.

La vidéo a été découverte par le MEMRI (Middle East Media Research Institute).

Une photo de l’AFP montre un petit garçon, dans les bras d’un homme, frapper le visage de carton.

Pompeo a atterri mercredi en Israël pour une visite-éclair. Il a notamment mené des entretiens séparés avec le Premier ministre Benjamin Netanyahu, le prochain ministre de la Défense Benny Gantz et Gabi Ashkenazi, qui va prendre le poste de ministre des Affaires étrangères.

Parmi les sujets évoqués, la pandémie de coronavirus, les investissements chinois en Israël, le soutien iranien au terrorisme et la proposition de plan de paix israélo-américain du président Donald Trump.

L’Autorité palestinienne a fait part avec force de son opposition de ce plan de paix, qui prévoit l’annexion par l’Etat juif des implantations en Cisjordanie et de la vallée du Jourdain, des secteurs revendiqués par les Palestiniens pour leur futur Etat.

Un homme palestinien tient dans ses bras un petit garçon qui tape une effigie en carton du secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo à l’occasion de sa visite en Israël dans la ville de Naplouse, en Cisjordanie, le 14 mai 2020. (Crédit : Jaafar Ashtiyeh/AFP)

De plus, cette semaine, le journal officiel de l’AP, Al-Hayat al-Jadida, a publié un éditorial en Une affirmant que les Palestiniens pourraient rester en conflit avec Israël pendant des centaines d’années encore pour « libérer tous les secteurs appartenant à la terre de Palestine », a fait savoir un groupe de veille.

Cet éditorial, écrit par un auteur libanais nommé Hala Salameh, était intitulé « La Palestine est un waqf d’Allah ».

« La Palestine est un waqf d’Allah et il est impossible de l’abandonner, ou de la vendre, ou de la marchander », disait l’article, selon une traduction de l’organisation Palestinian Media Watch.

Il disait également que « la volonté d’Allah va se réaliser et nous entrerons dans la mosquée Al-Aqsah » comme l’avaient fait le Calife Umar ibn-Khattab et Saladin, les dirigeants musulmans, qui avaient conquis Jérusalem dans les guerres qui les avaient respectivement opposés aux Byzantins et aux croisés.

« Malheureusement, notre bataille contre le mouvement sioniste n’a pas encore commencé. Les résidents de Palestine, avec à leurs côtés les Arabes – musulmans et chrétiens de la même façon – ont combattu les Européens pendant 200 ans pour sauver la Palestine… Nous resterons en conflit avec l’ennemi sioniste même 400 ans encore pour libérer tous les secteurs appartenant à la terre de Palestine », disait l’éditorial.

Israël accuse depuis longtemps l’Autorité palestinienne, dirigée par Mahmoud Abbas, d’incitations à la violence contre l’Etat juif et les Israéliens par le biais de ses médias et de ses programmes d’enseignement. Le pays a attribué aux incitations de l’AP la responsabilité des vagues de violences des dernières années.

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