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Des résidents d’implantation auraient incendié des champs palestiniens – Yesh Din

Le COGAT modifie sa politique d'application contre les puits palestiniens creusés illégalement, après qu'Israël a visionné une vidéo montrant le remplissage d'un puits avec du ciment

Des résidents d’implantations de Yitzhar s'éloignant d'un feu allumé dans des champs appartenant au village palestinien de Burin, le 29 juillet 2023. (Crédit : Capture d'écran Yesh Din)
Des résidents d’implantations de Yitzhar s'éloignant d'un feu allumé dans des champs appartenant au village palestinien de Burin, le 29 juillet 2023. (Crédit : Capture d'écran Yesh Din)

Samedi, des Israéliens sont sortis de l’implantation ultra-radicale d’Yitzhar et ont incendié des champs appartenant au village palestinien adjacent de Burin, selon le groupe de défense des droits Yesh Din.

Des images diffusées par l’organisation montrent des résidents d’implantation masqués se tenant au sommet d’une colline alors que des flammes et de la fumée envahissent les champs, avant de retourner lentement vers l’implantation.

Il n’y a eu aucune arrestation, comme c’est souvent le cas lors d’incidents violents impliquant des résidents d’implantation. Les inculpations sont plus rares et les condamnations encore plus rares.

Un porte-parole de Tsahal a déclaré au Times of Israel que les troupes étaient arrivées dans la zone après avoir reçu des informations faisant état de Palestiniens mettant le feu à des pneus près d’Yitzhar et de résidents d’implantation israéliens mettant le feu à des terres près de Burin.

« Après avoir reçu les informations, les forces de Tsahal sont arrivées sur les lieux et ont dispersé les rassemblements », a déclaré le porte-parole dans un communiqué.

La police israélienne n’a pas encore répondu à une demande de commentaire.

L’incendie criminel présumé est le dernier incident en date de la violence des résidents d’implantations, qui est restée largement incontrôlée pendant des années et qui a souvent lieu pendant le Shabbat, lorsqu’il est interdit d’allumer des feux et de détruire des biens selon les lois religieuses ostensiblement respectées par les membres de l’implantation orthodoxe et des avant-postes illégaux environnants.

Ces derniers mois, des résidents d’implantation ont saccagé à plusieurs reprises des villes palestiniennes à la suite d’attentats terroristes meurtriers contre des Israéliens. Deux Palestiniens ont été tués dans des circonstances floues et des dizaines d’autres ont été blessés.

Le gouvernement s’est engagé à tenir les émeutiers pour responsables.

Deux suspects et huit Israéliens ont été placés en détention administrative pour leur implication. Des centaines de personnes ont été filmées en train de participer aux attaques.

L’incident de samedi est survenu trois jours après qu’Israël a été critiqué pour une autre affaire dans laquelle les autorités ont été filmées en train de remplir de ciment un puits creusé par des Palestiniens pour desservir des villages dans les collines du sud de Hébron qui ne sont pas reliés au réseau de distribution d’eau. Les images de l’incident près du village d’al-Hijrah ont été partagées par des dizaines de milliers de personnes sur les réseaux sociaux.

L’unité de l’Administration civile responsable de l’application de la loi a déclaré dans un communiqué que le puits avait été creusé illégalement, ce qui risquait d’endommager les ressources naturelles en eau de la région.

Mais jeudi, l’officier de liaison de l’armée avec les Palestiniens, le général de division Ghassan Aliane, a publié une directive selon laquelle chaque cas d’application de la loi contre la construction prétendument illégale d’installations d’eau devra être examiné en fonction du fond du dossier et recevoir l’approbation du chef de l’unité de l’Administration civile sous la direction du COGAT.

Israël justifie son action contre des puits tels que celui des collines du sud de Hébron en citant les accords sur l’eau signés avec les Palestiniens dans le cadre des Accords d’Oslo de 1995.

Mais les Palestiniens font valoir que ces accords étaient censés être en vigueur pendant cinq ans et qu’ils ne reflètent pas la réalité actuelle. Alors que près de 100 % des Israéliens en Israël et en Cisjordanie ont l’eau courante, seuls 36 % des Palestiniens de Cisjordanie l’ont, selon le groupe de défense des droits B’Tselem. Beaucoup de ceux qui ne sont pas raccordés au réseau vivent dans la zone C de la Cisjordanie, qui est sous le contrôle des autorités civiles et de sécurité israéliennes.

Israël maintient qu’il a le droit de sévir contre la construction illégale de maisons et d’infrastructures palestiniennes dans ces zones, tandis que les Palestiniens soulignent qu’ils n’ont pas d’autre choix que de construire illégalement pour subvenir aux besoins croissants – le taux de natalité augmentant naturellement – étant donné qu’Israël n’approuve que très rarement les permis qui leur sont nécessaires.

En effet, le ministre israélien actuellement en charge des autorités du ministère de la Défense qui délivrent ces permis n’est autre que Bezalel Smotrich, un partisan de longue date de l’annexion de la zone C.

La population palestinienne a augmenté de 75 % depuis les Accords d’Oslo, mais la quantité d’eau qu’Israël autorise à extraire reste la même qu’en 1995.

Ainsi, les Israéliens vivant en Israël et en Cisjordanie consomment 247 litres d’eau par jour et par personne, contre 82,4 litres par jour et par personne pour les Palestiniens de Cisjordanie. Le chiffre est encore plus bas pour les communautés palestiniennes non raccordées au réseau d’eau : 26 litres par jour et par personne, selon B’Tselem.

Les Accords d’Oslo ont accordé à l’Autorité palestinienne (AP) le contrôle civil des zones A et B de la Cisjordanie, mais ces régions isolées ne représentent que 40 % du territoire. En conséquence, l’AP ne peut pas mettre en place un réseau d’eau suffisamment efficace pour desservir ses résidents dans les zones qu’elle contrôle nominalement.

Pratiquement toute connexion entre les zones A et B doit passer par la zone C, où Israël conserve tous les pouvoirs et doit consentir à tout forage palestinien d’eau. Le comité de l’Administration civile qui approuve ces projets ne compte aucun représentant palestinien. Même le diamètre des tuyaux approuvés pour les Palestiniens représente un tiers de celui des tuyaux utilisés par Israël.

Emanuel Fabian a contribué à cet article.

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