Des romanciers coupent les références à Anne Frank et Israël après des plaintes
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Des romanciers coupent les références à Anne Frank et Israël après des plaintes

Les auteurs à succès Elin Hilderbrand et Casey McQuiston s'engagent à supprimer les passages que de petits groupes de lecteurs ont critiqué en ligne

Les auteures Elin Hilderbrand et Casey McQuiston ont déclaré qu'elles supprimeraient de leurs romans les références qu’elles avaient faites respectivement à Anne Frank et à Israël, après qu'un petit nombre de lecteurs sur les médias sociaux aient contesté les passages. (Illustration de Grace Yagel/JTA)
Les auteures Elin Hilderbrand et Casey McQuiston ont déclaré qu'elles supprimeraient de leurs romans les références qu’elles avaient faites respectivement à Anne Frank et à Israël, après qu'un petit nombre de lecteurs sur les médias sociaux aient contesté les passages. (Illustration de Grace Yagel/JTA)

JTA — Les auteures à succès Elin Hilderbrand et Casey McQuiston ont supprimé de leurs romans des références à Anne Frank et Israël, cette semaine, à la suite d’un tollé sur les réseaux sociaux provoqué par une minorité de lecteurs.

Leur choix a déclenché une série de controverses dans le monde littéraire.

Les campagnes contre leurs livres ont atteint leur but, bien qu’elles semblent être relativement modestes et proviennent de points de vue très différents sur les Juifs et Israël. L’une blâme une auteure pour une blague perçue comme antisémite, tandis que l’autre s’oppose à la simple mention d’Israël.

Dans le premier cas, la première édition du nouveau roman de Hilderbrand, Golden Girl, contient un dialogue dans lequel deux adolescentes de Nantucket complotent pour que l’une d’entre elles se cache dans le grenier de son amie pour l’été. L’une des filles plaisante alors en disant qu’elle serait « comme Anne Frank ».

Certains lecteurs ont déclaré sur Instagram que la blague était antisémite et ont demandé des excuses à Hilderbrand. Ce qu’a fait l’auteur, qui a annoncé qu’elle supprimerait le passage des futures éditions du livre.

Anne Frank. (Crédit : Domaine public)

McQuiston, auteure de romans d’amour, a elle été prise à partie pour son roman de 2019 Red, White & Royal Blue, qui raconte une histoire d’amour entre le fils du président américain et un prince d’Angleterre. Le président plaisante en disant que l’ambassadeur américain aux Nations unies « a dit quelque chose d’idiot à propos d’Israël, et maintenant je dois appeler Netanyahu et m’excuser personnellement ».

Une poignée d’utilisateurs de Twitter ont écrit que la simple mention d’Israël, même dans une œuvre de fiction, « normalise l’occupation de la Palestine ». Leurs plaintes ont été amplifiées par un compte de fans du livre, ce qui a incité McQuiston à dire que la ligne serait modifiée pour les futures impressions. McQuiston sort un nouveau livre cette année.

Les décisions des auteurs de supprimer les passages de leurs futures éditions ont été critiquées sur Twitter par la chroniqueuse de Slate Books Laura Miller et de nombreux autres internautes influents, dont Taffy Brodesser-Akner et Mark Harris, tous deux Juifs. Plusieurs ont comparé les incidents à d’autres campagnes récentes contre les insensibilités culturelles perçues dans des romans pour jeunes adultes, affirmant que de nombreux lecteurs sur les réseaux sociaux avaient perdu la capacité de faire la distinction entre le point de vue d’un personnage et celui de l’auteur.

« Se plaindre d’autres écrivains plus célèbres est l’une des activités les plus populaires sur Twitter, tout comme l’élaboration de normes rigoureuses de ce qu’est un discours acceptable, et de poursuivre ensuite vigoureusement, même de manière informelle, ceux qui violent leurs normes », a écrit Miller. « Ce qui est inhabituel dans ces exemples, c’est la rapidité avec laquelle les deux auteurs ont cédé face à ce qui semble être de très petits groupes de critiques. »

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