Israël en guerre - Jour 284

Rechercher

L’armée confirme avoir frappé une école de l’UNRWA à Gaza qui aurait abrité un centre de commandement

Tsahal a dit avoir fait de "gros efforts" pour protéger les civils ; le Hamas affirme que 15 personnes sont mortes ; les sirènes ont été activées dans le sud ; des journalistes auraient été tués dans la bande

Des soldats de l'armée israélienne israélienne en opération dans la bande de Gaza, sur une photo autorisée à la publication le 2 juillet 2024. (Crédit : Armée israélienne)
Des soldats de l'armée israélienne israélienne en opération dans la bande de Gaza, sur une photo autorisée à la publication le 2 juillet 2024. (Crédit : Armée israélienne)

L’armée israélienne a confirmé samedi que des frappes aériennes avaient pris pour cible une école des Nations unies dans le centre de la bande de Gaza, affirmant que la structure était utilisée comme centre de commandement par le Hamas.

Avant de bombarder l’école al-Jaouni de l’UNRWA, située dans le camp de réfugiés de Nuseirat, l’armée a indiqué avoir pris « de nombreuses initiatives » visant à réduire les atteintes aux civils, utilisant notamment des moyens de surveillance aériens et d’autres renseignements. Les autorités de la Santé placées sous l’autorité du Hamas ont indiqué que 16 personnes avaient été tuées et qu’une cinquantaine de personnes avaient été blessées.

Cette attaque est survenue dans un contexte de tirs de roquette émanant de Gaza vers Israël.

En effet, des roquettes ont été tirées de Gaza sur le sud d’Israël samedi, alors que l’armée israélienne s’est attaquée à des lance-roquettes et à d’autres infrastructures terroristes dans la bande de Gaza, tuant plusieurs éléments du groupe terroriste palestinien du Hamas lors de frappes aériennes et de combats au sol.

Des alertes à la roquette ont retenti à Sderot, Ibim, Nir Am et Nahal Oz, des localités du sud proches de la bande de Gaza. Selon Tsahal, une roquette qui a été tirée sur Nahal Oz et deux autres qui ont été lancées vers Sderot ont toutes touché des zones ouvertes ; aucun blessé n’a été signalé.

Les tirs de roquettes ont eu lieu après que l’armée a annoncé que ses troupes avaient tué un certain nombre de terroristes armés et détruit plusieurs tunnels du Hamas au cours du week-end. Le ministère de la Santé de Gaza, dirigé par le groupe terroriste palestinien, qui ne fait pas de distinction entre les décès de civils et de terroristes, a déclaré qu’au moins 87 personnes auraient été tuées par Israël au cours des dernières 48 heures, affirmant qu’il s’agissait notamment de travailleurs humanitaires et de journalistes.

Israël aurait également frappé une maison et une école abritant des Palestiniens déplacés dans le camp de réfugiés de Nuseirat, au centre de Gaza.

Samedi, l’armée a confirmé avoir frappé la veille un lance-roquettes du Hamas à Deir al-Balah, dans le centre de la bande de Gaza, à proximité d’un refuge pour civils palestiniens déplacés, tout en prenant des précautions pour éviter de toucher des civils.

Les branches armées du Hamas et du Jihad islamique palestinien ont déclaré que leurs éléments terroristes avaient tiré des roquettes antichars et des bombes de mortier sur les troupes israéliennes en plusieurs endroits.

Libéré par le Hamas, Eitan Yahalomi serrant sa mère dans ses bras après avoir débarqué de l’hélicoptère, le 27 novembre 2023. (Crédit : Armée israélienne)

Le conflit fait rage dans un contexte d’optimisme prudent quant à l’approche d’une possible trêve entre Israël et le Hamas. Le groupe terroriste palestinien a déclaré samedi qu’il avait renoncé à son exigence – longtemps rejetée par Jérusalem – qu’Israël s’engage à un cessez-le-feu permanent avant que les deux parties n’entament un accord, sous la médiation du Qatar, de l’Égypte et des États-Unis, qui prévoirait une trêve dans les combats et la libération des otages détenus à Gaza.

Dans le même temps, le Hamas a indiqué qu’il cherchait à obtenir des médiateurs la garantie que la guerre ne reprendrait pas.

Les pourparlers n’ont plus rien donné depuis la trêve d’une semaine fin novembre, qui avait permis la libération de 105 otages en échange de 240 prisonniers palestiniens incarcérés pour atteinte à la sécurité en Israël.

Les combats se poursuivent dans la bande de Gaza

Dans le nord de la bande de Gaza, les troupes de la 98e division ont combattu plusieurs cellules de terroristes armés au cours de la journée écoulée dans le camp de Shejaiya, situé à Gaza City. Tsahal a déclaré que les soldats ont également localisé et démoli des tunnels et des embuscades.

Les troupes de la 7ème brigade du Corps Blindé Mécanisé ont localisé des roquettes à longue portée lors des opérations à Shejaiya, a indiqué l’armée. Selon Tsahal, cette découverte « indique que l’ennemi tente à nouveau de s’implanter dans la région ».

Lors d’un combat à Shejaiya, l’armée a noté que les soldats de la Brigade des Parachutistes ont repéré une cellule du Hamas qui tentait de leur tendre une embuscade. Lors d’un échange de tirs, tous les terroristes ont été tués et aucun soldat n’a été blessé.

Lors d’un autre combat dans la ville de Gaza, une frappe aérienne a été menée contre une cellule de trois terroristes armés de RPG (lance-roquettes individuels) qui avait été identifiée par les parachutistes, a ajouté l’armée.

Des roquettes trouvées par l’armée israélienne, à Shejaiya, dans la ville de Gaza, sur une photo publiée le 6 juillet 2024. (Crédit : Armée israélienne)

Shejaiya fait partie des zones que Tsahal avait précédemment déclarées débarrassées du Hamas, mais où les combats reprennent. Des combats au sol ont fait rage dans le quartier au cours des deux dernières semaines, forçant des dizaines de milliers de personnes à fuir leurs maisons. Nombre d’entre elles se sont réfugiées dans le stade de Yarmouk, l’un des plus grands terrains de football de la bande de Gaza.

Dans le centre de Gaza, à Deir al-Balah, l’armée a déclaré avoir effectué une frappe aérienne sur un lance-roquettes du Hamas situé à l’intérieur de la zone humanitaire désignée par Israël.

Selon Tsahal, le lance-roquettes était adjacent à un abri pour les civils palestiniens déplacés. Avant de procéder à la frappe par drone, l’armée indique avoir déployé « de nombreux efforts » pour atténuer les dégâts causés aux civils, notamment en avertissant à l’avance les populations se trouvant dans la zone.

Ailleurs dans le centre de Gaza, dans le camp de réfugiés de Nuseirat, une frappe aérienne israélienne sur une maison aurait tué dix Palestiniens, selon les secouristes.

Deux des personnes tuées vendredi dans une frappe qui a touché la région de Deir al-Balah étaient des employés de l’Office controversé de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA), a déclaré son directeur de la communication.

Juliette Touma, de l’UNRWA, a indiqué qu’un total de 194 employés de l’agence avaient été tués depuis octobre.

Des Palestiniens déplacés dans des tentes-abris, à Deir al-Balah, au centre de la bande de Gaza, le 19 juin 2024. (Crédit : Abed Rahim Khatib/Flash90)

En début de semaine, un ordre d’évacuation israélien dans la ville méridionale de Khan Younès et ses environs a permis à environ 250 000 Palestiniens de quitter le secteur. Nombre d’entre eux se sont dirigés vers Deir al-Balah et vers la zone de sécurité déclarée par Israël, centrée le long de la côte de Mawasi.

Dans le sud de la bande de Gaza, à Rafah, les troupes de la 162e division ont continué à combattre les terroristes armés, à détruire les cibles du Hamas – y compris les tunnels – et à localiser les armes au cours de la journée écoulée, a ajouté Tsahal.

Le ministère de l’Intérieur de Gaza, dirigé par le Hamas, a déclaré que quatre officiers de police auraient été tués lors d’une frappe aérienne israélienne à Rafah. Le ministère, qui supervise la police civile, a déclaré que les officiers ont perdu la vie lors d’une patrouille à pied pour sécuriser des propriétés. Huit autres policiers auraient été blessés. L’armée n’a pas encore réagi.

Un communiqué publié par le ministère de l’Intérieur dirigé par le groupe terroriste palestinien a indiqué que parmi les policiers tués se trouvait Fares Abdel-Al, le chef des forces de police du quartier de Tel al-Sultan, à l’ouest de Rafah.

Des soldats de l’armée israélienne à l’entrée d’un site souterrain de fabrication de roquettes du Jihad islamique palestinien à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, sur une photo publiée le 1er juillet 2024. (Crédit : Armée israélienne)

Israël a déclaré que ses opérations à Rafah étaient nécessaires pour éradiquer les derniers bataillons de la branche armée du Hamas. Les alliés d’Israël, dont les États-Unis, ont longtemps mis en garde contre les manœuvres dans cette zone densément peuplée, où plus d’un million de Palestiniens ont afflué dans les premiers jours de la guerre après avoir été déplacés du nord et du centre de la bande de Gaza. Sur ordre d’Israël, la majorité des habitants de Rafah ont depuis lors été évacués vers la « zone de sécurité » de Mawasi.

Parmi les personnes qui ont perdu la vie dans des frappes aériennes distinctes au cours du week-end, on compte cinq journalistes locaux, ce qui porte à 158 le nombre de journalistes tués depuis le 7 octobre, selon le bureau des médias du gouvernement de Gaza dirigé par le Hamas.

La guerre a éclaté lorsque quelque 3 000 terroristes dirigés par le Hamas ont pris d’assaut le sud d’Israël le 7 octobre, tuant près de 1 200 personnes, principalement des civils, tout en prenant 251 otages de tous âges, en commettant de nombreuses atrocités et en utilisant la violence sexuelle comme arme à grande échelle.

Plus de 38 000 personnes seraient mortes à Gaza depuis le début de la guerre, selon le ministère de la Santé du Hamas. Les chiffres publiés par le groupe terroriste sont invérifiables, et ils incluraient ses propres terroristes, tués en Israël et à Gaza, et les civils tués par les centaines de roquettes tirées par les groupes terroristes qui retombent à l’intérieur de la bande de Gaza.

Israël dit avoir tué 15 000 terroristes au combat. Tsahal affirme également avoir abattu un millier de terroristes à l’intérieur du pays le 7 octobre.

325 soldats israéliens ont été tués au cours de l’opération terrestre contre le Hamas et lors des opérations menées le long de la frontière de Gaza.

En savoir plus sur :
S'inscrire ou se connecter
Veuillez utiliser le format suivant : example@domain.com
Se connecter avec
En vous inscrivant, vous acceptez les conditions d'utilisation
S'inscrire pour continuer
Se connecter avec
Se connecter pour continuer
S'inscrire ou se connecter
Se connecter avec
check your email
Consultez vos mails
Nous vous avons envoyé un email à gal@rgbmedia.org.
Il contient un lien qui vous permettra de vous connecter.
image
Inscrivez-vous gratuitement
et continuez votre lecture
L'inscription vous permet également de commenter les articles et nous aide à améliorer votre expérience. Cela ne prend que quelques secondes.
Déjà inscrit ? Entrez votre email pour vous connecter.
Veuillez utiliser le format suivant : example@domain.com
SE CONNECTER AVEC
En vous inscrivant, vous acceptez les conditions d'utilisation. Une fois inscrit, vous recevrez gratuitement notre Une du Jour.
Register to continue
SE CONNECTER AVEC
Log in to continue
Connectez-vous ou inscrivez-vous
SE CONNECTER AVEC
check your email
Consultez vos mails
Nous vous avons envoyé un e-mail à .
Il contient un lien qui vous permettra de vous connecter.