Des soutiens allemands du BDS étiquettent les produits israéliens
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Des soutiens allemands du BDS étiquettent les produits israéliens

Des "inspecteurs" auto-proclamés sont descendus dans des magasins de Bremen, un activiste a rejeté en riant l’accusation d’antisémitisme

Une affiche appelant au boycott d'Israël à Bethléem, en Cisjordanie, le 11 février 2015. Illustration. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)
Une affiche appelant au boycott d'Israël à Bethléem, en Cisjordanie, le 11 février 2015. Illustration. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)

Une équipe de « bons inspecteurs » auto-proclamés dans une ville allemande a essayé d’étiqueter tous les produits israéliens qu’ils pouvaient trouver en provenance « d’implantations israéliennes illégales ».

Samedi, les soutiens au mouvement anti-israélien Boycott, Désinvestissement et Sanctions ont fait irruption dans des magasins du centre ville de Bremen, au nord ouest de l’Allemagne, cherchant à vérifier si certains produits des implantations israéliennes n’étaient pas marqués « Made in Israël ».

Habillés tout en blanc, les inspecteurs auto-proclamés ont fait irruption dans les rayons des fruits d’un grand magasin pour faire appliquer la décision de la Commission européenne qui entrera bientôt en effet exigeant d’étiqueter les produits alimentaires et cosmétiques qui sont fabriqués en Cisjordanie et sur le Plateau du Golan.

Mais un porte-parole du groupe a déclaré au journal TAZ que les activistes essayaient de deviner quels produits provenaient de ces deux endroits.

Un « inspecteur » aurait ri devant un passant qui aurait accusé les activistes d’antisémitisme.

Dans une pharmacie, les activistes ont été mis à la porte et empêchés d’entrer après avoir essayé de laisser une trace de leur action en mettant sur des étagères des petits drapeaux en papier où l’on pouvait lire : « Attention : ce produit pourrait venir d’une implantation israélienne illégale ».

Ils ont exigé que la propriétaire du magasin efface l’enregistrement des caméras de vidéo surveillance du magasin, proposant d’effacer leur propre enregistrement en échange. La propriétaire a déclaré à TAZ qu’elle n’approuvait pas que des gens entrent dans son magasin et dérangent ses activités.

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