Des tags haineux et des croix gammées retrouvés sur les murs d’un campus belge
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Des tags haineux et des croix gammées retrouvés sur les murs d’un campus belge

Une enquête a aussitôt été ouverte par la direction de l’établissement catholique

Des tags haineux et des croix gammées ont été retrouvés sur les murs du campus de l’Université catholique de Louvain-la-Neuve, le 19 mars 2019. (Crédit photo : capture d'écran photo d'Anaïs De Munck/Twitter)
Des tags haineux et des croix gammées ont été retrouvés sur les murs du campus de l’Université catholique de Louvain-la-Neuve, le 19 mars 2019. (Crédit photo : capture d'écran photo d'Anaïs De Munck/Twitter)

Ce mardi, des tags haineux et des croix gammées ont été retrouvés sur les murs du campus de l’Université catholique de Louvain-la-Neuve, en Belgique, révèle le site RTL.be. Les graffitis ont été peints sur les locaux de groupes universitaires engagés pour la défense des migrants et les droits de l’homme et pro-féministes.

Une enquête a aussitôt été ouverte par la direction de l’établissement.

L’université condamne « avec la plus grande fermeté toute expression de racisme, de discrimination ou de haine. L’université poursuivra les auteur-es lorsqu’ils/elles seront identifié-es. L’université se sent touchée dans ses valeurs par ces dégradations », a affirmé Didier Lambert, vice-recteur des affaires étudiantes de l’UCLouvain.

« Ce n’est pas acceptable dans une université qui prône des valeurs d’ouverture, de tolérance, de respect de l’autre, de voir des collectifs engagés qui touchent des sujets de société comme la migration, comme le féminisme, se voir vandalisés, attaqués de cette façon », a réagi Anaïs De Munck, présidente de l’Assemblée générale des étudiants de Louvain.

La Belgique compte aujourd’hui autour de 42 000 Juifs, mais proportionnellement moins d’attaques antisémites que la France. « Il y a des actes antisémites en Belgique, mais la situation n’est pas tout à fait la même qu’en France », affirmait Philippe Markiewicz, le président du Consistoire belge au lendemain de l’assassinat de la survivante de la Shoah, Mireille Knoll. En France, les événements sont plus importants qu’en Belgique. Ceci étant, il y a toujours des actes antisémites en Belgique. Il faut dès lors rester vigilants et réagir », ajoutait-il.

En France, 541 actes antisémites ont été recensés en 2018 contre 311 l’année précédente – soit une hausse de 74 % –, selon un rapport publié par le ministère de l’Intérieur le mois dernier.

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