Des valeurs scoutes françaises pour un mouvement de jeunesse israélien
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Des valeurs scoutes françaises pour un mouvement de jeunesse israélien

Haméirim est un mouvement de jeunesse à succès né du retour en Israël de juifs de France. Il organise le 3 mars un gala dont les fonds récoltés aideront à son développement

Israël Ron Arad, un petit nouveau dans le mouvement scout déjà déjà bien implanté en Israël. Ici, les scouts israéliens de la tribu de Modiin qui allument des torches pendant une cérémonie d'hommage aux soldats morts au combat, au soir de Yom HaZikaron, au cimetière militaire du mont Herzl à Jérusalem, le 30 avril 2017. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Israël Ron Arad, un petit nouveau dans le mouvement scout déjà déjà bien implanté en Israël. Ici, les scouts israéliens de la tribu de Modiin qui allument des torches pendant une cérémonie d'hommage aux soldats morts au combat, au soir de Yom HaZikaron, au cimetière militaire du mont Herzl à Jérusalem, le 30 avril 2017. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

En Israël, les activités du mouvement scout se concentrent principalement sur le savoir-faire technique : constructions de bois, nœuds, orientations. Utile, mais pas suffisant, pour les enfants des scouts juifs présents dans les différentes vagues d’immigration venus de France ces dernières années.

En France, les Éclaireurs israélites, les scouts juifs, existent depuis 1923, et ont été le creuset d’un modèle particulier de vivre-ensemble, qui, au temps de la reconstruction de la vie juive au sortir de la Seconde Guerre mondiale a abouti à la création de la nouvelle école de pensée juive française. Confrontant la tradition juive aux Lumières, ses intellectuels enrichirent le credo juif avant de partir, pour la majorité d’entre eux, en Israël.

Promouvant le pluralisme religieux et social, l’entraide, la mixité et la neutralité politique, tout autant que la vie autonome en milieu naturel pendant trois semaines, un tel mouvement ne trouvait pas  d’équivalent en Israël, un pays où chaque courant religieux ou politique possède ses propres structures de jeunesse. D’autant qu’une demande de mouvement de jeunesse francophone est apparue pour que les enfants d’olim puissent évoluer, à leur arrivée dans ce nouveau pays, dans un environnement familier.

Ce groupe « offre ainsi, selon ses organisateurs, un point de chute aux olim hadachim, en leur permettant de compléter leur intégration dans leur nouveau pays tout en gardant les principes inculqués en France ».

De 12 membres en 1999, le groupe scout baptisé Israël Ron Arad (en hommage au pilote israélien disparu en 2008 au dessus du Liban), le groupe compte aujourd’hui autour de 350 jeunes membres adeptes de la vie sous tente, et de la cuisine au feu de bois.

Aujourd’hui, la demande a dépassé les capacité d’accueil du groupe qui ambitionne de se développer dans les villes les plus francophones d’Israël. Autre objectif : organiser des activités deux fois par mois, être présent dans davantage de villes, recruter 350 nouveaux membres dans les deux ans, et engager des permanents.

Pour populariser leur action et lever des fonds, le groupe Israel Ron Arad organise un gala samedi soir 3 mars à 19h30 à Modiin.

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