Deux Arabes israéliens mis en examen par le Shin Bet pour liens avec l’EI
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Deux Arabes israéliens mis en examen par le Shin Bet pour liens avec l’EI

Les suspects sont accusés d'avoir planifié le meurtre d'un de leurs cousins qui a servi dans l'armée américaine et d'avoir répandu la propagande du groupe terroriste

Amin Yassin, à gauche et Ali Armush, deux arabes israéliens mis en examen pour liens avec l'Etat islamique, le 22 août 2019. (Crédit : Shin Be
Amin Yassin, à gauche et Ali Armush, deux arabes israéliens mis en examen pour liens avec l'Etat islamique, le 22 août 2019. (Crédit : Shin Be

Deux Arabes israéliens ont été mis en examen jeudi à Haïfa, dans le nord d’Israël, pour avoir préparé des attaques en lien avec l’organisation jihadiste Etat islamique (EI), a annoncé le service israélien de sécurité intérieure, le Shin Bet.

Amin Yasin, 22 ans, étudiant en médecine en Slovaquie et Ali Armush, 28 ans, tous deux originaires de la ville de Tamra, dans le nord du pays, ont été arrêtés en juillet mais un embargo avait été imposé sur cette affaire. Il a été levé jeudi après l’inculpation des deux hommes par un tribunal du district nord .

Selon l’acte d’accusation, les deux hommes auraient envisagé de tuer un des cousins de Yasin, qui avait servi dans l’armée américaine, lors de sa prochaine visite en Israël, car « de leur point de vue, ses actions font de lui un infidèle, et sa punition est la mort ».

Yasin et Armush, ont été accusés de conspiration en vue de commettre en meurtre, de contact avec un agent étranger et d’avoir suivi des entraînements à des fins terroristes.

Amin Yassin, un arabe israélien mis en examen pour liens avec l’Etat islamique, le 22 août 2019. (Crédit : Shin Be

« L’enquête du Shin Bet a permis de montre que les deux hommes soutiennent le groupe terroriste Etat islamique, se considèrent comme ses émissaires, au point de créer un califat islamique en Israël », ont indiqué les services de sécurité dans un communiqué.

Dans le cadre de leurs croyances, Yasin et Armush ont répandu l’idéologie du groupe terroriste et diffusé des vidéos d’entraînement.

Les deux hommes sont accusés d’avoir téléchargé sur leurs ordinateurs des contenus provenant de l’EI et montrant comment préparer des armes en vue de perpétrer des attaques, a précisé le communiqué.

M. Armush était « déjà soupçonné de liens avec l’EI, mais n’avait à ce jour pas été condamné, faute de preuves », selon le Shin Bet.

Selon l’acte d’accusation, ils ont été en contact avec des personnes qui se revendiquent membres de l’Etat islamique en Syrie.

Armush avait évoqué la possibilité de se rendre dans le pays ravagé par la guerre pour y rejoindre le groupe terroriste, sans jamais passer à l’action.

Ali Armush, un arabe israélien mis en exame pour liens avec l’Etat islamique, le 22 août 2019. (Crédit : Shin Bet)

Au lieu de cela, Armush avait visionné des vidéos de l’Etat islamique sur la façon de commettre des attaques et de créer des explosifs « afin de mener le jihad le moment venu », a fait savoir le Shin Bet.

Plusieurs dizaines d’Arabes israéliens combattraient actuellement avec l’EI en Syrie et en Irak, a indiqué le Shin Bet.

La plupart d’entre eux ont été tués sur place ou arrêtés à leur retour en Israël. Certains d’entre eux sont revenus de leur plein gré, tout en sachant qu’ils seraient arrêtés, à cause des conditions de vie épouvantables dans les zones d’Irak et de Syrie contrôlées par l’Etat islamique.

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