Israël en guerre - Jour 55

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Deux élus israéliens invitent les pays européens à accueillir des réfugiés de Gaza

Critiquant la communauté internationale, deux élus de la coalition et de l'opposition exhortent l'UE à trouver des solutions concrètes aux 1,2 M de Gazaouis déplacés par la guerre

Ram Ben-Barak (à gauche) et Danny Danon (à droite) (Crédit : Yonatan Sindel, Oren Ben Hakoon/Flash 90)
Ram Ben-Barak (à gauche) et Danny Danon (à droite) (Crédit : Yonatan Sindel, Oren Ben Hakoon/Flash 90)

Deux législateurs israéliens, l’un du parti au pouvoir, le Likud, et l’autre du parti d’opposition Yesh Atid, ont exhorté la communauté internationale à accueillir les réfugiés palestiniens de la bande de Gaza

Dans un rare élan de solidarité interpartis, Danny Danon (Likud) et Ram Ben-Barak (Yesh Atid) ont publié mardi un éditorial dans le Wall Street Journal, appelant « les pays du monde entier à accepter un nombre limité de familles gazaouies ayant manifesté le désir de se réinstaller ».

Un appel qui ne pouvait que susciter l’ire de la communauté internationale, étant donné que les Palestiniens et les pays arabes ont affirmé à maintes reprises que l’objectif ultime d’Israël était d’expulser les Palestiniens de la bande de Gaza. L’Égypte et la Jordanie ont déclaré qu’elles n’accepteraient en aucun cas de recevoir les Palestiniens expulsés de chez eux.

Depuis l’assaut meurtrier du Hamas dans le sud d’Israël le 7 octobre, au cours duquel les terroristes envahisseurs ont tué au moins 1 200 personnes et pris quelque 240 otages, Israël mène une guerre acharnée contre le groupe terroriste, qu’il s’est engagé à éliminer de la bande de Gaza, où il règne depuis 2007.

Les frappes aériennes intenses et les opérations terrestres menées par la suite dans la bande de Gaza ont contraint plus de 800 000 personnes à se déplacer après un appel d’Israël à évacuer la partie nord de l’enclave, où se trouve la majeure partie des infrastructures du Hamas.

Les organismes humanitaires présents dans la bande de Gaza ont qualifié la situation de catastrophique, et si l’aide internationale parvient lentement aux civils, elle ne contribue guère à alléger le fardeau.

Écrivant que « l’attaque terroriste non provoquée du Hamas a mis en danger non seulement Israël, mais aussi les plus de deux millions de personnes vivant dans la bande de Gaza », Danon et Ben-Barak ont critiqué les Nations unies pour « n’avoir rien fait de concret pour venir en aide aux habitants de Gaza » et ont exhorté la communauté internationale à « explorer des solutions alternatives afin d’aider les civils pris dans la crise ».

Des Palestiniens dans un centre de l’UNRWA à Khan Yunis, dans le sud de la bande de Gaza, le 23 octobre 2023. (Crédit : Atia Mohammed/Flash90)

L’une des solutions proposées serait de voir les pays européens accepter un nombre limité de réfugiés gazaouis qui souhaitent quitter l’enclave côtière déchirée par la guerre.

Citant les guerres en ex-Yougoslavie et au Kosovo comme exemples illustrant l’ouverture des frontières des pays européens aux réfugiés, et mentionnant les 1,2 million de réfugiés accueillis par l’Allemagne à la suite de la guerre civile syrienne, les deux législateurs ont exhorté les pays du monde entier à « offrir un refuge aux habitants de Gaza qui cherchent à se réinstaller ».

« Il suffirait qu’un très petit nombre de pays dans le monde se partagent la responsabilité d’accueillir les habitants de Gaza. Même si chaque pays n’accueillait que 10 000 personnes, cela contribuerait à atténuer la crise », poursuivent-ils.

« La communauté internationale a l’obligation morale – et la possibilité – de faire preuve de compassion, d’aider les habitants de Gaza à s’orienter vers un avenir plus prospère et de travailler ensemble pour apporter la paix et une plus grande stabilité au Moyen-Orient. »

Danon et Ben-Barak ne sont pas les premiers à évoquer la possibilité d’accorder le statut de réfugié aux personnes déplacées de Gaza.

Le 16 octobre, un article du Financial Times indiquait qu’en réponse aux pressions exercées par l’Union européenne pour qu’elle accepte les réfugiés fuyant Gaza, l’Égypte avait suggéré en retour que les pays européens en fassent de même.

Certains pays européens ont exprimé leur désapprobation à l’idée d’accueillir des réfugiés de la bande de Gaza. Lors d’un sommet de l’Union européenne à Bruxelles en octobre, le Premier ministre hongrois Viktor Orban a averti que « ceux qui soutiennent la migration soutiennent également le terrorisme ». Peu après, la Première ministre italienne, Giorgia Meloni, a annoncé que son pays renforcerait ses contrôles aux frontières.

Alors que le gouvernement britannique n’a pas répondu aux appels à accueillir des réfugiés de Gaza, le Premier ministre écossais Humza Yousaf a évoqué la possibilité d’accorder un passage sûr vers l’Écosse à ceux qui souhaitent partir.

« Par le passé, les Écossais et les Britanniques ont ouvert leurs cœurs et leurs maisons pour accueillir les réfugiés de Syrie, d’Ukraine et de nombreux autres pays. Nous devons répéter ces actions », a déclaré Yousaf lors d’une interview deux semaines après le début de la guerre.

« L’Écosse est prête à être le premier pays du Royaume-Uni à offrir la sécurité et l’asile à ceux qui ont été pris dans ces terribles attaques. »

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