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Dieudonné mis en examen après avoir accusé Manuel Valls d’agression sexuelle

Dans cette vidéo diffusée le 22 octobre 2020, le polémiste accuse l'ex-Premier ministre d'avoir agressé sexuellement une élève quand il était professeur d'Histoire

Dieudonné M'Bala M'Bala, dans une vidéo mettant en scène Simone Veil et le négationniste Robert Faurisson, devant des portraits de ce dernier et du maréchal Pétain. (Crédit : capture d’écran YouTube / Dieudonné Officiel)
Dieudonné M'Bala M'Bala, dans une vidéo mettant en scène Simone Veil et le négationniste Robert Faurisson, devant des portraits de ce dernier et du maréchal Pétain. (Crédit : capture d’écran YouTube / Dieudonné Officiel)

Le polémiste Dieudonné a été mis en examen pour diffamation après la diffusion d’une vidéo sur YouTube dans laquelle il accuse Manuel Valls d’agression sexuelle, a-t-on appris lundi de source proche du dossier.

Dans cette vidéo diffusée le 22 octobre 2020, le polémiste, de son vrai nom Dieudonné M’bala M’bala, accuse l’ancien Premier ministre d’avoir agressé sexuellement une élève quand il était professeur d’Histoire et prétend qu’il a été placé en garde à vue pour ces faits.

« Il y a un dossier, elle a porté plainte, il a été entendu, il y a eu une garde à vue, hein, hein Manu (rires) », déclare dans cette vidéo le polémiste.

Il a été mis en examen le 13 décembre pour « diffamation publique envers un particulier » par un juge d’instruction de Nanterre (Hauts-de-Seine), selon une source proche du dossier.

« Nous sommes satisfaits de la mise en examen de Dieudonné après les propos particulièrement nauséabonds qu’il a tenus à l’encontre de notre client », ont réagi auprès de l’AFP les avocats de Manuel Valls, Thibault de Montbrial et Pauline Ragot.

Contacté par l’AFP, l’avocat de Dieudonné, David de Stefano, n’a pas souhaité réagir.

Lors d’une audience le 15 mars dernier devant le tribunal correctionnel de Versailles, Dieudonné, jugé dans une autre affaire de vidéo diffamatoire, avait lancé : « Ce n’est pas moi sur la vidéo. »

Le polémiste avait soutenu avoir été victime d’un trucage numérique, « le deepfake », lors de ce procès dans lequel il comparaissait pour outrage à l’encontre d’une magistrate.

Le deepfake est une technique sophistiquée consistant, entre autres, à superposer un visage sur un autre.

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