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Douze suspects ayant des liens présumés avec l’EI arrêtés lors de raids nocturnes

Les arrestations ont eu lieu à Umm al-Fahm, ville natale des terroristes qui ont tué deux officiers à Hadera, et dans d'autres villes arabes

La police arrêtant plusieurs suspects qui seraient impliqués dans l'attaque de Hadera ou qui ont des liens avec l'État islamique, le 28 mars 2022. (Crédit : Police israélienne)
La police arrêtant plusieurs suspects qui seraient impliqués dans l'attaque de Hadera ou qui ont des liens avec l'État islamique, le 28 mars 2022. (Crédit : Police israélienne)

Le service de sécurité du Shin Bet et la police ont arrêté dans la nuit de lundi à mardi au moins 12 Arabes israéliens suspectés d’avoir des liens présumés avec l’État islamique, un jour après la mort de deux policiers dans une fusillade commise par des partisans du groupe djihadiste.

Les arrestations ont eu lieu dans les villes de Sakhnin, Nazareth et Umm al-Fahm, dans le nord du pays, ainsi que dans d’autres villes plus petites de la région de Wadi Ara, selon la presse israélienne.

Les deux terroristes qui ont tué les agents de la police des frontières Yazan Falah et Shirel Aboukrat, tous deux âgés de 19 ans, dans la nuit de dimanche à lundi à Hadera, étaient originaires d’Umm al-Fahm.

Les deux terroristes ont été abattus par des membres d’une unité de police secrète qui dînaient dans un restaurant voisin.

La détention provisoire de cinq autres résidents d’Umm al-Fahm, arrêtés peu après l’attaque de dimanche, a été prolongée de dix jours lundi.

Le Shin Bet et la police devraient continuer à appréhender des suspects ayant des liens avec l’État islamique à la suite de cet attentat meurtrier et d’un autre commis la semaine dernière à Beer Sheva par un partisan du groupe djihadiste.

« La vague d’arrestations a commencé, et elle devrait se poursuivre et même s’intensifier dans les jours à venir », a déclaré un responsable de la police aux informations de la Douzième chaîne mardi.

La police arrêtant un suspect en relation avec l’attaque de Hadera, 28 mars 2022 (Crédit : Police israélienne)

Le Premier ministre Naftali Bennett a ordonné lundi aux services de sécurité de placer tout suspect de terrorisme en détention administrative, sans l’inculper.

Selon une déclaration du bureau de Bennett, il a déclaré que cette pratique controversée – qui permet aux autorités israéliennes de détenir des suspects sans inculpation et est généralement déployée contre les Palestiniens en Cisjordanie – devrait être utilisée « dans les situations où il est possible de présenter une justification légale appropriée ».

En outre, la présence des forces de sécurité sera immédiatement renforcée, en se concentrant sur les zones où il existe une menace de violence. Ce renforcement restera en place jusqu’à Yom HaAtsmaout, qui commence cette année le soir du 4 mai.

Il est également prévu de surveiller les réseaux sociaux afin d’identifier les sources d’incitation et les attaquants potentiels, et de prendre les « mesures appropriées » à leur encontre, précise le communiqué.

D’après les évaluations des responsables de la défense citées par les médias israéliens, il pourrait y avoir plusieurs dizaines, voire plusieurs centaines de personnes en Israël qui auraient, à un moment donné, sympathisé avec l’État islamique.

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