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Droits des femmes en Afghanistan : l’ONU souligne « l’immense recul »

Depuis leur retour au pouvoir, les talibans ont écarté les femmes des emplois publics, leur ont interdit de fréquenter les écoles secondaires et les universités et les parcs

Des femmes afghanes se tiennent devant un parc d'attractions, à Kaboul, en Afghanistan, le 10 novembre 2022. (Crédit : AP Photo/Ebrahim Noroozi)
Des femmes afghanes se tiennent devant un parc d'attractions, à Kaboul, en Afghanistan, le 10 novembre 2022. (Crédit : AP Photo/Ebrahim Noroozi)

Les récentes exemptions aux restrictions imposées aux femmes en Afghanistan par les talibans ne sont « pas suffisantes » au regard de l' »immense recul » de leurs droits, a déclaré un porte-parole de l’ONU à l’issue d’une visite de hauts responsables onusiens à Kaboul.

Une délégation de haut niveau composée notamment de la vice-secrétaire générale de l’ONU Amina Mohammed et de Sima Bahous, secrétaire exécutive de l’agence ONU Femmes, a terminé vendredi une visite de quatre jours à Kaboul et Kandahar.

« Mon message est clair : bien que nous reconnaissions les importantes exemptions faites, les restrictions soumettent les femmes et les filles afghanes à un avenir qui les confine à la maison, viole leurs droits et prive les communautés de leurs services », a déclaré dans un communiqué Amina Mohammed, qui a rencontré avec la délégation certains responsables talibans.

Depuis leur retour au pouvoir en août 2021, les talibans ont imposé de sévères restrictions aux femmes afghanes, les écartant des emplois publics, leur interdisant de fréquenter les écoles secondaires et les universités, ou encore de se rendre dans les parcs.

Fin décembre, ils ont interdit aux ONG de travailler avec des femmes afghanes, conduisant plusieurs organisations à suspendre leurs activités. Certaines d’entre elles ont toutefois pu reprendre partiellement leur activité après avoir reçu l’assurance des autorités que les femmes pouvaient continuer à travailler dans le secteur de la santé.

Sur cette photo prise le 15 octobre 2022, Sarah (à gauche), 20 ans, discute avec sa sœur Fatima, 19 ans, après une interview avec l’AFP à Charikar, dans la province de Parwan. (Crédit : Wakil KOHSAR / AFP)

« Il est clair que nous avons vu un immense recul pour les droits élémentaires des femmes et des filles. Après ça, voir quelques pas en avant n’est pas suffisant », a de son côté déclaré à la presse Farhan Haq, porte-parole adjoint du secrétaire général Antonio Guterres.

« A l’heure actuelle, l’Afghanistan s’isole, en plein milieu d’une crise humanitaire terrible dans un des pays les plus vulnérables au changement climatique », a regretté Amina Mohammed, soulignant qu’une aide humanitaire efficace requiert « un accès total, sécurisé et sans entrave de tous les travailleurs humanitaires, y compris des femmes ».

La délégation a également rencontré divers acteurs clés de la société civile et d’organisations humanitaires.

« Nous avons été témoin d’une résilience extraordinaire. Nous ne doutons absolument pas du courage des femmes afghanes et de leur refus d’être effacées de la vie publique », a commenté Sima Bahous dans le communiqué.

Cette visite en Afghanistan faisait suite à toute une série de « consultations de haut niveau » dans plusieurs pays dans la région, dans le Golfe, en Asie et en Europe.

Lors de ces rencontres, le principe de l’organisation d’une conférence internationale sur les femmes et les filles dans le monde musulman en mars 2023 a été accepté, a indiqué l’ONU.

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