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Analyse

Echanges de feu entre Israël et le Hamas : se dirige-t-on vers une guerre ?

Des sources israéliennes démentent les affirmations du groupe terroriste qui clament que les forces spéciales ont été envoyées pour liquider un haut-commandant

Le ministre de la Défense Avigdor Liberman  (au centre) rencontre le chef de l'armée israélienne Gadi Eizenkot, le chef des services de sécurité du Shin Bet et autres hauts responsables de la Défense au siège de l'armée à Tel Aviv, le 11 novembre 2018. (Crédit : Ariel Hermoni/Ministère de la Défense)
Le ministre de la Défense Avigdor Liberman (au centre) rencontre le chef de l'armée israélienne Gadi Eizenkot, le chef des services de sécurité du Shin Bet et autres hauts responsables de la Défense au siège de l'armée à Tel Aviv, le 11 novembre 2018. (Crédit : Ariel Hermoni/Ministère de la Défense)

Alors que le Premier ministre Benjamin Netanyahu vient d’écourter une visite à Paris, dimanche soir, repartant pour Israël suite à une résurgence des violences à Gaza avec des combats survenus au cours d’un raid mené par les forces spéciales israéliennes, la possibilité – mais aucunement la certitude – d’un autre conflit opposant l’Etat juif au groupe terroriste palestinien du Hamas pointe une nouvelle fois à l’horizon.

Le Hamas a clamé que les affrontements qui ont eu lieu dimanche soir avaient été déclenchés par une tentative d’assassinat de la part des forces israéliennes durant laquelle Nour Baraka, commandant des programmes de construction de tunnels du groupe terroriste dans le secteur de Khan Younès, a été tué. Six autres terroristes seraient également morts.

Sur les sept, trois ont été tués sur le terrain et trois durant les frappes israéliennes. Un homme, blessé, n’a pas survécu.

L’armée a ultérieurement confirmé qu’un officier des forces spéciales était tombé au combat et qu’un autre avait été blessé lors du raid. La censure militaire avait interdit à la publication l’information du décès de l’officier et des blessures infligées à l’autre militaire avant que leurs familles n’en soient préalablement averties. Les noms des deux militaires n’ont pas encore été rendus publics.

Les frappes de l’armée israélienne à Gaza, le 11 novembre 2018 (Capture d’écran : Dixième chaîne)

Toutefois, des informations initiales transmises par des sources de l’armée israélienne ont expliqué que l’opération menée par les forces spéciales, qui ont pénétré sur trois kilomètres dans la bande de Gaza, ne visait nullement à assassiner une personnalité, notant que l’Etat juif n’a pas procédé dernièrement à des assassinats prenant pour cible des chefs terroristes du Hamas.

Et en fait, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a cherché à sceller un accord pour permettre le retour au calme dans la bande de Gaza, notamment en permettant l’entrée sein de l’enclave côtière de 15 millions de dollars en liquidités fournis par le Qatar, pour payer les salaires des responsables palestiniens dans la bande.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, deuxième à gauche, et son épouse second Sara, à gauche, le Premier ministre canadien Justin Trudeau, le roi marocain Mohammed VI, à droite, et le prince héritier Moulay Hassan lors des cérémonies à l’Arc de Triomphe, à Paris, le 11 novembre 2018 (Crédit : AP Photo/Francois Mori, Pool)

Les informations initiales qui ont filtré du côté israélien ont indiqué que le raid des forces spéciales était plutôt une opération sous-couverture de routine, qui n’avait pas entraîné d’échanges de feu avant que l’unité israélienne ne soit remarquée, identifiée et interceptée.

C’est alors que des tirs ont éclaté, alors qu’Israël tentait de s’extirper de la bande, selon ces informations.

Le terroriste du Hamas Nour Baraka (Capture d’écran : Hadashot TV)

Il est probable que Netanyahu, selon ces informations, ne serait pas parti pour Paris pour assister aux événements organisés dimanche pour le centenaire de la Première guerre mondiale si une opération d’assassinat à haut-risque était sur le point de se dérouler. Il a interrompu son séjour pour revenir au plus vite en Israël.

Tandis que certains aspects de cette flambée de violences, à Gaza, restaient soumis, dans la nuit de dimanche, à la censure militaire, l’armée s’est toutefois précipitée de faire savoir que, contrairement aux rumeurs, aucun soldat n’avait été kidnappé lors des affrontements.

Les écoles resteront fermées, lundi, pour les habitants des communautés israéliennes proches de Gaza. Tout dépendra, ont dit des sources militaires dans la soirée de dimanche, de la manière dont le Hamas va choisir de répondre à la mort de six de ses membres lors d’un incident qui bloque Israël et Gaza entre la possibilité d’un accord sur le retour au calme et la perspective d’une guerre.

Au moment où cet article est écrit, le Hamas a lancé neuf roquettes sur Israël dont au moins deux ont été interceptées par le système anti-aérien du Dôme de fer.

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