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Électricité: Smotrich dit qu’il va retenir des millions à l’AP pour rembourser sa dette

Le ministre des Finances déduira l'argent des transferts mensuels à Ramallah ; Mohammed Shtayyeh dénonce une "déclaration de guerre financière et une formule pour l'explosion"

Des lignes électriques à proximité du moshav Bnei Reem, dans le centre d'Israël, le 26 avril 2010. (Crédit : Nati Shohat/Flash90)
Des lignes électriques à proximité du moshav Bnei Reem, dans le centre d'Israël, le 26 avril 2010. (Crédit : Nati Shohat/Flash90)

Le ministre des Finances Bezalel Smotrich (HaTzionout HaDatit) a annoncé qu’Israël allait commencer à prélever de l’argent sur les fonds qu’il collecte au nom de l’Autorité palestinienne (AP) afin de rembourser la dette de cette dernière à l’égard de la compagnie israélienne d’électricité, Israel Electric Corporation (IEC).

« C’en est fini. Après de nombreuses années de grande injustice, les citoyens israéliens vont cesser de financer – de leur propre poche – l’électricité pour l’Autorité palestinienne », a écrit Smotrich mardi sur X – anciennement Twitter.

« Pendant de nombreuses années, le ministère des Finances a largement failli, et à cause de cela, les citoyens israéliens ont payé des millions de shekels chaque mois pour financer la consommation d’électricité de l’Autorité palestinienne. À partir de maintenant, je déduirai chaque mois – des fonds destinés à l’Autorité palestinienne – la totalité de sa consommation d’électricité, et plus tard, nous déduirons également de l’argent pour compenser ses dettes passées. »

En vertu des Accords d’Oslo, Israël est chargé de collecter les droits de douane et autres recettes fiscales pour le compte de Ramallah, l’AP n’ayant pas le statut d’État. Il transfère ensuite les fonds à l’AP sur une base mensuelle, ce qui représente près de 65 % du budget annuel palestinien.

La dette de l’AP envers l’IEC s’élève actuellement à 2 milliards de shekels, selon le quotidien Israel Hayom.

Israël a annoncé des réductions temporaires, s’élevant à des centaines de millions de shekels rien que cette année, des fonds qu’il transfère à l’AP, citant le paiement par Ramallah d’allocations versées par l’AP aux prisonniers sécuritaires et aux familles de terroristes tués par les forces de sécurité israéliennes.

Le ministre des Finances et chef du parti HaTzionout HaDatit, Bezalel Smotrich, dirigeant la réunion de faction de son parti, à la Knesset, à Jérusalem, le 8 mai 2023. (Crédit : Oren Ben Hakoon/Flash90)

En 2018, Israël avait adopté une loi exigeant qu’une somme égale aux allocations mensuelles versées par l’AP soit retenue sur les recettes fiscales qu’elle transfère aux Palestiniens. Cette loi n’a pas toujours été appliquée, mais le ministre des Finances annonce de temps à autre de telles réductions.

Les services de sécurité israéliens ont prévenu que le fait de ne pas verser ces fonds à l’AP, déjà en grande difficulté financière, risquait de conduire à son effondrement.

En réponse aux déductions annoncées par Smotrich pour la dette d’électricité, le Premier ministre de l’AP, Mohammed Shtayyeh, a déclaré à l’agence de presse gouvernementale Wafa que la dette avait été contractée par la Jerusalem District Electricity Company (JDEC), une société privée qui fournit de l’électricité aux consommateurs de Jérusalem-Est et des districts palestiniens de Bethléem, Ramallah et Jéricho.

La JDEC, qui fournit de l’électricité à 30 % des ménages palestiniens, ne possède pas ses propres centrales électriques, mais achète plus de 95 % de son électricité à l’IEC et le reste à la Jordanie pour la région de Jéricho. Shtayyeh a fait remarquer que la compagnie n’est pas affiliée à l’AP et que, par conséquent, la déduction d’une dette privée des fonds destinés à une autorité publique équivaut à « une piraterie et un vol systématiques » et constitue une « déclaration de guerre financière ».

”Les mesures imposées par les autorités israéliennes à l’AP sont une formule pour l’explosion et sont mises en œuvre au mépris des lois internationales tout en profitant de l’absence de responsabilité et du sentiment d’être à l’abri de toute sanction », a ajouté Shtayyeh.

Il a appelé les États-Unis et les pays de l’Union européenne à intervenir pour mettre un terme à ce processus.

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