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En 2021, 3 500 Français ont fait l’alyah, le chiffre le plus élevé depuis 2017

27 050 personnes au total ont fait de l'État juif leur nouveau foyer cette année, soit 30 % de plus que l'an dernier, mais c'est toujours en deçà des chiffres antérieurs au COVID

De nouveaux immigrants en provenance d'Amérique du nord arrivent sur un vol spécial d'aliyah planifié par l'organisation Nefesh B'Nefesh, à l'aéroport Ben Gurion, le 14 août 2019. (Crédit : Flash90)
De nouveaux immigrants en provenance d'Amérique du nord arrivent sur un vol spécial d'aliyah planifié par l'organisation Nefesh B'Nefesh, à l'aéroport Ben Gurion, le 14 août 2019. (Crédit : Flash90)

Un total de 27 050 nouveaux immigrants sont arrivés en Israël au cours de l’année 2021, ce qui représente une augmentation de 30 % par rapport aux chiffres particulièrement bas de l’année précédente, ont annoncé mercredi le ministère de l’Immigration et de l’Intégration, l’Agence juive et Nefesh B’Nefesh.

Parmi les nouveaux arrivants, on compte 4 000 immigrants en provenance des États-Unis, le chiffre le plus élevé depuis 1973 et une augmentation de 30 % par rapport à l’année dernière. Quatre cents autres immigrants sont arrivés du Canada, ce qui porte le nombre total d’immigrants d’Amérique du Nord en 2021 à plus de 4 400, selon les chiffres.

La France a connu un bond de 40 %, avec 3 500 arrivées, le chiffre le plus élevé depuis quatre ans. Il y a eu 7 500 immigrants de Russie, soit une augmentation de 10 % par rapport à 2020, et 3 000 d’Ukraine cette année, soit une hausse de 5 %.

D’autres pays ont également connu une augmentation, avec 900 arrivées d’Argentine – 55 % de plus que l’année dernière – 630 du Royaume-Uni, 550 d’Afrique du Sud, 550 du Brésil et 280 du Mexique.

De nouveaux immigants arrivent à l’aéroport Ben Gurion en Israël à bord d’un vol d’alyah, le 15 août 2015. Les personnes sur la photo n’ont aucun lien avec le contenu de cet article. (Crédit : Luke Tress/Times of Israel)

Les chiffres montrent également que 1 636 immigrants d’Éthiopie sont venus en Israël dans le cadre de l’opération « Zur Israël », qui a relancé l’immigration de Juifs de ce pays après une interruption de plusieurs années.

Globalement, l’immigration a augmenté de 30 % cette année par rapport à 2020, même si elle reste inférieure aux chiffres annuels enregistrés dans les années précédant la pandémie de COVID-19.

Le chiffre total a égalé celui de 2016. En 2017, il y a eu une légère montée à 29 000 et cela a continué en 2018 avec 30 000, pour atteindre un record de 35 000 en 2019. Cependant, avec le début de la pandémie de coronavirus et les restrictions qu’elle a entraînées pour les voyages internationaux, les chiffres ont dégringolé.

En 2020, ils n’étaient plus que 22 000 à s’installer en Israël pour y commencer une nouvelle vie.

La ministre de l’Immigration, Pnina Tamano-Shata, s’est félicitée de ces nouveaux chiffres, saluant la contribution des immigrants juifs à la société israélienne.

La ministre de l’Intégration Pnina Tamano Shata accueille des nouveaux immigrants en Israël, le 3 août 2020. (Crédit : Shlomi Amsalem)

« L’alyah continue de battre des records. Malgré la pandémie et ses limites, l’alyah vers Israël ne s’est pas arrêtée et nous sommes heureux d’accueillir les dizaines de milliers d’immigrants qui ont choisi de faire leur alyah cette année », a-t-elle déclaré. « Les immigrants sont un incroyable moteur de croissance pour l’économie israélienne et constituent une force nationale, économique et morale pour la nation. »

Tamano-Shata a attribué la hausse de l’immigration aux améliorations apportées par son ministère, notamment la suppression des obstacles à l’immigration, la numérisation du processus et une meilleure coopération avec les consulats à l’étranger.

La campagne nationale visant à encourager l’immigration, appelée Horizons israéliens, dispose d’un budget de 35 millions de shekels.

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