Enquête sur une ancienne députée arabe pour incitation à la haine présumée
Rechercher

Enquête sur une ancienne députée arabe pour incitation à la haine présumée

Heba Yazbak, qui a déjà fait l'éloge d'un terroriste qui a tué des Israéliens, dit avoir été convoquée pour un interrogatoire mais n'avait pas été informée de l'objet de l'enquête

Heba Yazbak, députée de Balad, lors d'une conférence de presse à Tel Aviv, le 23 février 2021. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)
Heba Yazbak, députée de Balad, lors d'une conférence de presse à Tel Aviv, le 23 février 2021. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)

Une ancienne députée arabe israélien du parti Balad va faire l’objet d’une enquête de police pour incitation à la haine présumée, selon un reportage de la Douzième chaîne dimanche. Le procureur général Avichai Mandelblit a approuvé l’enquête sur Heba Yazbak, ont déclaré des sources policières à la chaîne.

Heba Yazbak a confirmé l’enquête mais a déclaré qu’elle ne savait pas de quoi il s’agissait. « La semaine dernière, la police m’a contactée et m’a informé d’une convocation dans le cadre d’une enquête, sans préciser l’objet de l’enquête. Une date d’entretien a été fixée pour demain [lundi]. À ce stade, je n’ai rien à ajouter », a déclaré l’ancienne députée dans un communiqué la semaine dernière.

Les soupçons sont liés à des publications sur Facebook rédigées par Yazbak entre 2013 et 2017, avant qu’elle ne soit députée à la Knesset.

En 2015, Yazbak faisait l’éloge du terroriste libanais Samir Kuntar, qui, en 1979, a pris part au meurtre brutal des membres d’une famille israélienne dans la ville de Nahariya, dans le nord du pays. En 2017, elle saluait la fin d’une peine de neuf ans pour Amir Makhoul, qui a plaidé coupable d’avoir transmis des informations sensibles au groupe terroriste libanais Hezbollah.

Le parti Balad lui-même a également confirmé la prochaine enquête à la Douzième chaîne. Balad, avec Hadash, Taal et le Parti démocratique arabe, composent la Liste arabe unie, un parti à prédominance arabe à la Knesset. Yazbak a été députée en 2019-2020 mais n’a pas réussi à être réélue lors des élections de mars 2021, car elle était septième sur la liste de Balad et le parti n’a remporté que six sièges.

À la suite d’une pétition déposée contre elle, la commission électorale de la Knesset a décidé en janvier 2020 de disqualifier sa candidature, mais la décision a été annulée par la Cour suprême, qui a adopté la position de Mandelblit selon laquelle Yazbak ne devait pas être exclue. La législation électorale israélienne interdit à toute personne soutenant ouvertement un conflit armé contre Israël ou incitant au racisme de se présenter à la Knesset.

Yazbak a également été critiquée pour ses déclarations que certains ont interprétées comme une approbation de la violence contre les soldats israéliens. Le parti Balad a fait l’objet de critiques répétées pour des déclarations faites par certains de ses parlementaires et candidats. Parmi les autres politiciens de Balad qui ont fait l’objet de vives critiques, citons l’ancien député Basel Ghattas, qui a fait passer clandestinement des téléphones à des condamnés pour terrorisme dans les prisons israéliennes. Le chef de Balad, Sami Abou Shehadeh, a lui-même été critiqué pour avoir remis des certificats à des prisonniers palestiniens libérés, dont un qui aurait planifié de violentes attaques terroristes contre des Israéliens.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...