Flanqué d’un drapeau palestinien, le président de l’AG de l’ONU marque la Journée de solidarité avec le peuple palestinien
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Flanqué d’un drapeau palestinien, le président de l’AG de l’ONU marque la Journée de solidarité avec le peuple palestinien

Lors d'une session extraordinaire, le chef des députés de l'ONU qualifie la reconnaissance de la Palestine comme non-membre d'étape historique, mais pour Danon, c'est une comédie

LE président de la 71ème Assemblée générale des Nations unies, Peter Thomson des Îles Fidji, lors d'une réunion extraordinaire à l'occasion de la Journée internationale de solidarité avec le peuple palestinien le 29 Novembre 2016. (Crédit :UN Photo/Manuel Elias)
LE président de la 71ème Assemblée générale des Nations unies, Peter Thomson des Îles Fidji, lors d'une réunion extraordinaire à l'occasion de la Journée internationale de solidarité avec le peuple palestinien le 29 Novembre 2016. (Crédit :UN Photo/Manuel Elias)

NATIONS UNIES – Le président de l’Assemblé générale des Nations unies a porté une écharpe aux couleurs du drapeau palestinien autour de son cou mardi, alors qu’il délivrait une allocution au cours d’une session extraordinaire face aux 193 membres de l’ONU pour marquer la Journée internationale de solidarité avec le peuple palestinien.

La Journée internationale de solidarité avec le peuple palestinien une initiative de l’ONU, est célébrée tous les ans, le 29 novembre, date anniversaire de la reconnaissance du Plan de Partition qui a appelé à la création de l’État d’Israël et d’un État arabe indépendant.

Arborant les couleurs du drapeau palestinien, ainsi qu’un keffieh noir et blanc, symbolique des Palestiniens, Peter Thomson des Îles Fidji, le président de la 71e session de l’Assemblée générale a déclaré que la paix entre Israël et les Palestiniens « était fondamentale pour garantir au peuple palestinien des droits inaliénables et leur garantir la jouissance de la dignité, de l’opportunité, de la prospérité et de l’égalité. »

« Cependant, la recherche de la paix a été contrecarrée par des attaques terroristes constantes sur des civils, ainsi que par des actes de violence des deux côtés », a affirmé Thomson.

Il n’a pas souligné que la plupart des attaques aux couteaux, des fusillades et des attaques à la voiture-bélier qui ont commencé l’an dernier, et dont le nombre a considérablement chuté ces dernières semaines’, ont été perpétrées par des Palestiniens.

Depuis octobre 2015, les attentats ont coûté la vie à 36 Israéliens, 2 Américains et un ressortissant érythréen. Selon les chiffres de l’AFP, environ 238 palestiniens, un Jordanien et un migrant soudanais ont également été tués. Pour la plupart de ces individus, ils ont trouvé la mort durant les attaques qu’elles perpétraient, et pour d’autres, lors d’affrontements avec l’armée en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, ainsi que lors des frappes aériennes israéliennes sur la bande de Gaza.

Les propos de Thomson de mardi appelaient les dirigeants palestiniens et israéliens à « mettre un terme à l’escalade de la tension, à réfréner les violences et les provocations, et à éviter l’incitation à la haine et les discours polarisants qui éloignent davantage la paix. »

Il a également appelé la communauté internationale à « redoubler d’efforts pour soutenir les efforts crédibles pour mettre un terme au conflit israélo-palestinien ».

L’Assemblée générale des Nations unies doit examiner 6 résolutions critiques pour Jérusalem mercredi, dont une qui appelle Jérusalem à reprendre les négociations avec la Syrie et à se retirer du plateau du Golan.

Le représentant permanent d’Israël, Danny Danon, a rejeté avec colère les résolutions, et a demandé si « les Palestiniens veulent réellement d’un état »

« L’Histoire a prouvé que la réponse à cette question était négative », a affirmé Danon dans son discours. « Si les Palestiniens souhaitaient réellement la paix, nous aurions pu l’obtenir il y a des années. Les Palestiniens rejettent toutes les propositions d’Israël et y répondent avec des vagues de violence et de terrorisme. »

Durant son discours, Danon a brandi une édition du New York Times du 30 novembre 1947, le lendemain du vote du Plan de Partition, avec en gros titres « L’Assemblé vote pour la Partition de la Palestine », « Les Arabes se retirent… nient la Partition ».

L'ambassadeur israélien aux Nations unies, Danny Dannon brandit un exemplaire du New York Times 30 novembre 1949 avec en gros titres :  L’Assemblé vote pour la Partition de la Palestine », « Les Arabes se retirent… nient la Partition ». (Crédit : autorisation)
L’ambassadeur israélien aux Nations unies, Danny Dannon brandit un exemplaire du New York Times 30 novembre 1949 avec en gros titres :  L’Assemblé vote pour la Partition de la Palestine », « Les Arabes se retirent… nient la Partition ». (Crédit : autorisation)

« Voilà toute l’histoire », a déclaré Danon. « C’est le moment de mettre fin à ce mensonge, une bonne fois pour toute. »

« Si vous voulez vraiment manifester votre solidarité à l’égard du peuple palestinien, alors arrêtez cette comédie, et exigez des dirigeants palestiniens leur retour à la table des négociations. »

Au début de la session, à l’approche de la fin de son mandat avec Ban Ki-moon, le Secrétaire général adjoint, Jan Eliasson a affirmé que l’admission de la Palestine en tant qu’État observateur non-membre en 2012, était une étape historique. Il a reconnu les accomplissements et les opportunités ratées dues aux conflit.

Eliasson a déclaré que les dix dernières années peuvent être qualifiées de « décennie perdue » pour le processus de paix entre Palestiniens et Israéliens, et au rythme où vont les choses, la solution à deux États pourrait devenir inatteignable.

Il a souligné les « inquiétudes légitimes d’Israël en matière de sécurité », mais a ajouté que « occuper un peuple pendant un demi-siècle discrédite les valeurs et la force de votre société démocratique. »

« À mes amis palestiniens, je tiens à vous dire que nous reconnaissons votre souffrance et les injustices auxquelles vous avez fait face. Mais rien ne justifie le terrorisme, la violence et l’incitation à la haine. Et l’unité au sein du peuple palestinien doit être restaurée. »

Ban Ki-moon, dont le mandat prendra fin à la fin de l’année, a déclaré aux deux parties qu’à moins qu’ils ne prennent des mesures pour raviver les espoirs de paix, « l’État unique risque de prendre racine. »

Ban a salué l’initiative du Quartet pour le Moyen-Orient les États-Unis, l’Union européenne, la Russie et les Nations unies – un plan pour raviver les négociations.

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