France : 3 suspects soupçonnés d’avoir financé le jihad en Syrie écroués
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France : 3 suspects soupçonnés d’avoir financé le jihad en Syrie écroués

Deux hommes et une femme sont poursuivis pour "association de malfaiteurs terroriste criminelle" et "financement du terrorisme", selon une source judiciaire

Français combattant en Syrie au nom du Djihad. Illustration. (Crédit : capture d'écran YouTube)
Français combattant en Syrie au nom du Djihad. Illustration. (Crédit : capture d'écran YouTube)

Trois personnes soupçonnées d’avoir formé une cellule de financement du jihad en Syrie ont été inculpées vendredi soir à Paris par un juge antiterroriste et placées en détention provisoire, a appris samedi l’AFP de source judiciaire.

Ces deux hommes et cette femme sont désormais poursuivis pour « association de malfaiteurs terroriste criminelle » et « financement du terrorisme », selon cette source.

Ils avaient été placés en garde à vue mardi lors d’un coup de filet ordonné par un juge d’instruction dans le cadre d’une information judiciaire ouverte à Paris le 7 mai.

Il s’agit du « démantèlement d’un groupe qui effectuait des transactions financières visant à soutenir les activités des combattants (…) terroristes étrangers en Syrie » auprès du groupe État islamique, avait indiqué mercredi le ministère de l’Intérieur espagnol, dont les services ont contribué à établir le circuit et la destination des fonds, qui passaient par la Turquie.

Cinq personnes au total avaient été arrêtées mardi dans plusieurs régions françaises, selon une source proche du dossier.

Jeudi, la garde à vue de deux d’entre eux avait été levée sans poursuites à ce stade, a précisé la source judiciaire. Ce couple avait « tenté en vain de se rendre en Syrie par la Jordanie en janvier » et avait été renvoyé en France, avaient indiqué les autorités espagnoles.

« L’une des personnes arrêtées travaillait pour une société de transfert de fonds », était-il aussi précisé dans leur communiqué.

Selon le gouvernement espagnol, les informations fournies par ses policiers « proviennent en partie du démantèlement en 2014 et 2015 (sur son sol, ndlr) du premier réseau européen d’envoi de femmes en Syrie ».

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