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France: relaxe en appel pour JM Le Pen, jugé pour provocation à la haine raciale

Alors qu'il était député européen, l'ancien chef du FN s'en prenait à des artistes engagés comme l'humoriste Guy Bedos, la chanteuse Madonna ou encore le tennisman Yannick Noah

Le fondateur du Front National de l'extrême-droite française et son ancien chef Jean-Marie Le Pen  durant une conférence de presse à Mormant, à proximité de Paris (Crédit : AFP Photo/Geoffroy Van Der Hasselt)
Le fondateur du Front National de l'extrême-droite française et son ancien chef Jean-Marie Le Pen durant une conférence de presse à Mormant, à proximité de Paris (Crédit : AFP Photo/Geoffroy Van Der Hasselt)

La cour d’appel de Paris a confirmé jeudi la relaxe prononcée en première instance à l’encontre de Jean-Marie Le Pen, jugé pour incitation à la haine raciale pour des déclarations visant plusieurs personnalités engagées contre l’extrême droite.

Un recours avait été déposé par trois associations antiracistes à l’encontre de l’ancien président du Front national (FN, devenu Rassemblement national), relaxé en première instance pour ces propos tenus en 2014.

Dans une vidéo alors diffusée sur son blog, Jean-Marie Le Pen, aujourd’hui âgé de 94 ans, alors député européen, s’en prenait à des artistes engagés contre le FN comme l’humoriste Guy Bedos, la chanteuse Madonna ou encore le tennisman Yannick Noah.

Alors que son interlocutrice lui avançait le nom du chanteur Patrick Bruel, M. Le Pen avait commenté dans un rire: « ça ne m’étonne pas. Ecoutez, on fera une fournée la prochaine fois ».

La cour d’appel a estimé que M. Le Pen n’avait commis aucune faute civile et confirmé la décision de première instance.

Me Sahand Saber, au nom de la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (Licra), partie civile, avait plaidé que les propos de l’ancien dirigeant du FN à l’encontre d’un chanteur de religion juive avaient « une portée intrinsèquement antisémite et raciste ».

Sa consoeur Marie Mercier, conseil de SOS Racisme, également partie civile, avait estimé qu’en ciblant Patrick Bruel, « c’est la communauté juive dans son ensemble qui est visée ». « Fournée renvoie à four qui renvoie au génocide des juifs », avait-elle plaidé, en référence aux fours crématoires des camps de concentration nazis.

La représentante du parquet général, qui n’avait pas fait appel après la relaxe de l’ancien candidat à l’élection présidentielle, avait reconnu que « les propos (incriminés) ne sont pas innocents dans la bouche » de Jean-Marie Le Pen, mais jugé qu' »ils ne peuvent pas faire l’objet d’une condamnation ».

L’avocat de Jean-Marie Le Pen, absent à l’audience, Me Frédéric Joachim, avait quant à lui dénoncé « la fadaise de la procédure », qualifiant au passage les parties civiles de « charognards » et de « vautours » à l’encontre « d’un homme de 94 ans ».

Jean-Marie Le Pen a multiplié durant sa carrière les déclarations provocantes qui lui ont valu plusieurs condamnations.

En 1987 notamment il avait déclaré que les chambres à gaz étaient « un point de détail de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale ».

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