Rechercher

Frappes de missile attribuées à Israël dans le Golan syrien ; des dégâts signalés

La région de Hader aurait été prise pour cible ; des tirs d'artillerie ont été rapportés à proximité quelques heures plus tard

Un missile qui proviendrait d'une frappe israélienne en Syrie dans le ciel sur une vidéo partagée le 11 mai 2022. (Capture d'écran : Twitter)
Un missile qui proviendrait d'une frappe israélienne en Syrie dans le ciel sur une vidéo partagée le 11 mai 2022. (Capture d'écran : Twitter)

Un site du sud de la Syrie a été endommagé lors d’une frappe de missile attribuée à Israël aux premières heures de la journée de mercredi, selon les médias d’État syriens.

L’attaque a pris pour cible les environs de Hader, au nord de Quneitra, sur le plateau du Golan syrien, de l’autre côté de la frontière, selon l’agence de presse d’État SANA.

Il n’y aurait pas eu de blessés mais des dégâts matériels ont été signalés, a ajouté SANA.

Les sites touchés restent indéterminés.

Selon un compte Twitter qui suit les activités militaires israéliennes en Syrie, quatre missiles ont été lancés par un avion de guerre, entraînant des dommages dans la zone.

Une vidéo présumée de l’attaque a été partagée par le même compte, montrant des projectiles traverser le ciel, avec de fortes explosions.

Quelques heures plus tard, des images qui montreraient des frappes d’artillerie à proximité de la ville syrienne de Jubatha al-Khashab, à plusieurs kilomètres au sud de Hader, ont été publiées. Aucune information n’a filtré sur d’éventuels blessés au cours de cette attaque présumée particulière.

L’armée israélienne n’a fait aucun commentaire. Elle ne commente généralement pas les frappes individuelles.

Israël a effectué des centaines de sorties dans le ciel syrien au cours de la dernière décennie, en particulier pour empêcher les tentatives des forces iraniennes de transférer des armes dans le pays ou d’y ancrer une présence. Samedi, la Syrie a fait savoir que des avions non-identifiés avaient frappé Deir Ezzor, l’un des secteurs où les milices iraniennes sont déployées, même si des informations parues dans les médias locaux ont précisé que ces bombardements auraient été conduits par la coalition dirigée par les États-Unis qui opère dans la zone et non par l’État juif.

Dans le passé, des frappes sur des secteurs plus proches de la frontière d’Israël, dans le Golan syrien, avaient visé de manière spécifique des individus soupçonnés de programmer des attaques contre Israël ou qui étaient en train d’en commettre.

Ainsi, au mois de février, Israël aurait bombardé un poste d’observation et « un bâtiment du ministère des Finances » dans la région de Quneitra. Les militaires avaient également lâché par avion des prospectus au-dessus de tout le secteur avertissant les citoyens syriens qu’ils seraient pris pour cible s’ils permettaient au Hezbollah, groupe mandataire de l’Iran, d’opérer dans la région.

Un bâtiment du ministère syrien des Finances après une frappe au missile israélienne à Quneitra, dans le sud de la Syrie, le 23 février 2022. (Crédit : SANA)

Le prospectus donnait le nom du responsable du Hezbollah qui, selon l’armée israélienne, facilite les relations entre le groupe terroriste et l’armée syrienne, Jawad Hasham, le fils de Hajj Hasham, qui est à la tête des initiatives prises par le Hezbollah le long de la frontière syrienne.

Le prospectus disait que les soldats syriens permettaient « de manière répétée » à Hajj Jawad Hashem de « violer les infrastructures de l’armée syrienne, notamment… dans le bâtiment du ministère des Finances et sur la base Rwihinah » que les frappes de la nuit avaient prises pour cible.

« Tous ceux qui coopèrent avec le Hezbollah… sont des cibles », avait-il averti.

Des prospectus similaires auraient été retrouvés dans la région, la semaine dernière. Il est difficile de dire quand ils ont été lâchés par avion.

Les frappes israéliennes ont continué dans l’espace aérien syrien, qui est largement contrôlé par la Russie, alors même que les relations avec Moscou se sont détériorées, ces dernières semaines. L’État juif s’est trouvé en conflit avec la Russie en apportant un soutien de plus en plus appuyé à l’Ukraine, tout en cherchant à conserver sa liberté d’action dans le ciel de la Syrie.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...