Frappes israéliennes à Gaza après des tirs de roquettes nocturnes
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Frappes israéliennes à Gaza après des tirs de roquettes nocturnes

Des milliers d'Israéliens se sont réfugiés dans les abris ; Trois projectiles ont été interceptés et une roquette serait tombée dans un champ

Une explosion à Gaza City après une frappe aérienne des forces israéliennes le 2 juin 2018 (Crédit : AFP PHOTO / Mahmud Hams)
Une explosion à Gaza City après une frappe aérienne des forces israéliennes le 2 juin 2018 (Crédit : AFP PHOTO / Mahmud Hams)

Les avions israéliens ont mené dimanche matin une seconde opération de frappes aériennes en quelques heures dans la bande de Gaza, a fait savoir l’armée, après que quatre projectiles ont été lancés dans la nuit vers le sud d’Israël par les groupes terroristes palestiniens au sein de l’enclave côtière, contrevenant à un accord de cessez-le-feu informel.

Les raids israéliens ont visé « cinq cibles terroristes dans un complexe militaire appartenant aux forces navales du groupes terroriste du Hamas dans le nord de la bande de Gaza », ont commenté les militaires.

Les forces aériennes, samedi soir, avaient procédé à dix frappes aériennes sur des cibles du Hamas en réponse à des tirs de roquettes antérieurs.

Répondant à quatre attaques séparées vers le sud d’Israël, dimanche avant l’aube, le système de défense antimissile du Dôme de Fer a intercepté trois projectiles, dont l’un serait tombé sur le territoire de l’Etat juif, a noté l’armée.

Des milliers d’Israéliens se sont rendus en hâte dans les abris anti-bombes pendant la nuit, alors que les sirènes ont résonné pour avertir des tirs en provenance de l’enclave côtière.

L’armée a expliqué qu’elle tient le Hamas, qui gouverne la bande, comme responsable des attaques à la roquette.

Le premier projectile a été lancé peu de temps avant minuit et demi, déclenchant les sirènes dans la ville de Sdérot, au sud du pays, ainsi que dans la région environnante de Shaar HaNegev.

Une photo prise depuis la ville de Gaza le 29 mai 2018 montre une fumée s’échappant en arrière-plan à la suite d’une frappe aérienne israélienne sur l’enclave palestinienne. (AFP PHOTO / THOMAS COEX)

Le second a été tiré moins d’une heure plus tard, entraînant des alarmes dans la région d’Eshkol.

A 2 heures 45 du matin, les sirènes ont été activées dans les régions de Shaar Hanegev et de Hof Ashkelon, dans le sud d’Israël, annonçant le lancement d’un autre projectile.

Tous les trois ont été abattus par le Dôme de fer, a noté l’armée. Leur nature – roquettes ou obus de mortier – reste encore indéterminée.

Puis, à 3h20, les sirènes ont encore une fois retenti dans les régions de Shaar Hanegev et du Sdot Negev, l’armée confirmant un autre « tir depuis la bande de Gaza vers le territoire palestinien » et identifiant le projectile comme étant une roquette.

Selon le site Walla, elle s’est abattue dans une zone ouverte.

Il y avait également eu plusieurs attaques à la roquette dans la soirée de samedi.

Les tirs de roquettes renouvelés ont suivi des affrontements significatifs sur la frontière avec Gaza dans la journée de vendredi ainsi qu’une flambée massive de violences la semaine dernière, au cours de laquelle les groupes terroristes palestiniens ont lancé plus de 100 roquettes et obus de mortier dans le sud d’Israël, entraînant une réponse des militaires qui ont bombardé plus de 100 sites du Hamas et du Jihad islamique Palestinien dans la bande.

Des soldats israéliens montent la garde à côté d’un système de défense israélien Dôme de fer, conçu pour intercepter et détruire les roquettes à courte portée et les obus d’artillerie, déployé le long de la frontière avec la bande de Gaza le 29 mai 2018. (AFP PHOTO / JACK GUEZ)

En riposte à l’attaque à la roquette de samedi soir, l’armée israélienne a lancé ses premières frappes sur des cibles de toute la bande de Gaza juste avant minuit.

« L’armée israélienne, utilisant des avions-chasseurs, a attaqué 10 cibles terroristes dans trois complexes appartenant au groupe terroriste du Hamas dans la bande de Gaza. Parmi les cibles, deux sites utilisés pour fabriquer et entreposer des armes et un complexe militaire », a commenté l’armée.

Selon l’agence de presse Shebab, affiliée au Hamas, les avions ont frappé des sites du quartier de Shejaiya de Gaza City, du camp de réfugiés de Nuseirat et des abords de la ville de Khan Younès.

Le site d’information palestinien Quds a également fait état de frappes à proximité de la ville de Rafah.

Aucune victime n’a pour le moment été signalée.

Une vidéo, postée sur les réseaux sociaux, aurait montré le bombardement des cibles à Shejaiya, qui a entraîné une grosse boule de feu dans le ciel.

Les lancements de roquette semblent être la première violation d’un cessez-le-feu fragile qui a été mis en vigueur mercredi matin, à l’issue d’un week-end de violences intenses le long de la frontière avec Gaza.

Sur le côté palestinien de la frontière, des milliers de personnes ont assisté aux funérailles d’une jeune infirmière bénévole qui, selon les Palestiniens, aurait été prise pour cible et tuée par les balles israéliennes alors qu’elle soignait les blessés durant les manifestations violentes survenues le long de la bande de Gaza.

Les tensions à la frontière surviennent suite à une semaine qui aura été marquée par les pires escalades de violences entre l’Etat juif et le Hamas depuis la guerre de 2014 à Gaza. Les groupes terroristes palestiniens ont tiré plus de 100 roquettes et obus de mortier vers les villes et les cités du sud d’Israël et l’armée israélienne a répondu par des frappes contre des cibles militaires du Hamas. Après presque 24 heures d’échanges de tirs, un accord tacite sous forme de cessez-le-feu informel avait été décidé même si les deux parties l’avaient qualifié de fragile.

Samedi soir également, les pompiers ont oeuvré à éteindre trois importants incendies en Israël, le long de la frontière avec Gaza, qui auraient été allumés par des cerfs-volants chargés de combustible et lancés depuis l’enclave côtière, samedi.

Le feu le plus destructeur a eu lieu aux abords du kibboutz Carmia, adjacent au nord de la bande de Gaza. Les évaluations préliminaires laissent suggérer qu’entre 160 et 202 hectares de champs ont été anéantis et que des parties d’une réserve naturelle située à proximité au kibboutz ont été anéanties.

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