Israël en guerre - Jour 232

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Gallant à Netanyahu : Renoncez publiquement à toute forme de gouvernance israélienne à Gaza

Le ministre de la Défense affirme qu'il ne consentira pas à une présence israélienne permanente, civile ou militaire, après le Hamas, qui mettrait en péril les succès militaires d'Israël

Le ministre de la Défense Yoav Gallant fait une déclaration à la presse, le 15 mai 2024. (Crédit : Capture d'écran)
Le ministre de la Défense Yoav Gallant fait une déclaration à la presse, le 15 mai 2024. (Crédit : Capture d'écran)

Lors d’une allocution télévisée mercredi, le ministre de la Défense Yoav Gallant a déclaré au Premier ministre Benjamin Netanyahu que celui-ci devait prendre des « décisions difficiles » pour avancer sur la question de la gouvernance de Gaza par des Palestiniens non affiliés au Hamas, car les progrès de la guerre étaient en train de s’effriter et que la sécurité à long terme d’Israël était en jeu.

Il a également prévenu qu’il ne consentirait pas à ce qu’Israël gouverne civilement ou militairement la bande de Gaza, et que la gouvernance par des Palestiniens locaux non affiliés au Hamas était dans l’intérêt d’Israël. Netanyahu doit, selon lui, renoncer publiquement à toute idée de gouvernance israélienne permanente dans la bande de Gaza.

Gallant a déclaré qu’à moins de trouver un substitut au Hamas dans la bande de Gaza, les succès militaires d’Israël seront compromis car le groupe terroriste parviendra à se regrouper et à exercer un contrôle civil.

« Tant que le Hamas maintiendra un contrôle civil dans la bande de Gaza, il pourra rétablir son pouvoir. Nous devons éliminer la capacité de gouvernance du Hamas. Pour ce faire, les opérations militaires doivent être combinées à la mise en place d’une entité alternative », a-t-il déclaré dans sa déclaration télévisée.

« Sans cette alternative, il ne restera que deux mauvaises solutions : Le Hamas ou un régime militaire israélien », a souligné Gallant. « L’absence de décision compromettra le succès militaire et sabotera les chances de parvenir à un cadre pour la libération des otages », a-t-il ajouté.

Gallant a indiqué que depuis des mois, il soulevait la question de trouver un remplaçant au Hamas lors des réunions du cabinet de Sécurité, mais qu’il s’était heurté à une fin de non-recevoir. « Un régime palestinien local est avant tout un intérêt israélien », a-t-il expliqué. « Malheureusement, la question n’a pas été soulevée et aucune solution alternative n’a été proposée. »

Il a ajouté qu' »une tendance dangereuse se développe, qui prône [l’idée] d’une administration militaire et civile israélienne dans la bande de Gaza ».

« Il s’agit d’une alternative dangereuse pour l’État d’Israël », a-t-il poursuivi. « L’administration militaire israélienne de Gaza deviendra le principal effort de sécurité d’Israël pour les années à venir…, nous coûtera cher en sang et en victimes inutiles, et entraînera également un lourd tribut économique », a affirmé Gallant.

« Je n’accepterai pas la mise en place d’une administration militaire israélienne à Gaza. Israël ne doit pas exercer de contrôle civil à Gaza », a-t-il ajouté.

« Les services de sécurité et Tsahal ont pour mission de détruire le Hamas et d’assurer le maintien d’une liberté d’action militaire totale à Gaza. La capacité de le faire dépend de la création d’une gouvernance alternative à Gaza, et toutes les parties du gouvernement d’Israël doivent s’y atteler ».

« La façon dont cela sera mis en œuvre influencera la situation sécuritaire d’Israël pour les décennies à venir. »

Gallant a encore déclaré qu’il appelait le Premier ministre Benjamin Netanyahu à prendre une décision et à déclarer qu’Israël n’exercera pas d’autorité civile dans la bande de Gaza, parce qu’aucune administration militaire israélienne ne sera établie à Gaza, et qu’un gouvernement alternatif au Hamas dans la bande de Gaza sera mis en avant immédiatement. C’est notre obligation et notre responsabilité afin de mener l’État vers une situation meilleure ».

« Ici même », a-t-il ajouté, « sous notre mandat, pour le bien de l’avenir de l’État, nous devons prendre des décisions difficiles – faire passer l’intérêt national avant tout autre intérêt, même si cela nous coûte sur le plan personnel ou politique ». Il a déclaré que les yeux de la nation « sont braqués sur nous » et que les Israéliens « attendent de nous que nous prenions les bonnes décisions ».

Gallant a par ailleurs indiqué dans un communiqué de presse que les relations d’Israël avec les États-Unis étaient « essentielles, solides et stables ».

Il a ajouté qu’il existait « des divergences d’opinion, mais je tiens à préciser que les États-Unis ont été les premiers à nous soutenir par des actes, et non par des mots ».

« Nous réglons les différends à huis clos, pas dans des interviews ou par des tweets », a dit Gallant, dans des remarques à peine voilées à l’égard d’autres politiciens.

Benny Gantz, ministre du cabinet de guerre, a pris la défense de Gallant face aux appels à son limogeage. « Le ministre de la Défense dit la vérité, la responsabilité des dirigeants est de faire ce qui est juste pour le pays, à tout prix », a-t-il déclaré dans un communiqué.

Répondant à Gallant, Netanyahu a affirmé qu’il n’était « pas prêt à remplacer le Hamastan par le Fatahstan ».

Le Fatah est le parti du dirigeant de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas.

« Après le terrible massacre du 7 octobre, j’ai ordonné la destruction du Hamas », a déclaré Netanyahu dans une réponse vidéo aux propos de Gallant. « Tant que le Hamas restera debout, aucun autre parti n’interviendra pour gérer les affaires civiles à Gaza, et certainement pas l’Autorité palestinienne. 80 % des Palestiniens de Judée-Samarie soutiennent le terrible massacre du 7 octobre », a déclaré Netanyahu, faisant référence à la Cisjordanie.

« Je ne suis pas prêt à passer du Hamastan au Fatahstan », a-t-il dit, faisant référence à l’Autorité palestinienne dirigée par le Fatah.

Le chiffre de 80 % cité par Netanyahu semble provenir d’un sondage réalisé en décembre par le Centre palestinien de recherche politique et d’enquête, selon lequel 82 % des Palestiniens de Cisjordanie soutenaient les événements du 7 octobre. Un deuxième sondage publié par la même organisation en mars rapportait que ce chiffre était tombé à 71 %.

« L’Autorité palestinienne soutient le terrorisme, éduque au terrorisme et finance le terrorisme. La première condition pour préparer le terrain à un autre parti est donc d’éliminer le Hamas, et ce, sans excuses », a ajouté Netanyahu.

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