Gaz naturel et exploitation minière ont rapporté 480M NIS au 1er semestre 2020
Rechercher

Gaz naturel et exploitation minière ont rapporté 480M NIS au 1er semestre 2020

Alors que les redevances - payées par les compagnies de gaz naturel - sont en hausse de 12,7 %, la production de Tamar a baissé de 40 %, selon un rapport du ministère de l'Energie

La plate-forme de traitement du gaz naturel Leviathan de la réserve naturelle de Dor Habonim Beach, le 1er janvier 2020. (Flash90)
La plate-forme de traitement du gaz naturel Leviathan de la réserve naturelle de Dor Habonim Beach, le 1er janvier 2020. (Flash90)

Les redevances versées par les entreprises qui extraient des ressources naturelles, telles que le gaz et les minéraux, se sont élevées à environ 480 millions de NIS au cours du premier semestre 2020, soit une augmentation de 12,7 % par rapport à la même période l’année dernière.

La quasi-totalité provient des champs de gaz naturel Tamar et Leviathan, exploités par la société Noble Energy, basée au Texas. C’est ce que montre un rapport annuel (en hébreu) publié lundi par l’administration des ressources naturelles du ministère de l’Energie.

Tamar a produit 3,4 milliards de mètres cubes (BCM) de gaz, soit une baisse de près de 40 % par rapport à la même période en 2019. Cette baisse est due à la chute des prix du gaz, à la diminution de la demande pendant la crise du coronavirus et à la décision de la Société électrique israélienne d’acheter plus de gaz au puits Leviathan. Tamar a payé 249 millions NIS de royalties.

Le Leviathan, qui a commencé sa production commerciale en janvier, a payé 223 millions de NIS pour une production de 3,1 BCM. Près de 60 % de cette somme a été fournie au marché israélien – principalement la Compagnie israélienne d’Electricité – le reste étant destiné à l’Égypte et à la Jordanie.

Un ouvrier sur la plateforme de gaz naturel Leviathan, au large des côtes israéliennes. (Crédit : Albatross)

L’exploitation minière de la société Rotem Amfert Negev, qui a produit un peu moins de trois millions de tonnes de phosphate, a rapporté 4,565 millions de NIS. La société, qui appartient à Israel Chemicals Ltd, possède des usines à Rotem, Oron et Zin dans le sud d’Israël.

Sur le site de Rotem, la société extrait du schiste bitumineux pour alimenter une centrale électrique. En février, le ministère de l’Energie a annoncé qu’il ne renouvellerait pas la licence d’exploitation du schiste bitumineux au-delà de mai 2021.

Usine Rotem Amfert d’Israel Chemicals. (Shay Levy/Flash90)

Les redevances provenant de l’exploitation minière de la mer Morte effectuée par une autre société d’Israel Chemicals Ltd., Dead Sea Works, sont administrées par le ministère des Finances et ne sont donc pas incluses dans ce rapport.

Les royalties sont censées contribuer à une « prise gouvernementale » globale de 62 % sur les bénéfices que les entreprises tirent des ressources naturelles, qui appartiennent à tous les citoyens du pays. La deuxième source est l’impôt sur les sociétés, perçu par l’autorité fiscale, et la troisième – qui a été retardée – est censée provenir des prélèvements versés dans un fonds souverain.

Le fonds souverain, qui n’a pas encore été créé, ne pourra commencer à fonctionner que lorsqu’au moins 1 milliard NIS aura été prélevé. La somme collectée à ce jour est de 474 millions NIS. Environ 75 % de cette somme a été versée en 2013 pour le champ gazier de Mari-B Yam Tethys, qui a fermé en 2012, le reste provenant d’Israel Chemicals Ltd.

Les travaux de la mer Morte vus d’en haut. (Shmuel Bar-Am)

Israel Chemicals est coincé dans un litige complexe avec l’autorité fiscale concernant les déductions fiscales de Dead Sea Works liées à quelque 500 millions de NIS que cette dernière dit qu’elle aurait déjà dû être versée dans le fonds souverain.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...