Gaza : Israël déjoue une tentative d’envoi d’équipements militaires
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Gaza : Israël déjoue une tentative d’envoi d’équipements militaires

Cent-soixante-douze colis contenant des articles "à double usage", civil ou militaire, ont été saisis au point de passage d'Erez

Certains des articles que Tsahal a déclaré avoir confisqués lors d'une tentative de faire entrer en contrebande dans Gaza des articles à double en emploi, le 15 mai 2019. (Porte-parole du COGAT)
Certains des articles que Tsahal a déclaré avoir confisqués lors d'une tentative de faire entrer en contrebande dans Gaza des articles à double en emploi, le 15 mai 2019. (Porte-parole du COGAT)

Jeudi, Israël a annoncé avoir déjoué une tentative de faire entrer en contrebande 172 colis contenant des équipements militaires dans la bande de Gaza à travers le point de passage d’Erez.

Les équipements comprenaient des drones, des microscopes numériques, des viseurs d’armes, des torches et des étuis d’armes à feu, des téléphones de terrain, des caméras cachées, des équipements de communication, des lampes de plongée et des bottes militaires.

Selon une déclaration du COGAT, l’organisme du ministère israélien de la Défense qui fait la liaison avec les Palestiniens, 250 sacs de courrier ont été envoyés depuis Israël vers Gaza. Mercredi, un officier en poste au point de passage a identifié 172 colis qui contenaient des articles « à double usage » et les a confisqués.

Ces dernières années, Israël a très largement restreint l’entrée dans Gaza de produits qu’il qualifie à « double usage », c’est-à-dire qui peuvent être utilisés à la fois à des fins civiles et terroristes. Les Palestiniens de Gaza doivent depuis longtemps recevoir des permis spéciaux pour importer des produits qu’Israël classe comme étant à « double emploi ».

Certains des articles que Tsahal a déclaré avoir confisqués lors d’une tentative de faire entrer en contrebande dans Gaza des articles à double en emploi, le 15 mai 2019. (Porte-parole du COGAT)

Le colonel Iyad Sarhan, le chef de de l’Administration de coordination et de liaison pour Gaza à Tsahal, a déclaré dans un communiqué que l’armée allait continuer à travailler en coordination avec d’autres organismes de défense pour empêcher l’entrée de tout équipement vers l’enclave côtière qui pourrait être utilisé pour des activités terroristes.

« Nous observons avec une grande sévérité toute tentative d’exploiter l’utilisation civile de colis postaux pour livrer des produits à double emploi qui pourrait nuire à la sécurité de l’Etat d’Israël et ses citoyens », a déclaré le colonel Sarhan. « Nos officiers de contrôle aux frontières, avec l’autorité des transferts du ministère de la Défense d’Israël et de la Poste d’Israël, travaillent sans arrêt pour empêcher l’entrée de ce type de marchandises et l’entrée d’équipements utilisés pour la guerre et le terrorisme ».

Le mois dernier, un officiel du Hamas a déclaré qu’Israël avait accepté de lever ses restrictions sur l’importation dans la bande de Gaza de nombreux produits à « double usage » dans le cadre de l’accord avec les groupes terroristes présents.

Selon un rapport de la Banque mondiale du mois dernier, Israël classe 118 produits de ce type pour Gaza et 56 pour la Cisjordanie. Ceux de Gaza incluent plusieurs produits chimiques, des machines comme des équipements de forage et des jet-skis.

On voit des Palestiniens traverser au point de passage d’Erez avec Israël à proximité de Beit Hanoun dans le nord de la bande de Gaza, le 27 août 2018. (AFP/ MAHMUD HAMS)

Le rapport explique que l’estimation de la Banque mondiale a révélé « qu’assouplir les restrictions sur les objets à double usage pourrait apporter une croissance de 6 % à l’économie de la Cisjordanie et de 11 % à Gaza d’ici 2025, en comparaison avec un scénario où les restrictions continueraient ».

L’Egypte, les Nations unies et le Qatar ont récemment négocié un accord de cessez-le-feu entre Israël et le groupe terroriste du Hamas. Des médias israéliens ont déclaré que l’accord impliquait un arrêt des violences en provenance de Gaza, en échange d’un assouplissement par l’Etat juif de certaines de ses restrictions sur le mouvement des gens et des biens pour entrer et sortir de l’enclave côtière.

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