Rechercher

Gaza : l’ONU met en garde contre le risque d’un nouveau conflit « dévastateur »

"Tous les indicateurs clés - humanitaire, économique, sécuritaire et politique - continuent de se détériorer", selon l'émissaire de l'ONU pour le Proche-Orient

Nikolay Mladenov, coordinateur spécial des Nations Unies pour le processus de paix au Moyen-Orient, à Yad Vashem, le 28 août 2017. ( Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Nikolay Mladenov, coordinateur spécial des Nations Unies pour le processus de paix au Moyen-Orient, à Yad Vashem, le 28 août 2017. ( Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Nickolay Mladenov, a mis en garde jeudi le Conseil de sécurité contre le risque d’un nouveau conflit « dévastateur » à Gaza, lors d’une réunion marquée par de vives critiques israéliennes contre un Israélien, les Palestiniens et la Bolivie.

« Gaza est en train d’imploser. Ce n’est pas une hyperbole. Ce n’est pas de l’alarmisme. C’est une réalité », a averti par liaison vidéo Nickolay Mladenov, en évoquant une économie en « chute libre ».

« Nous restons au bord d’un nouveau conflit potentiellement dévastateur, un conflit que tout le monde dit ne pas vouloir, mais qui demande bien plus que des mots pour l’éviter ».

A défaut « d’actions très claires de toutes les parties pour réduire la tension, les conséquences seront terribles », a-t-il estimé.

La Bolivie avait choisi de faire intervenir ensuite Hagai El-Ad, directeur de B’Tselem, une ONG israélienne opposée à la présence israélienne dans les Territoires palestiniens.

Hagai El-Ad, le directeur de B’TSelem, devant le Conseil de sécurité des Nations unies, à New York, le 14 octobre 2016. (Crédit : capture d’écran YouTube)

« La bande de Gaza, où vivent 2 millions de personnes, est une prison à ciel ouvert », a notamment dit cet Israélien assis à côté de l’ambassadeur palestinien auprès de l’ONU, Riyad Mansour.

Israël a vivement critiqué sa présence et son intervention. Le Conseil vient d’assister à « un cirque », a asséné l’ambassadeur israélien à l’ONU, Danny Danon.

Selon une source diplomatique, Danon a lancé au directeur de B’Tselem qu’il était « un citoyen israélien au service de l’ennemi ». « Honte à toi, collaborateur », a-t-il ajouté, selon cette même source.

En anglais, Danny Danon a aussi vivement reproché à la Bolivie son initiative. « Trouvez-moi un Palestinien ou un Bolivien venant devant le Conseil de sécurité critiquer ses autorités », a-t-il lancé, en critiquant par ailleurs « la culture de la haine » des Palestiniens et de leur dirigeant Mahmoud Abbas à l’égard d’Israël.

Concernant Gaza, « nous sommes au seuil d’une escalade majeure », a reconnu l’ambassadeur israélien, en condamnant le tir récent de roquettes de Gaza vers son pays.

Premier membre du Conseil de sécurité à prendre la parole, l’ambassadrice américaine démissionnaire Nikki Haley a choisi de ne pas parler du conflit israélo-palestinien. Son intervention est restée focalisée sur une dénonciation de l’Iran.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...
S'inscrire ou se connecter
Veuillez utiliser le format suivant : example@domain.com
Se connecter avec
En vous inscrivant, vous acceptez les conditions d'utilisation
S'inscrire pour continuer
Se connecter avec
Se connecter pour continuer
S'inscrire ou se connecter
Se connecter avec
check your email
Consultez vos mails
Nous vous avons envoyé un email à gal@rgbmedia.org.
Il contient un lien qui vous permettra de vous connecter.