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GB: En amont de l’arrivée de Netanyahu, le grand rabbin appelle à « l’unité juive »

Pour Ephraim Mirvis, « l’unité juive n’est pas qu'une noble aspiration. C’est aussi une responsabilité sacrée, pour les politiciens, les dirigeants, les militants, nous tous »

Le ministre Benjamin Netanyahu, à gauche, en compagnie du grand rabbin britannique Ephraim Mirvis, lors d’une rencontre avec les dirigeants de la communauté juive britannique, le 5 novembre 2017. (Crédit : Kobi Gideon/GPO)
Le ministre Benjamin Netanyahu, à gauche, en compagnie du grand rabbin britannique Ephraim Mirvis, lors d’une rencontre avec les dirigeants de la communauté juive britannique, le 5 novembre 2017. (Crédit : Kobi Gideon/GPO)

JTA — En amont de la visite du Premier ministre Benjamin Netanyahu à Londres, le grand rabbin du Royaume-Uni a appelé à « l’unité juive », en Israël et dans le reste du monde, en réaction aux manifestations spectaculaires contre la réforme judiciaire israélienne.

« Je n’aurais jamais imaginé qu’un jour la population d’Israël, et ses dirigeants respectés, évoqueraient ouvertement la possibilité, Dieu nous en garde, d’une guerre civile », a écrit Ephraim Mirvis dans un court éditorial publié dans les colonnes du Jewish Chronicle, le plus ancien journal juif du Royaume-Uni.

« En ces temps de crise nationale, l’unité juive doit être notre priorité absolue. L’unité juive n’est pas qu’une noble aspiration. C’est aussi une responsabilité sacrée, pour les politiciens, les dirigeants, les militants, nous tous, en Israël comme dans le reste du monde. »

Il s’agit de sa toute première déclaration sur les manifestations en Israël, qui mobilisent des centaines de milliers de personnes dans les rues du pays depuis maintenant des mois.

Mirvis a jusqu’ici fait en sorte de ne pas prendre parti dans le débat qui fait rage sur la question de savoir si le projet du gouvernement de droite d’Israël va réformer le système judiciaire en rationalisant le pouvoir de la Cour suprême ou porter atteinte à la démocratie.

Le gouvernement s’est d’ailleurs attiré de nouvelles critiques de la part des manifestants, jeudi, en adoptant une loi limitant la possibilité de démettre le Premier ministre en exercice de ses fonctions.

Netanyahu est impliqué dans plusieurs affaires de corruption, et ce depuis des années.

Netanyahu a repoussé son vol pour Londres à vendredi dans la matinée, après avoir prononcé un discours télévisé dans lequel il a dit qu’il interviendrait personnellement sur la question de la réforme judiciaire, et notamment le choix des juges et la capacité de la Cour suprême à invalider des lois.

Il a reçu un accueil glacial de la part des Juifs d’Allemagne et d’Italie, à l’occasion de ses récents déplacements officiels.

Selon Haaretz, Netanyahu aurait l’intention de tenter de rassurer ses homologues britanniques sur le fait que ses réformes ne vont pas altérer le caractère démocratique de l’État d’Israël.

Son emploi du temps sur place ne compte qu’un entretien avec le Premier ministre britannique Rishi Sunak, conservateur, mais aucune réunion avec des personnalités juives de la diaspora.

Des organisations juives libérales ont prévu de manifester lors de la venue de Netanyahu à Londres.

Un manifestant anti-réforme appose une affiche revêtue du slogan « Ne revenez pas », à l’occasion d’une manifestation devant l’aéroport Ben Gurion contre la réforme judiciaire, au moment où le Premier ministre Benjamin Netanyahu part pour une visite officielle en Allemagne, le 15 mars 2023. (Crédit : Ahmad Gharabli/AFP)

« On ne part pas en week-end à Londres quand on met à bas une démocratie », peut-on lire sur une affiche de Yachad UK, organisation juive britannique favorable à une solution pacifique au conflit israélo-palestinien.

« Le Premier ministre Netanyahu vient à Londres. Il dirige le gouvernement d’extrême droite qui est en train de détruire le système judiciaire israélien, d’enraciner l’occupation et de fouler aux pieds les droits des femmes et des minorités », a ajouté le groupe dans un tweet, invitant la population à se joindre à la manifestation prévue à l’occasion de la visite de Netanyahu.

Dans un éditorial, Marie Van Der Zyl, présidente du Board of Deputies of British Jews, a fait valoir que ces manifestants ne devaient pas être considérés comme des ennemis d’Israël.

« Les manifestations à Londres sont emmenées par des Israéliens. Les drapeaux israéliens y flottent fièrement. Ils ne veulent pas détruire Israël, mais au contraire sauver le pays d’une chose dont ils craignent qu’elle ne mène à sa destruction », a-t-elle écrit dans le Jewish Chronicle.

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