Gila Gamliel : Le taux d’enfouissement des déchets doit passer de 80 à 20 %
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Gila Gamliel : Le taux d’enfouissement des déchets doit passer de 80 à 20 %

Lors de la cérémonie de passation de pouvoirs du nouveau directeur général, la ministre de l'Environnement a fixé un délai de 10 ans pour la réduction des décharges

La décharge de Dudaim, la plus grande décharge d'Israël, près de la ville de Rahat, dans le sud d'Israël, le 10 août 2016 (Crédit : Yaniv Nadav/Flash90)
La décharge de Dudaim, la plus grande décharge d'Israël, près de la ville de Rahat, dans le sud d'Israël, le 10 août 2016 (Crédit : Yaniv Nadav/Flash90)

La ministre de la Protection de l’environnement, Gila Gamliel, a fixé mercredi un objectif pour les dix prochaines années, à savoir réduire la quantité de déchets mis en décharge de l’actuel taux « scandaleux » de 80 % à un maximum de 20 %.

Lors d’une cérémonie de passage de relais mercredi pour le directeur général du ministère sortant Guy Samet et son remplaçant David Yahalomi, Mme Gamliel a déclaré que depuis 2017, de nombreux pays, dont la Suisse, l’Allemagne, la Belgique, le Japon, la Norvège, l’Autriche, le Danemark, les Pays-Bas et la Suède, n’enterraient plus de déchets dans le sol. Il n’a fallu qu’une décennie à la Suisse, à partir de 2007, pour passer de 50 % d’enfouissement des déchets à zéro, a-t-elle dit.

« Nous devons atteindre ces normes », a déclaré Mme Gamliel. « Nous pouvons amener Israël – qui aujourd’hui enterre 80 % de ses déchets, c’est scandaleux – à 20 %, au maximum, au cours de la prochaine décennie, et à zéro à long terme. »

Le ministère de la Protection de l’environnement récupère actuellement plus d’un milliard de shekels (258 millions d’euros) par an des taxes d’enfouissement des déchets et quelque 2,5 milliards de shekels (640 millions d’euros) ont déjà été accumulés dans le fonds du ministère pour le maintien de la propreté, a-t-elle poursuivi. Ces fonds pourraient être utilisés pour une « révolution » dans la gestion des déchets.

De gauche à droite : le directeur général sortant du ministère de la Protection de l’environnement, Guy Samet, la ministre Gila Gamliel et le nouveau directeur général David Yahalomi. (Crédit : Rafi Kotz, service de presse du gouvernement)

« Le jour où le fonds ne recevra plus aucun shekel, nous saurons que nous sommes sur la bonne voie », a-t-elle indiqué.

David Yahalomi a annoncé que sous sa direction, le ministère pousserait pour une économie circulaire et ferait en sorte que les Israéliens « prennent la responsabilité de la culture de la consommation et des déchets qu’elle produit ». Le ministère encouragera le développement des technologies propres et luttera contre les pollueurs.

Israël est en retard sur les autres nations développées en ce qui concerne la pollution causée par les transports, l’énergie et les déchets, a-t-il ajouté, et il n’y a aucune raison pour que le pays poursuive sur cette voie.

Peu après son entrée en fonction, Mme Gamliel a gelé la politique du ministère visant à construire des incinérateurs de déchets et a ordonné une nouvelle révision de cette pratique controversée.

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