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Guerre Israël-Hamas : troisième veto américain au Conseil de sécurité de l’ONU

"Demander un cessez-le-feu immédiat et inconditionnel sans accord préalable exigeant du Hamas qu'il remette en liberté les otages n'apportera pas une paix durable", a expliqué l'envoyée américaine aux Nations unies

L'ambassadrice américaine aux Nations unies, Linda Thomas-Greenfield, à gauche, et l'ambassadeur algérien à l'ONU, Amar Bendjama, à droite, lors d'une rencontre du Conseil de sécurité sur la guerre entre Israël et Gaza au siège des Nations unies, à New York City, le 20 février 2024. (Crédit : Angela Weiss/AFP)
L'ambassadrice américaine aux Nations unies, Linda Thomas-Greenfield, à gauche, et l'ambassadeur algérien à l'ONU, Amar Bendjama, à droite, lors d'une rencontre du Conseil de sécurité sur la guerre entre Israël et Gaza au siège des Nations unies, à New York City, le 20 février 2024. (Crédit : Angela Weiss/AFP)

Les États-Unis ont utilisé ce mardi, une fois encore, leur droit de veto contre une résolution de Conseil de sécurité des Nations Unies portant sur la guerre entre Israël et le Hamas, bloquant une demande portant sur un cessez-le-feu humanitaire immédiat.

Treize membres du Conseil ont voté en faveur du texte qui avait été soumis par l’Algérie et la Grande-Bretagne s’est abstenue. C’est la troisième fois que les États-Unis s’opposent à une telle résolution depuis le massacre qui a été commis par le Hamas, le 7 octobre, sur le sol israélien et la guerre qui a suivi.

« Un vote en faveur de cette résolution est un soutien apporté au droit à la vie des Palestiniens. A l’inverse, voter contre implique une approbation implicite de la violence brutale et de la sanction collective qui leur sont infligées », a commenté l’ambassadeur algérien aux Nations Unies, Amar Bendjama, avant le vote, s’exprimant devant le Conseil.

L’ambassadrice américaine Linda Thomas-Greenfield avait signalé, samedi, que les États-Unis s’opposeraient au projet de résolution dans la mesure où il serait susceptible de mettre en péril les discussions entre les États-Unis, l’Égypte, Israël et le Qatar, qui tentent de négocier une pause dans les combats et la libération des otages détenus par le Hamas dans la bande de Gaza.

« Je comprends le désir du Conseil d’agir de manière urgente (…) mais ce désir ne peut pas nous aveugler face à la réalité sur le terrain, et ne peut pas saper la seule voie, je répète, la seule voie menant à une paix durable », a insisté mardi l’ambassadrice américaine à l’ONU Linda Thomas-Greenfield.

« Toute action entreprise par ce Conseil aujourd’hui doit venir aider ces négociations délicates qui sont actuellement en cours, elle ne doit pas les gêner. Et nous pensons que la résolution qui se trouve sur la table aurait, en fin de compte, un impact négatif sur ces négociations », a déclaré Thomas-Greenfield devant les membres du Conseil avant le vote.

« Demander un cessez-le-feu immédiat et inconditionnel sans accord préalable exigeant du Hamas qu’il remette en liberté les otages n’apportera pas une paix durable. Il pourrait plutôt prolonger les combats entre le Hamas et Israël », a-t-elle ajouté.

L’ambassadeur palestinien à l’ONU a fustigé mardi le veto « irresponsable et dangereux » des Etats-Unis qui ont bloqué un projet de résolution du Conseil de sécurité exigeant un cessez-le-feu « immédiat » à Gaza.

« Le message envoyé aujourd’hui à Israël par ce veto est qu’ils peuvent continuer à faire n’importe quoi en toute impunité », a lancé Riyad Mansour, dénonçant le « bouclier » fourni par les Américains à Israël.

Premier soutien d’Israël, les Etats-Unis estiment en effet que cette résolution aurait mis en danger les négociations diplomatiques délicates sur le terrain pour obtenir une trêve incluant une nouvelle libération d’otages.

Dans ce contexte, ils ont fait circuler un projet alternatif de résolution, consulté par l’AFP.

Alors qu’ils s’étaient jusqu’ici systématiquement opposés à l’utilisation du terme « cessez-le-feu », mettant leur veto à deux textes en octobre et en décembre, leur version soutient un cessez-le-feu mais pas immédiat, et sous conditions.

Faisant échos aux récentes déclarations de Joe Biden, le texte évoque ainsi un « cessez-le-feu temporaire à Gaza dès que ce sera réalisable » et sur la base d’une « formule » incluant la libération de tous les otages.

Le projet américain est d’autre part ferme sur Rafah, prévenant qu' »une offensive terrestre d’ampleur ne devrait pas avoir lieu dans les conditions actuelles ».

« Nous ne prévoyons pas de nous précipiter vers un vote sur notre texte », a indiqué lundi un haut responsable américain, disant ne pas avoir de « date butoir ».

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