Haley condamne l’ONU pour avoir invité un violeur des droits de l’homme iranien
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Haley condamne l’ONU pour avoir invité un violeur des droits de l’homme iranien

Alors que le ministre iranien de la Justice, Alireza Avaie, doit prendre la parole, Nikki Haley dit que l'ONU doit être réformée pour "mieux gérer notre temps et notre argent"

Eric Cortellessa couvre la politique américaine pour le Times of Israël

L'ambassadrice américaine à l'ONU Nikki Haley s'exprime durant une rencontre du Conseil de sécurité au Moyen Orient le 18 décembre 2017 au siège des nations unies à New York (Crédit : AFP/Kena Betancur)
L'ambassadrice américaine à l'ONU Nikki Haley s'exprime durant une rencontre du Conseil de sécurité au Moyen Orient le 18 décembre 2017 au siège des nations unies à New York (Crédit : AFP/Kena Betancur)

WASHINGTON – L’ambassadrice des États-Unis aux Nations unies, Nikki Haley, s’est attaquée dimanche au Conseil des droits de l’homme, affirmant qu’il devrait avoir « honte » d’avoir invité un ministre iranien tristement connu pour ses violations des droits de l’homme à prendre la parole à la réunion annuelle de l’organisme à Genève cette semaine.

Les propos du ministre de la Justice de l’Iran, Alireza Avaie, ainsi qu’une centaine de ministres et autres dignitaires du monde entier ont déjà suscité l’indignation des iraniens et des militants monde entier.

Haley a déclaré que sa venue conforte les critiques de l’administration Trump contre l’ONU et les menaces de réduire l’aide américaine à l’organisation.

« Le Conseil des droits de l’homme devrait avoir honte de permettre à M. Avaei de s’adresser à ses membres », a déclaré Nikki Haley, originaire de Caroline du Sud, dans un communiqué.

« Encore une fois, le Conseil se discrédite en permettant à des auteurs de violation de droits humains en série de détourner son travail et de se moquer de son mandat de promotion des droits humains universels. Cela ne fait que renforcer l’appel lancé par les États-Unis en faveur de réformes indispensables au Conseil pour qu’il soit considéré comme un bon investissement de notre temps et de notre argent », a-t-elle déclaré.

Alireza Avaie (Alireza.gharibdoust / Wikipédia)

L’Union européenne a imposé des sanctions à Avaei et à d’autres responsables iraniens en octobre 2011 parce que, comme l’ancien procureur de Téhéran l’a déclaré, il était « responsable de violations des droits de l’homme, d’arrestations arbitraires, de déni des droits des prisonniers et d’une augmentation des exécutions ».

Des membres en exil de l’opposition iranienne ont également déclaré qu’Avaei avait joué un rôle clé dans le massacre de prisonniers politiques en 1988. Amnesty International a déclaré qu’au cours de cette période, près de 5 000 prisonniers ont été exécutés en l’espace de quelques mois; des groupes d’opposition iraniens, pour leur part, ont estimé ce chiffre à 30 000.

« Permettre à Avaie de s’adresser au Conseil des droits de l’homme est scandaleux et constitue une insulte aux Nations Unies et à ses instances de défense des droits de l’homme », a déclaré plus tôt cette semaine Shahin Gobadi, membre du Conseil national de la Résistance iranienne, à l’AFP. « Cela ne doit pas se produire. »

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