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Hanegbi : Sans accord nucléaire, Israël doit frapper l’Iran d’ici fin 2021

Le député du Likud a déclaré que le parti d’opposition apporterait son plein soutien si le gouvernement décidait d’attaquer le programme nucléaire de Téhéran

Tzachi Hanegbi lors d'une conférence du groupe 'Besheva' à Kedem, en Cisqjordanie, le 5 septembre 2019 (Crédit : Hillel Maeir/ Flash90)
Tzachi Hanegbi lors d'une conférence du groupe 'Besheva' à Kedem, en Cisqjordanie, le 5 septembre 2019 (Crédit : Hillel Maeir/ Flash90)

Le député Tzachi Hanegbi (Likud), a déclaré samedi qu’en l’absence d’un accord nucléaire entre l’Iran et les puissances mondiales, Israël devrait mener une frappe sur la République islamique d’ici la fin de l’année, ajoutant que le gouvernement aurait le plein soutien de son parti sur la question.

« L’Iran est une menace existentielle. Nous appuyons pleinement le gouvernement si la décision de mener une frappe est prise. Nous approchons du carrefour d’une décision sur la question iranienne », a déclaré l’ancien ministre lors d’un événement culturel.

« S’il n’y a pas d’accord entre l’Iran et les puissances mondiales, nous devrions attaquer l’Iran d’ici la fin de 2021 », a-t-il déclaré.

Le chef de l’opposition Benjamin Netanyahu a vivement critiqué le Premier ministre Naftali Bennett, en particulier sur la question de l’Iran. Le Premier ministre a répondu que le gouvernement de son prédécesseur stagnait sur la question.

Les commentaires de Hanegbi sont intervenus alors que le président américain Joe Biden et les dirigeants européens exprimaient leur « préoccupation grave et croissante » face aux activités nucléaires de l’Iran, et auraient discuté de plans potentiels si Téhéran refusait de revenir à la table des négociations.

Les présidents américain Joe Biden et français Emmanuel Macron, ainsi que la chancelière allemande Angela Merkel et le Premier ministre britannique Boris Johnson se sont réunis samedi après-midi pour en discuter en marge d’un sommet du G20 à Rome.

« Nous avons exprimé notre détermination à faire en sorte que l’Iran ne puisse jamais fabriquer ou acquérir une arme nucléaire, ainsi que notre inquiétude vive et croissante face au rythme accéléré des mesures provocatrices prises par l’Iran dans le domaine nucléaire, telles que la production d’uranium hautement enrichi et d’uranium métal enrichi », ont-ils affirmé dans un communiqué commun à l’issue de cette réunion.

Les grandes puissances avaient conclu en 2015 avec la République islamique un accord historique (dit PAGC, Plan d’action global commun) censé l’empêcher de se doter de la bombe atomique. Les Américains avaient unilatéralement quitté l’accord en 2018, sous la présidence de Donald Trump, et rétabli des sanctions contre l’Iran, qui s’est en réponse progressivement affranchi des restrictions imposées à son programme nucléaire.

Téhéran s’est cependant dit cette semaine prêt à reprendre en novembre les négociations pour sauver l’accord.

« Nous sommes convaincus qu’il reste possible de rapidement parvenir à, et mettre en œuvre, un accord sur le retour au respect du PAGC afin de garantir à long terme que le programme nucléaire iranien est exclusivement destiné à des fins pacifiques, et de prévoir une levée des sanctions », indiquent encore les quatre dirigeants occidentaux dans leur communiqué.

« Ceci ne sera possible que si l’Iran change de cap », ont-ils toutefois prévenu. « Nous appelons le président Raïssi à saisir cette opportunité et à reprendre un effort de bonne foi pour faire aboutir nos négociations de toute urgence. C’est le seul moyen sûr d’éviter une escalade dangereuse, qui n’est dans l’intérêt d’aucun pays. »

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