Hiphopland, retour sur l’événement d’ouverture du Festival d’Israël
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Hiphopland, retour sur l’événement d’ouverture du Festival d’Israël

Des rappeurs, des poètes et des artistes hip-hop s'unissent dans une soirée dédiée à l'identité, dans le quartier verdoyant de Talpiot à Jérusalem

Jessica Steinberg est responsable notre rubrique « Culture & Art de vivre »

Des fresques murales massives au milieu du paysage urbain de la zone industrielle de Talpiot à Jérusalem ont servi de toile de fond à Hiphopland, un événement d'ouverture du Festival d'Israël 2018 (avec la permission de Jessica Steinberg)
Des fresques murales massives au milieu du paysage urbain de la zone industrielle de Talpiot à Jérusalem ont servi de toile de fond à Hiphopland, un événement d'ouverture du Festival d'Israël 2018 (avec la permission de Jessica Steinberg)

L’air est frais le soir à Jérusalem, dans un coin de Talpiot, où se mêlent vendeurs de meubles, menuiseries et garages, des dizaines d’adolescents (et quelques adultes) se sont rassemblés pour découvrir la culture hip hop locale, l’événement d’ouverture du Festival d’Israël 2018.

Surnommée Hiphopland, la soirée de poésie, de rap et de hip hop tournait autour du 70ème anniversaire d’Israël et de la déclaration d’indépendance du pays, alors que les différents artistes chantaient et parlaient de leur identité et de celle du pays dans lequel ils vivent.

Les membres du label Bedibur de l’Incubator Theatre se sont relayés sur la scène temporaire pour la première partie de la soirée, expliquant ce que signifie pour eux être israélien.

En s’adressant à la foule essentiellement locale, ils ont chanté sur Jérusalem (ce n’est pas Tel Aviv), évoquant Mahane Yehuda et le Rose Garden, parlé de l’importance de boire la bière locale Shapira plutôt que Maccabi, du fardeau que peut-être le respect du Shabbat, tout en appréciant les vendredis après-midi dans la ville.

Les danseurs de hip-hop ont conduit la foule dans une danse rapide et moite (Jessica Steinberg / Times of Israel)

Il y avait un rap sur « être un Israélien russe », « Mi ani ? Ma ani ? « (Qui suis-je ? Qu’est-ce que je suis ?) Quand on naît de parents russes et élevé en Israël. Egalement, un slam sur la signification de se sentir américain, « Hé, mec », en venant en Israël, la terre du ‘kibboutz galuyot’, le rassemblement des exilés.

Yael Tal, l’une des rares artistes féminines, a évoqué la fierté israélienne, avec des phrases comme « Pas de nation comme celle-ci » et s’est moquée de la foule en disant qu’elle parlait de l’Ouzbékistan et de ses abricots juteux.

Il y avait des combats de danse et des duos dirigés par l’équipe de MC, DJs et batteur Amir Brenet, suivie de la deuxième partie de soirée, la performance sur scène d’Echo, Jimbo J, Nechi Nech, Système Ali, Peled, Café Shahor Hazak, Karolina, Shaanan Street et Guy Mar.

Le Festival d’Israël se poursuivra jusqu’au 9 juin.

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