Israël en guerre - Jour 151

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Hommage national aux 42 français tués le 7 octobre par le Hamas, à Paris

Emmanuel Macron a affirmé que l'attaque menée par le Hamas en Israël avait été "le plus grand massacre antisémite de notre siècle"

  • Des membres de la Garde républicaine française tiennent les portraits des 42 citoyens français et franco-israéliens tués lors d'une cérémonie d'hommage aux victimes françaises de l'attaque du Hamas contre Israël le 7 octobre, au complexe commémoratif des Invalides à Paris, le 7 février 2024. (Crédit : GONZALO FUENTES / POOL / AFP)
    Des membres de la Garde républicaine française tiennent les portraits des 42 citoyens français et franco-israéliens tués lors d'une cérémonie d'hommage aux victimes françaises de l'attaque du Hamas contre Israël le 7 octobre, au complexe commémoratif des Invalides à Paris, le 7 février 2024. (Crédit : GONZALO FUENTES / POOL / AFP)
  • Des proches de victimes et d'otages se rassemblent avant la cérémonie d'hommage aux victimes françaises de l'attaque du Hamas contre Israël le 7 octobre, au complexe commémoratif des Invalides à Paris, le 7 février 2024. La cérémonie rend hommage aux 42 citoyens français et franco-israéliens tués lors de l'attaque du Hamas contre Israël et aux trois autres toujours portés disparus, probablement retenus en otage. (Crédit : Ludovic MARIN / AFP)
    Des proches de victimes et d'otages se rassemblent avant la cérémonie d'hommage aux victimes françaises de l'attaque du Hamas contre Israël le 7 octobre, au complexe commémoratif des Invalides à Paris, le 7 février 2024. La cérémonie rend hommage aux 42 citoyens français et franco-israéliens tués lors de l'attaque du Hamas contre Israël et aux trois autres toujours portés disparus, probablement retenus en otage. (Crédit : Ludovic MARIN / AFP)
  • Le président français Emmanuel Macron marche devant des membres de la Garde républicaine française tenant des portraits des 42 citoyens français et franco-israéliens tués, lors d'une cérémonie d'hommage aux victimes françaises de l'attaque du Hamas contre Israël le 7 octobre, au complexe commémoratif des Invalides à Paris, le 7 février 2024. (Crédit : GONZALO FUENTES / POOL / AFP)
    Le président français Emmanuel Macron marche devant des membres de la Garde républicaine française tenant des portraits des 42 citoyens français et franco-israéliens tués, lors d'une cérémonie d'hommage aux victimes françaises de l'attaque du Hamas contre Israël le 7 octobre, au complexe commémoratif des Invalides à Paris, le 7 février 2024. (Crédit : GONZALO FUENTES / POOL / AFP)
  • Des membres de la Garde républicaine française tiennent les portraits des 42 citoyens français et franco-israéliens tués, lors d'une cérémonie d'hommage aux victimes françaises de l'attaque du Hamas contre Israël le 7 octobre, au complexe commémoratif des Invalides à Paris, le 7 février 2024. (Crédit : Ludovic MARIN / AFP)
    Des membres de la Garde républicaine française tiennent les portraits des 42 citoyens français et franco-israéliens tués, lors d'une cérémonie d'hommage aux victimes françaises de l'attaque du Hamas contre Israël le 7 octobre, au complexe commémoratif des Invalides à Paris, le 7 février 2024. (Crédit : Ludovic MARIN / AFP)
  • Le président français Emmanuel Macron rend hommage aux victimes françaises de l'attaque du Hamas contre Israël le 7 octobre, au mémorial des Invalides à Paris, le 7 février 2024. (Crédit : GONZALO FUENTES / POOL / AFP)
    Le président français Emmanuel Macron rend hommage aux victimes françaises de l'attaque du Hamas contre Israël le 7 octobre, au mémorial des Invalides à Paris, le 7 février 2024. (Crédit : GONZALO FUENTES / POOL / AFP)

Dans la cour d’honneur des Invalides, 42 portraits : le président Emmanuel Macron rend un hommage national mercredi aux victimes françaises de l’attaque terroriste perpétrée le 7 octobre par le Hamas en Israël, en présence, très controversée, d’élus de la gauche radicale.

Cet hommage intervient quatre mois jour pour jour après l’attaque du groupe terroriste islamiste palestinien, qui a entraîné la mort de plus de 1 160 personnes, tuées par balles, brûlées vives ou mutilées, en majorité des civils et déclenché un conflit toujours en cours à Gaza.

Avec 42 concitoyens ou Franco-Israéliens tués, trois toujours disparus et présumés otages, quatre otages libérés et six blessés, il s’agit du plus lourd bilan côté français depuis l’attentat de Nice le 14 juillet 2016 (86 morts et plus de 400 blessés).

La France compte la première communauté juive d’Europe, avec environ 500 000 personnes, et près de 100 000 ressortissants vivant en Israël, ayant souvent la double nationalité.

Les 55 familles présentes ont été acheminées pour beaucoup d’entre elles depuis Israël par un vol spécial.

Les portraits des victimes sont entrés dans la cour d’honneur portés par des gardes républicains.

Trois sièges sont laissés vides au sein de la tribune famille, symbolisant les trois Français toujours retenus otages.

A suivi l’interprétation du Kaddish (chant de deuil) de Maurice Ravel et le discours du chef de l’Etat, devant une assistance composée de proches des victimes, de responsables politiques de tous bords et de représentants de la communauté juive, notamment le grand rabbin Haïm Korsia au président du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), Yonatan Arfi, en passant par le philosophe Bernard Henri-Lévy ou le chanteur Patrick Bruel.

L’archevêque de Paris et le président de la fédération protestante étaient également dans l’assistance, mais pas le recteur de la Grande Mosquée de Paris, en déplacement « à l’étranger ».

Etaient aussi présents l’animateur Arthur, le cinéaste Eric Toledano, le philosophe Bernard-Henri Lévy, l’acteur Michel Boujenah, ou encore le chanteur Patrick Bruel.

???? En direct : suivez l'hommage aux victimes françaises du 7 octobre en Israël aux Invalides

Emmanuel #Macron rend un hommage national dans la cour des Invalides à Paris, aux victimes françaises de l'attaque menée le 7 octobre par le #Hamas en #Israël. Cette cérémonie inédite a lieu quatre mois jour pour jour après l'assaut du mouvement islamiste palestinien, qui a entraîné la mort de plus de 1 160 personnes et déclenché un conflit à #Gaza. Suivez notre direct ⬇️

Posted by FRANCE 24 on Wednesday, February 7, 2024

A l’issue de la cérémonie, le président s’est entretenu avec les familles.

Selon les autorités israéliennes, 132 des 253 otages enlevés le 7 octobre sont toujours captifs à Gaza, dont 32 seraient morts. Des négociations sont en cours pour obtenir leur libération en échange d’une pause dans les combats. Une centaine d’otages avaient déjà été libérés fin novembre lors d’une trêve.

« Nous vivons une très longue journée depuis le 7 octobre », a confié mardi Ayala Yahalomi Luzon, sans nouvelles de son frère Ohad, 49 ans, depuis « 123 jours », en exhortant à « une action concrète pour ramener (les otages) chez eux ».

« Nous ne sommes pas dans un processus de deuil, ni de perte, nous sommes dans une zone où nous n’avons jamais été auparavant », a-t-elle ajouté à l’issue de la cérémonie.

« Nous avons vraiment apprécié la cérémonie et le président français », a réagi Moti Marlev, qui a perdu sa fille Hila Keylin, 41 ans, mère de quatre enfants, au festival Nova.

« Il s’agit d’un geste important et positif, sur lequel nous devons nous concentrer », a déclaré Orelia Bliah, responsable de la branche francophone de OneFamily, l’organisation nationale israélienne dédiée aux victimes du terrorisme et à leurs familles. « Cette cérémonie a profondément touché les familles. »

Bliah a accompagné toute la délégation, ainsi que la directrice-générale de OneFamily, Chantal Belzberg, lors du voyage à Paris, et ce depuis le premier jour de deuil de leurs proches. « Je dois dire que la France a été extrêmement présente aux côtés de ses victimes d’attaques terroristes en Israël, donnant un exemple que d’autres devraient suivre.  En défendant les intérêts des familles, Bliah a travaillé avec des bénévoles français et des contacts au sein du gouvernement français pour s’assurer que les familles reçoivent l’aide et la reconnaissance officielle qui leur revient de droit.

« D’aussi loin que je me souvienne, le gouvernement français a toujours fait preuve de générosité en aidant les victimes du terrorisme et de la guerre », a déclaré Belzberg, qui est originaire de Belgique et dont la langue maternelle est le français. « Je n’ai vu aucun autre pays au monde faire preuve d’une telle noblesse et d’une telle gentillesse à l’égard de ses citoyens d’outre-mer. »

Les participants israéliens sont venus en tant qu’invités de la France, accompagnés de leurs enfants. Les parents endeuillés portaient des tee-shirts avec des photos de leurs enfants, et de nombreux membres des familles résidant en France ont également participé à l’événement.

« Le gouvernement français a fait venir la délégation par avion, a accueilli tout le monde dans un magnifique hôtel et a pris grand soin de la sécurité, qui était une préoccupation majeure. Macron a rencontré chaque famille séparément », a expliqué Belzberg.

« C’était une cérémonie très impressionnante et émouvante, nous saluons le président Macron et espérons sincèrement que d’autres pays dans le monde suivront l’exemple de la France. »

« Deux poids, deux mesures »

La cérémonie, dans la cour d’honneur des Invalides à Paris, à quelques encablures du monument pour les victimes du terrorisme, sera placée sous le signe de la « lutte contre l’antisémitisme », combat cardinal de la République selon l’Elysée.

« Il est patent, pour qui veut bien le voir, qu’il y avait quand même une dimension (…) antisémite dans les actes terroristes qui ont été perpétrés le 7 octobre », relève un conseiller présidentiel.

Pour les familles de victimes, la présence attendue de plusieurs responsables de La France insoumise (LFI, gauche radicale), qui avait refusé de qualifier l’attaque de « terroriste », reste de ce point de vue incompréhensible, voire inacceptable.

Selon l’Elysée, il s’agit d’une « cérémonie républicaine » dont aucun élu, par définition, ne peut être écarté. Mais il appartient à chacun « d’apprécier l’opportunité de sa présence », souligne un conseiller présidentiel.

« Je pense qu’ils ne doivent pas y être », résume Ishay Dan, dont le Hamas détient le frère, Ofer Calderon, 53 ans, et a tué deux neveux lors de l’attaque du 7 octobre, tout en se disant « fier » de l’hommage.

Le député Aymeric Caron (apparenté LFI) a d’ailleurs été hué à son arrivée aux Invalides, sous les cris de « collabo », « antisémite » ou encore « la honte », a constaté un journaliste de l’AFP.

Des « grossièretés » et « provocations » dénoncées par le leader insoumis Jean-Luc Mélenchon, qui a salué sur X la « grande dignité » de ses élus.

Même s’ils ont « le droit d’être présents », les propos « qui ont d’une certaine manière justifié ce qui s’est passé » rendent leur présence « indécente », a commenté le président du Crif, Yonatan Arfi.

« Au nom de quoi peut-on me nier le droit à l’émotion et au chagrin ? », réplique le coordinateur de LFI Manuel Bompard, qui a assisté à la cérémonie, tout comme la cheffe de file des députés insoumis Mathilde Panot.

Il dénonce de son côté le « deux poids, deux mesures » avec Gaza, où plus de 27 500 personnes ont été tuées depuis le début de l’offensive israélienne selon le Hamas – des chiffres invérifiables et qui ne font pas le distinguo entre civils et terroristes -, et réclame un moment d’hommage semblable pour les ressortissants français qui y ont trouvé la mort.

« Leur présence équivalait à celle de Bousquet et Papon au Vel d’Hiv », s’est emporté le député LR Meyer Habib en référence à deux hauts fonctionnaires impliqués dans la déportation de Juifs français durant l’Occupation allemande et à la rafle du Vel d’Hiv en 1942.

« Hommage bouleversant (…) Très beau discours du président de la République », a salué de son côté le patron du PS Olivier Faure dans un rare compliment au chef de l’Etat.

En Israël, l’hommage français a été retransmis sur écran géant sur la Place des otages, le site en face du ministère de la Défense à Tel-Aviv où les familles des otages se réunissent régulièrement afin de faire pression sur le gouvernement pour qu’il obtienne la libération de tous les otages.

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