Israël en guerre - Jour 291

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A Tel-Aviv, des proches de victimes du Hamas émues par le discours de Macron

"Macron nous a montré son soutien et j'espère qu'il ne cessera pas et continuera de se battre pour nous", a déclaré Hadas Calderon, dont les enfants étaient otages et la mère a été tuée

Des personnes regardent sur un grand écran la retransmission de l'hommage rendu par la France aux victimes françaises de l'attaque du 7 octobre du Hamas contre Israël, en présence du président Emmanuel Macron (à l'écran), devant le musée d'art de Tel Aviv, désormais appelé de manière informelle la "Place des otages", le 7 février 2024. (Crédit : AHMAD GHARABLI / AFP)
Des personnes regardent sur un grand écran la retransmission de l'hommage rendu par la France aux victimes françaises de l'attaque du 7 octobre du Hamas contre Israël, en présence du président Emmanuel Macron (à l'écran), devant le musée d'art de Tel Aviv, désormais appelé de manière informelle la "Place des otages", le 7 février 2024. (Crédit : AHMAD GHARABLI / AFP)

Sur l’écran géant, elle a vu les photos de ses proches et écouté le président français Emmanuel Macron. Mercredi à Tel-Aviv, Hadas Kalderon a suivi, les larmes aux yeux, la cérémonie d’hommage aux victimes françaises du 7 octobre, retransmise depuis Paris.

« Son discours était très émouvant, toute la cérémonie était très émouvante, avec les photos de ma mère, de Noya et d’Ofer », confie à l’AFP Mme Kalderon.

A elle seule, sa famille semble représenter toutes les situations rencontrées par les victimes israéliennes du 7 octobre.

Ses deux enfants, Erez (12 ans) et Sahar (16 ans), ont été libérés fin novembre dans le cadre de l’accord de trêve avec le groupe terroriste islamiste palestinien du Hamas mais leur père, Ofer Calderon, est toujours retenu à Gaza.

Sa mère, Carmela Dan, 80 ans, et sa nièce Noya Dan, 12 ans, ont été tuées le 7 octobre au kibboutz Nir Oz.

Plusieurs centaines de personnes étaient réunies avec elle en début d’après-midi sur une place de Tel-Aviv, rebaptisée symboliquement « place des otages » depuis des mois, pour assister à la retransmission en direct de la cérémonie aux Invalides, hommage de la France à ses 42 citoyens tués le 7 octobre.

Le 7 février 2024, des personnes se rassemblent devant le musée d’art de Tel-Aviv, appelé officieusement « place des otages », pour regarder sur un grand écran la retransmission de l’hommage rendu par la France aux victimes françaises de l’attentat du 7 octobre perpétré par le Hamas contre Israël. (Crédit : AHMAD GHARABLI / AFP)

L’attaque du Hamas a entraîné la mort de plus de 1 160 personnes du côté israélien, en majorité des civils tués le 7 octobre.

De plus, 253 personnes ont été enlevées ce jour-là. Selon Israël, 132 otages sont toujours détenus à Gaza, dont 32 seraient morts.

En riposte, Israël a juré de « détruire » le Hamas, au pouvoir à Gaza depuis 2007, et a lancé une offensive qui a fait 27 708 morts dans le territoire palestinien, selon le Hamas. Les chiffres publiés par le groupe terroriste sont invérifiables, et ils incluraient ses propres terroristes et hommes armés, tués en Israël et à Gaza, et les civils tués par les centaines de roquettes tirées par les groupes terroristes qui retombent à l’intérieur de la bande de Gaza. L’armée israélienne affirme avoir tué plus de 10 000 membres du groupe terroriste à Gaza, en plus d’un millier terroristes à l’intérieur d’Israël le 7 octobre.

« Pas seuls »

L’attaque du 7 octobre a été une « attaque massive et odieuse », le « plus grand massacre antisémite de notre siècle », a souligné le président de la République française. Le plus lourd tribut, aussi, pour la France depuis l’attentat de Nice le 14 juillet 2016 (86 morts et plus de 400 blessés).

M. « Macron nous a montré son soutien et j’espère qu’il ne cessera pas et continuera de se battre pour nous, qu’il ne renoncera pas afin de trouver un accord pour mettre fin à cette tragédie », ajoute Mme Calderon.

Deborah Cohen, la belle-sœur d’Ohad Yahalomi, un des trois otages français encore à Gaza, affirme pour sa part placer ses espoirs dans la diplomatie française.

« Je compte sur la France et je suis très émue que la France ait fait cet hommage. Ca nous donne des forces, ça nous montre qu’ils font tout pour ramener les otages français qui restent là-bas et ça nous donne espoir que tout le monde va revenir bientôt », dit-elle.

Directeurs d’associations franco-israéliennes, conseillers consulaires ou simples badauds, la foule se disperse à la fin de la cérémonie, conclue à Tel-Aviv par l’Hatikva, l’hymne national israélien.

Michel Barnier (C), homme politique français et ancien négociateur en chef de l’Union européenne, se joint aux personnes qui regardent, le 7 février 2024, sur un grand écran situé à l’extérieur du musée d’art de Tel-Aviv, appelé officieusement « place des otages », la retransmission d’un hommage rendu à Paris aux victimes françaises de l’attentat du 7 octobre perpétré par le Hamas contre Israël. (Crédit : AHMAD GHARABLI / AFP)

« Je suis venu par solidarité. Et s’il y a une cérémonie pour les otages organisée par la France, je pense que toutes les personnes d’origine française comme moi se doivent d’être ici, aux côtés des familles, pour leur montrer que la communauté francophone est avec eux », déclare Sam Kadoch, directeur du Centre national des étudiants francophones en Israël.

« Cette cérémonie nous montre que nous ne sommes pas seuls, dans ce combat contre le terrorisme (…) La lutte contre l’antisémitisme, ce n’est pas l’affaire des juifs, c’est l’affaire du monde entier ».

Marie-Lyne Smadja, une franco-israélienne venue rendre hommage aux victimes, estime elle aussi que « la cérémonie a rendu honneur aux personnes assassinées ». Elle a jugé le discours du chef de l’Etat « fort, universel, impliqué », même si elle aurait « voulu entendre des initiatives concrètes de la part de la France », pour pousser à un cessez-le-feu notamment.

Le philosophe français Pascal Bruckner, en visite de solidarité avec Israël, était aussi présent. « La France a eu raison » de rendre cet hommage, glisse-t-il.

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