Rechercher

Iran: quatre policiers tués à la suite d’une querelle personnelle

Par ailleurs, les Gardiens de la révolution ont affirmé, dans un communiqué, avoir abattu un "élément hostile à la révolution", qui avait attaqué un de leurs QG à Mahshahr

Illustration : Des soldats iraniens emportent un collègue blessé sur les lieux d'une attaque contre un défilé militaire qui marquait l'anniversaire du déclenchement de sa guerre dévastatrice de 1980-1988 avec l'Irak de Saddam Hussein, le 22 septembre 2018, dans la ville d'Ahvaz, dans le sud-ouest de l'Iran. (Crédit : AFP/ ISNA / MORTEZA JABERIAN)
Illustration : Des soldats iraniens emportent un collègue blessé sur les lieux d'une attaque contre un défilé militaire qui marquait l'anniversaire du déclenchement de sa guerre dévastatrice de 1980-1988 avec l'Irak de Saddam Hussein, le 22 septembre 2018, dans la ville d'Ahvaz, dans le sud-ouest de l'Iran. (Crédit : AFP/ ISNA / MORTEZA JABERIAN)

Quatre policiers ont été tués à la suite d’une querelle personnelle opposant deux conscrits au Sistan-Baloutchistan, province du sud-est de l’Iran en proie à des violences meurtrières ces dernières semaines, a rapporté dimanche une agence de presse locale.

Par ailleurs, les Gardiens de la révolution ont affirmé, dans un communiqué, avoir abattu un « élément hostile à la révolution », qui avait attaqué un de leurs quartiers généraux à Mahshahr, dans la province du Khouzistan (sud-ouest).

Les forces ont « tiré sur deux terroristes à moto afin de protéger le quartier général, tuant l’un d’eux alors que des mesures ont été prises pour identifier et arrêter l’autre », ont affirmé les Gardiens, armée idéologique de la République islamique.

Dans la province du Sistan-Baloutchistan, lors d’une dispute entre deux conscrits, dans le poste de police de Bampour sur l’axe Iranshahr-Bampour, l’un d’eux a ouvert le feu tuant quatre policiers », a indiqué le chef de la police locale, le commandant Alireza Sayyad, cité par l’agence Tasnim.

L’agresseur a été arrêté et remis aux autorités judiciaires, a-t-il ajouté.

M. Sayyad avait dans un premier temps indiqué à l’agence de presse officielle Irna que quatre policiers avaient été tués dans « un incident » et qu’une enquête était en cours, sans plus de précisions.

Ces violences sont intervenues alors que le pays est en proie à des manifestations depuis la mort le 16 septembre de Mahsa Amini, 22 ans, trois jours après son arrestation par la police des mœurs.

Six membres des forces de sécurité figurent parmi les dizaines de personnes tuées dans des violences meurtrières déclenchées le 30 septembre à Zahedan, chef-lieu du Sistan-Baloutchistan, selon les autorités.

Des personnalités locales avaient évoqué des tensions provoquées par des informations faisant état du « viol » d’une jeune fille par un responsable de la police provinciale et accusé les forces de sécurité d’avoir « tiré » sur des personnes rassemblées près de la mosquée de Zahedan.

Après une enquête menée à la demande du président iranien Ebrahim Raïssi, les autorités ont limogé deux hauts responsables de la sécurité de la région, dont le chef de la police de Zahedan.

La province est peuplée par la minorité baloutche, adhérant majoritairement à l’islam sunnite et non au chiisme dominant en Iran.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...