Israël en guerre - Jour 191

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Israël déclare que 50 incubateurs pour les hôpitaux sont entrés dans Gaza

Le COGAT n'a pas précisé l'origine des machines ; les Gazaouis auraient pillé certains camions qui sont entrés dans le nord de la bande

Un camion entre à Gaza en transportant 50 incubateurs pour les hôpitaux, à un endroit qui n'a pas été précisé, le 3 mars 2024. (Capture d'écran :  X/used in accordance with Clause 27a of the Copyright Law)
Un camion entre à Gaza en transportant 50 incubateurs pour les hôpitaux, à un endroit qui n'a pas été précisé, le 3 mars 2024. (Capture d'écran : X/used in accordance with Clause 27a of the Copyright Law)

L’instance qui, au sein du ministère de la Défense, coordonne les activités israéliennes dans les territoires palestiniens a fait savoir, dimanche, que 50 incubateurs destinés aux hôpitaux de Gaza étaient entrés dans l’enclave dans la matinée.

Le COGAT n’a pas précisé l’origine des machines et n’a pas fait état non plus du poste-frontière qui a été emprunté par le poids-lourd.

Les incubateurs vont rejoindre l’hôpital Shifa, l’hôpital Kamal Adwan, l’hôpital européen, l’hôpital Nasser et l’hôpital Aqsa, a annoncé le COGAT.

L’armée israélienne a mené plusieurs raids dans les établissements hospitaliers pendant la guerre tout en apportant des preuves de l’usage, par le Hamas, des hôpitaux comme couverture pour ses activités terroristes. Le Hamas, de son côté, nie utiliser ces derniers et déclare que les accusations d’Israël sont un prétexte permettant à l’État juif de détruire tout le système de soins.

Pour leur part, les organisations internationales ont mis en garde, de manière répétée, contre l’effondrement des établissements hospitaliers dans la bande, réclamant la livraison d’urgence d’équipements et de matériel médicaux.

Après la mort de dizaines de personnes lors d’un mouvement de foule qui s’était produit lorsque des civils palestiniens s’étaient rués sur un convoi qui transportait des aides dans le nord de Gaza, jeudi – une bousculade qui avait aussi fait des centaines de blessés – les pressions, à l’international, qui sont exercées sur Israël en faveur de l’entrée de plus grandes quantités d’assistance humanitaire au sein de l’enclave côtière se renforcent.

Le Hamas affirme que 118 personnes au moins ont perdu la vie dans ce mouvement de foule. Il a accusé les soldats israéliens d’avoir ouvert le feu sur les milliers de personnes qui étaient présentes alors que Tsahal, de son côté, maintient qu’un grand nombre de victimes ont été piétinées alors qu’elles se précipitaient sur les aides et que les troupes n’ont tiré qu’en direction de quelques individus qui s’approchaient d’elles de façon menaçante.

Autre signe de la situation désespérée, la Douzième chaîne a signalé que les locaux avaient pillé certains des dizaines de camions qui sont entrés dans le nord de Gaza, dimanche, sans donner d’autre détail.

Un responsable israélien a expliqué au Times of Israel que le pays va tenter de trouver de nouvelles solutions concernant l’acheminement de l’assistance humanitaire dans la bande de Gaza, cette semaine.

Le général Ghassan Alian, à la tête du COGAT, s’est rendu aux Émirats arabes unis, ces derniers jours, pour se coordonner avec d’autres officiels de premier plan sur l’augmentation des quantités d’aides humanitaires livrées à Gaza, selon le reportage de la Douzième chaîne qui n’a pas cité ses sources.

La délivrance d’aide humanitaire à Gaza est un point de friction dans la guerre en cours dans l’enclave côtière depuis cinq mois – une guerre déclenchée par l’attaque sans précédent du Hamas dans le sud d’Israël, le 7 octobre. Ce jour là, des milliers de terroristes ont franchi la frontière et semé la désolation dans les communautés du sud du pays, tuant 1 200 personnes et kidnappant 253 personnes, prises en otage dans la bande de Gaza.

Israël, qui procède à l’inspection de tous les camions qui entrent dans la bande à partir des deux postes-frontières actuellement ouverts dans cet objectif, attribue la responsabilité de la lenteur de la distribution des livraisons aux Nations unies, blâmant aussi l’ONU pour la diminution sévère des quantités distribuées, une diminution qui a été observée depuis un mois.

De son côté, l’organisation internationale affirme qu’il est de plus en plus difficile de distribuer les aides à l’intérieur de Gaza. Celles qui entrent depuis l’Egypte sont pratiquement inexistantes depuis deux semaines et un effondrement de la sécurité sur le territoire complique terriblement la distribution des produits alimentaires qui parviennent à y entrer, selon des données et des responsables des Nations unies.

Alors qu’un plus grand nombre de camions entrent à Gaza par le biais du poste-frontière israélien de Kerem Shalom, leur circulation a été perturbée par les proches des otages israéliens et par d’autres manifestants qui cherchent à les bloquer. Israël aurait signalé que le pays était dorénavant prêt à accélérer le rythme de ses inspections.

Les Nations unies ont indiqué qu’un quart des 2,3 millions de résidents de Gaza risquaient la famine. Les responsables de la délivrance des aides humanitaires ont indiqué que les parachutages d’assistance n’étaient pas un moyen efficace de distribution et qu’ils ne devaient être utilisés qu’en dernier recours.

Avant la guerre avec le Hamas, 500 camions, chargés d’aides humanitaires, entraient quotidiennement dans la bande de Gaza.

Lazar Berman a contribué à cet article.

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